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perlseb

Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.

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  • perlseb 15 mars 2021 18:45

    @Nicolas Cavaliere
    En fait, la monnaie horaire est plutôt une monnaie à la tâche, évidemment. Le but n’est pas de payer les gens à prendre le café. On fait un calcul honnête pour une personne qui travaille honnêtement. Quelqu’un avec une bonne expérience peut aller plus vite (il gagnera un peu plus ou travaillera moins) quelqu’un en formation mettra plus de temps pour le même « salaire », puisqu’il fat la même tâche.

    Enfin, ne croyez pas que j’imagine que la monnaie horaire verra le jour, ou que je cherche à convaincre qui que ce soit. Ce qui est important, c’est de bien réfléchir à ce qui crée la valeur en économie et d’être capable de raisonner sur les échanges sans notre monnaie artificielle.

    Et si vous y arrivez (c’est mon seul but) alors vous ne pouvez pas dire que se passer de la monnaie telle qu’elle existe c’est forcément revenir au troc. Je gratte juste sous la surface de la monnaie (qui est artificielle) et essaie de comprendre la réalité des échanges (nécessaires si on veut améliorer la qualité et la productivité, donc notre temps libre).

    Pour moi la véritable origine de notre monnaie, ce sont les commerçants qui ont développés des fortunes gigantesques avec des échanges lointains (routes de la soie, etc...). Quand on vend quelque chose de commun quelque part dans un endroit où il est inconnu, on peut masquer parfaitement le fait qu’il soit facile à produire, et pas du tout rare (discours de commerçant pur porc) et arnaquer son client qui ne sait rien du tout sur ce produit qu’il voit pour la première fois (dieu du commerce = dieu des voleurs).

    Donc moins ambitieux qu’une monnaie horaire, on peut penser à la fin des profits (tout est prix coûtant) qui impose quand même une économie ouverte (donc « démocratique ») où tous les procédés de fabrication sont connus (un changement de procédé ne se fait pas à l’insu des clients mais par leur demande).

    Mais je sais, que si des créateurs d’entreprise sont capables de travailler 70h par semaine, c’est parce qu’ils ont l’espoir de gagner de l’argent sans travailler si leur entreprise grossit suffisamment (revente, direction, actionnaire majoritaire rentier, etc...). Je crois qu’il est difficile (impossible ?) d’avoir un système d’échange moral (éthique, juste) qui soit motivant. Récupérer exactement ce qui nous revient ne fera jamais rêver... personne n’aime le réel !



  • perlseb 14 mars 2021 21:43

    @Nicolas Cavaliere
    C’est un peu ça le gros problème, la monnaie est tellement loin de la valeur, de la réalité de ce que nous cherchons à échanger, que les gens ne savent plus ce qui crée la valeur et pourquoi on ne rémunère pas que cette création.
    Quand vous travaillez 1h, vous pouvez dépenser en gros 1h.

    En fait, si vous pouvez achetez des choses avec de la monnaie, ce n’est pas parce que la monnaie a une quelconque valeur (les banques centrales peuvent créer des milliards à partir du vent en un seul clic), c’est bien parce que des gens ont travaillé pour une compensation financière. C’est le travail des autres qui nous intéressent et c’est uniquement le travail qui donne de la valeur aux monnaies. C’est bien ça que l’on cherche à échanger, pas le fait qu’ils se reposent dans un hamac et on fait bien ce qu’on veut de son temps libre.

    La seule manière de thésauriser son travail est le capital (quel que soit le système d’ailleurs), car il faut bien des outils (des stocks, etc...) pour faire des choses. Mais pourquoi donc tirer profit de ce capital ? Si c’est un travail : on l’amortit sur sa durée de vie et on le compte dans le produit fini. Il est clair que le prix en heure d’une denrée est actuellement très difficile à calculer mais il existe.

