Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
@Pimpin Avec le nucléaire on ne sait pas où on va : accident nucléaire possible, pollution sur des milliers d’année (qu’on ne sait pas gérer techniquement à part prendre le risque de l’envoyer dans l’espace : bilan énergétique catastrophique). Comment être de bonne foi et affirmer que ça ne posera pas de problème ? On sera mort depuis longtemps et après nous le déluge, c’est plutôt ça. En fait le nucléaire est très partageur (géographiquement et temporellement) : on le voit avec les émissions de Tchnernobyl et Fukushima. En France, on fait profiter la Manche de radiations (non dangereuses évidemment) grâce à La Hague. Les pays qui se passent du nucléaire doivent subir les émissions de ceux qui ont fait ce choix (ne parlons pas des fûts jetés dans l’océan, c’était une autre époque...). Nous avons des solutions techniques que l’on maîtrise pour s’en passer réellement et on préfère prendre des risques. C’est un choix fait par une minorité (démocratiquement et après information sans parti pris, le nucléaire civil n’aurait jamais pu exister et on aurait survécu sans être à l’âge de pierre). Moi je n’ai pas d’enfants (pas fou), alors je m’en fiche en fin de compte. Mais ce n’est pas pour cela que j’adhère aux prises de risques inutiles et à la destruction de la terre.
Je ne dis pas qu’il faut continuer à gaspiller à tout va et couvrir toute la planète de constructions pour le permettre, mais il y a ce que l’on maîtrise et ce que l’on ne maîtrise pas. Il faut être honnête, on ne maîtrise pas le nucléaire. Pour l’accepter, il faut avoir la foi, en vivre ou être inconscient (ou inclusif).
Votre post traite implicitement les allemands de couillons. Vous devriez les respecter un peu plus, ils ont encore une fois de l’avance sur nous.
@Pimpin Renseignez-vous aussi, bon sang ! La surface de l’Islande pour produire l’équivalent de la consommation mondiale d’électricité, c’est finalement pas grand chose comparé à l’ensemble des déserts. Comme je l’ai dit, la solution serait de collaborer entre peuples et non de semer la guerre.
Pour ce qui est du prix comparé, j’ai fait le calcul entre la centrale de Cestas et l’EPR de Flamanville, tout le monde peut le refaire. Si on compte seulement l’investissement initial (peut-être pas encore figé pour Flamanville) et la production d’électricité, à l’arrivée, on a le même coût par kWh. Sauf qu’avec le nucléaire, il faut gérer des déchets très dangereux, démanteler, vivre avec un risque qu’on ne peut pas qualifier de négligeable (2 explosions avec un nombre de centrales-années relativement faible, je ne compte pas la fusion aux Etats-Unis qui est restée confinée). Bien évidemment, vous allez me dire que Flamanville est un échec mais qu’on va se rattraper sur les autres EPR. A cela, je vous répondrai que le prix de l’énergie solaire ne fait que baisser et qu’on a très peu de chance (voire aucune) d’exporter notre technologie EPR vu notre démarrage désastreux.
Oui, les exploitants agricoles qui font installer des panneaux sont aidés par un achat avantageux de leurs kWh mais doit-on faire confiance à EDF où une mafia de nucléocrates règne pour investir dans le solaire ?
Le nucléaire n’est rentable que parce qu’on minimise TOUS les risques et qu’on ne compte pas certaines opérations militaires. Sinon, c’est un désastre économique sur le long terme. On l’aura notre explosion en étant le dernier pays à miser dessus, et tous ceux qui sont pour le nucléaire aujourd’hui ne seront pas parmi les sacrifiés.
@Pimpin Vous raisonnez comme si le tracteur et la ferme étaient isolés du monde. De plus 100 m2, c’est une blague ! Je parle de granges et souvent ils en ont plusieurs équipées en panneaux ! Prenez un exemple concret : 1400m2.
C’est plutôt vous qui sous-estimez le solaire. Il est déjà beaucoup plus rentable que le nucléaire. Si l’on prenait en compte l’assurance de l’état en cas d’accident majeur, le paiement de nos opérations militaires anti-« terroristes » pour sécuriser notre approvisionnement en uranium, le stockage des déchets qui peut mal se passer sur 100.000 ans (mais qu’on suppose sans frais), le vrai coût du démantèlement...
Le problème, c’est l’hiver : il faut arrêter de chauffer à l’électrique et ne pas compter que sur le solaire.
Mais le vrai problème est surtout le gaspillage : par exemple, rien n’est fait pour se déplacer à vélo : aucune sécurité à cause justement des voitures, stationnement à ses risques et périls (retour sans selle...), douches rares en entreprise...
@Pimpin Comme je l’ai expliqué plus haut, la source d’énergie pour les futurs tracteurs électriques n’est pas un problème : ils travaillent principalement à la belle saison. Quand je vois tous les hangars couverts de photovoltaïques là où j’habite, je ne me fais aucun souci. On peut même dire qu’ils travailleront avec de l’énergie en excédent, contrairement aux voitures qui roulent toute l’année.
Effectivement, on a des progrès à faire sur l’autonomie.
Pour le poids, soyez honnête là-dessus : un moteur thermique de forte puissance ça pèse, la boite de vitesse, l’embrayage, le réservoir, le fioul,... tout ajouté ça devient comparable (le poids à vide d’un tracteur agricole est de 8t, d’où viennent tous ces kg ?). Donc avec 8 tonnes, on peut peut-être dès aujourd’hui avoir une autonomie pas si ridicule. 100kWh de batterie, ça ne pèse « que » 600kg...
D’ailleurs Tesla va faire des camions avec une autonomie pas si ridicule (800km). Mais Tesla ne peut pas tout faire, c’est une startup, elle ne peut pas construire 10 Gigafactories par an. Et les vieux constructeurs n’ont aucun intérêt à accélérer le mouvement, ça pourrait accélérer leur chute.
@Ouam Les batteries lithium de Tesla font 1500 cycles (ce qui place les véhicules thermiques comme de l’obsolescence programmée). Quant aux batteries au sodium de Tiamat (sans lithium avec une densité énergétique 2 fois plus faibles mais qui se rechargent en 5 minutes), elles tiennent 2000 cycles.
De plus, il n’y a pas de pics de consommation tous les jours, et on peut essayer d’optimiser un véhicule (on le décharge sur plusieurs jours et on le recharge avec l’intermittent en plusieurs fois sans le décharger à nouveau).
Comme je l’ai expliqué plus bas, les constructeurs automobiles ont énormément à perdre avec l’électrique. Peut-être que seul Volkswagen sera encore en vie en Europe dans 15 ans. Moins de valeur ajoutée, moins de maintenance, tout l’appareil à changer, virer la moitié du personnel, en reconvertir l’autre. Donc on ne peut pas attendre un prix juste de leur part.
Mais il est clair qu’un véhicule électrique, une fois les investissements payés, ça coûtera moins cher à l’achat et moins cher en entretien. Et ça rendra les énergies intermittentes bien plus pertinentes, même si ça gêne les nucléocrate.