    Au lieu de croire qu’un paquet de gâteaux vaut 2€, vous sauriez qu’il a fallu 5 minutes de travail humain tout compris (amortissement, maintenance, cultures, récoltes, transports, distribution).
    Maintenant c’est beaucoup plus intéressant de vous faire payer un paquet de gâteaux 2€ et de vous payer 12€ l’heure, on vous arnaque de 100% (sur à peu près tout ce que vous achetez d’ailleurs), mais vous n’en savez rien, car vous ne savez rien sur la façon dont ils sont fabriqués, le nombre de personnes qui travaillent pour les produire, le nombre de gâteaux qui sortent de l’usine, etc... Le prix étant fixé par la couleur de l’emballage, la publicité qu’on a injectée pour faire croire à un bon produit, accessoirement, le goût et cette fichue loi de l’offre et de la demande.

    Bref, le système c’est du vol indolore car masqué. Vous êtes persuadé que les prix sont « justes » parce que vous êtes habitué à raisonner avec une unité sans valeur, et vous ne savez rien du coût horaire réel. Donc de nombreux intermédiaires peuvent se servir, sans travailler bien évidemment, et c’est le but de la manœuvre.



  • perlseb 14 mars 2021 17:28

    @Nicolas Cavaliere
    Si la monnaie est horaire (ce que je propose), il ne peut pas y avoir de spéculateur, on ne spécule pas sur le travail des autres. Dans la société actuelle on spécule sur la loi de l’offre et de la demande car la monnaie, n’ayant aucune valeur, ni aucune définition, ne permet pas d’obtenir le prix d’un quelconque produit. Avec une monnaie horaire, le prix d’un produit dépend de son procédé de fabrication qui doit être public.

    On ne peut pas tirer de rente d’une propriété non plus (exception faite de la rente viagère qui se substituerait à la retraite) : donc la propriété immatérielle n’existe plus. La duplication est libre (comme le logiciel libre).

    Une monnaie horaire change complètement les règles, il faut y réfléchir. Aujourd’hui, avec une monnaie non définie (prix flottants selon la loi de l’offre et de la demande), des procédés de fabrication masqués, on peut changer les procédés de fabrication d’un produit et l’emballer de la même manière (pour essayer de le vendre au même prix alors que c’est moins coûteux à fabriquer : voir le Nutella, mais en fait, on peut raisonnablement dire que la qualité de tous les produits baissent constamment, et puis après 5 ans de baisse de qualité, on sort un « nouveau » produit qui a la recette de départ et qui paraît bien meilleur, mais il est plus cher, évidemment). On peut également emballer différemment des produits strictement identiques (marque différente), et donc les vendre à des prix différents.

    Beaucoup de personnes se font de fausses idées sur la monnaie. Ils sont convaincus que les ressources ont une valeur monétaire. On ne paye jamais le pétrole ou le bois qu’on prélève dans la nature (notre monnaie n’intéresse ni la terre, ni les plantes ni les animaux), on paye uniquement ceux qui travaillent à récupèrer la ressource (de moins en moins en pourcentage) et ceux qui décrètent posséder les capitaux et les terrains. La seule chose qui donne une valeur, c’est le travail. Les pommiers donnent tous les ans, mais il faut les planter, greffer, arroser et surtout il faut ramasser les pommes et les transporter. Seul le travail permet d’obtenir de la richesse, la monnaie a été définie pour permettre de voler ce travail (avec la propriété privée), évidemment l’historique est intéressant (troc, sel, or, lettres de changes, etc...).

    Très peu de personnes travaillent effectivement dans notre société. La quasi-totalité des métiers sont là pour faire fonctionner ce système et ses grosses lacunes (banques, assurances, bourse, impôts, paye, comptabilité financière, services sociaux, etc...). Mais le système actuel est très puissant : il suffit de couper le robinet de la monnaie et on augmente le chômage. C’est pratique pour faire baisser les salaires, (donc augmenter les profits) tout en supprimant les revendications.

    Je me suis intéressé très tôt à la monnaie (chômage longue durée avec diplôme : 2 à 3 postes par diplômé avant de rentrer, presque 3 ans de chômage à la sortie). Et l’arnaque ne peut pas être dévoilée : on essaie de rendre les choses compliquées (banques centrales, bourses, etc...) et on parle rapidement de tout cela pour essayer de dissuader les gens de comprendre réellement que la monnaie n’a strictement aucune valeur (et entasser des métaux dans des coffres pour essayer de lui donner de la valeur n’est qu’un gâchis de travail, une pollution liée à la mauvaise définition de la monnaie).



  • perlseb 14 mars 2021 15:17

    @Nicolas Cavaliere
    Le diable est dans les détails, comme je disais. Mais avec cette règle, on déduit logiquement que le système pyramidal (base de toutes nos sociétés qui se prétendent à tort démocratiques) est immoral. Ne commande pas les autres si tu ne veux pas être commandé. Ne demande pas à être commandé si tu ne veux pas commander.
    Comment se passer de la dette comme principe d’organisation relationnel ? Comment prendre ce risque ?
    Je n’ai pas dit qu’il fallait s’en passer, j’ai dit qu’elle ne devait pas être instituée de manière privée. Nous avons effectivement une dette envers la société (les études, etc...), envers nos parents un peu moins (c’était leur choix d’avoir des enfants). Hors combien de jeunes partent à l’étranger après avoir été formé parce qu’ils ne trouvent pas de travail ici et concurrencent directement les entreprises locales qui embaucheront encore moins ?
    Donc encore une fois, c’est la société qui doit prendre les risques (c’est elle qui doit posséder nos dettes) : mais elle devrait jouer le rôle d’une mutuelle (assurance sans prise de bénéfices).
    Il y aurait bien évidemment des gens négatifs, constamment négatifs : à votre avis, on doit les mettre dans des camps de concentration ? Je pense que leur nombre ne serait pas un vrai handicap : le minimum vital mais la liberté.

    Aujourd’hui, vous avez beau être formé, en bonne santé mentale et physique, s’il y a du chômage vous n’avez pas d’emploi, vous ne pouvez pas être autonome et vous êtes un poids pour les autres qui vous prennent pour un profiteur. Tout ça parce que les entreprises manquent ... d’argent. Ce n’est pas ce que j’appelle une société où l’épanouissement est la priorité. Je crois au contraire qu’on casse un maximum de gens pour les soumettre après coup.

    Il faut comptabiliser le travail : je suis contre une égalité universelle ou un revenu minimum. Mais je ne suis pas pour stigmatiser ceux qui travaillotent et qui se contentent de peu car ils ont des passe-temps économiques. Bref, donnez-moi votre solution d’un système à la fois libre et juste. Pour moi on ne s’écarte pas du sujet, encore une fois, je considère que ce film parle de morale, le problème numéro 1 dans notre monde (d’où mon film préféré).



  • perlseb 14 mars 2021 14:23

    @Nicolas Cavaliere
    C’est vrai qu’il faut être précis, les termes ont des usages qui varient selon les époques. Pour moi (et de manière simplifiée car le diable est dans les détails), la morale ou l’éthique, c’est la fameuse règle d’or (« Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse », qu’on retrouve indépendamment de la religion).
    La reconnaissance de dette, c’est déjà une organisation économique. Quand je disais plus haut que les hommes sont capables de croire en n’importe quoi, je pensais aussi à la monnaie.
    Mon idée d’un système économique « juste » : la monnaie devrait être horaire, et on devrait avoir un excédent envers la société qui correspondrait au capital « commun » que l’on possède plus ou moins selon notre excédent. La retraite étant la liquidation de cet excédent en rente viagère (pas d’héritage). Bien sûr, pas d’exploitation de l’homme par l’homme possible dans un tel système, donc même les pauvres (sans plus de morale que les riches, juste moins de chance) ne peuvent pas en vouloir : comment vivre sans travailler sur le dos des autres dans un tel système ?

    Donc je ne suis pas favorable à des dettes envers des entités « privées » : c’est un risque, qui doit donc être rémunéré en intérêts, c’est la fin de la justice ou le début de l’exploitation de l’homme par l’homme. D’une manière générale, toute prise de risque (dans le travail) n’a pas sa place dans un monde civilisé. Qu’on prenne des risques dans ses passe-temps (escalade...), ok, mais rémunérer le risque comme une vertu, c’est accepter de jouer l’avenir de la terre à pile ou face.

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