Et si les contribuables étaient aussi responsables de ces dettes que les banques ? Plus même !
Je m’explique : les états se sont donc endettés outrageusement depuis quelques décennies. Pour construire des routes et des écoles ??? NON !!! Juste pour payer leurs dépenses courantes ! Donc en fait, pour payer les promesses électorales des élus ! Car forcement que le génie qui a décidé d’octroyer une allocation pour la rentrée scolaire a largement plus de chance d’être élu/réélu que celui qui s’attaque à réformer les coûteux (pour le contribuable pourtant...) régimes spéciaux des retraites de l’état et affiliés... Rien d’étonnant en fait, dans un pays qui voit en une baisse d’impôt un « cadeau » fait aux riches sous prétexte que 50% n’en payent pas... mais touchent des allocations en tous genres par contre... Allé, hop, ça fait ça d’électeurs en plus... Et le contribuable électeur, lui, plutôt que de voir le bien commun à long terme, se focalise sur ce qu’il appelle pompeusement ses acquis sociaux et vote pour ce genre de promesses immédiates. C’est lui qui réclame en fait à ses élus d’endetter le pays !
Et si tout cela n’était pas en fait, sans même parler des banques que certains semblent profondément aimer détester, au point que c’en est obsessionnel et qu’un passage chez le psy pourrait être à conseiller, que la simple expression de la fin de notre système démocratique tel que nous l’envisagions, tant celui-ci est dénaturé par la démagogie des élus ? D’ailleurs, la démagogie des élus ne suffit plus : aujourd’hui la démagogie est largement supplantée par le populisme ! Et comme les anciens démagogues ne veulent pas rester en rade, ils deviennent à leur tour populiste !
Quand j’étais gosse, il me semble qu’on se referait au communisme comme étant « la dictature du peuple »... en fait nous y arrivons, à la dictature du peuple : c’est la suite logique de la démagogie de ces 40 dernières années, c’est le populisme, c’est le FN, l’UDC en Suisse.... Et plus on ira dans cette direction, moins les banques et autres investisseurs on de chance de récupérer leur pognon.... en effet... Car non content d’avoir réclamé aux élus d’entêter les états, c’est le « peuple » lui même qui ne voudra pas rembourser... en prétendant joliment que c’est la faute des banques, alors même que c’est lui, le « peuple » qui a grassement profiter de cet entêtement....
Je sais, mon raisonnement, est un peu subversif pour ce site... et il vaut ce qu’il vaut... Mais c’est une approche valable, non ?
« Et puis, qui sont ces « investisseurs » ? Surtout des spéculateurs et des banksters dont les « investissements » servent surtout à mettre leurs griffes sur tout ce qui a de la valeur en Europe, pour le piller de ses brevets, de ses marchés, de ses savoir-faire, puis les fermer pour écarter une concurrence et jeter des milliers de salariés à la rue. »
C’est dommage, parce que cette incartade simpliste, partisane et sans consistance décrédibilise l’ensemble... Vraiment dommage...
Je ne suis pas sûr de bien vous suivre sur votre dernier raisonnement. Je ne dis rien d’autre que ce que vous dites.
La seule différence est que je pense que dans une vue globale, pour améliorer la situation, il est faux de croire que d’empiler de nouvelles règles et piquer encore plus de pognon aux plus nantis va aider, au contraire.
La Suisse n’est pas un paradis fiscal. La fiscalité y est plus douce soit, mais c’est un pays comme n’importe quel pays avec des infrastructure et un système social très développé.
Juste pour « tuer » vos préjugés : il y 15 ans, la finance représentait environ 20/22% du PIB, aujourd’hui ce n’est plus que moins de 15%. Durant toute cette période, l’industrie est restée stable et le reste encore aujourd’hui à plus de 20% du PIB.... La Suisse, ce n’est pas une île exotique des caraïbes...
Par contre c’est un pays libéral dont l’état essaye de ne pas être interventionniste. C’est un pays qui fait appel à la RESPONSABILITÉ de chacun, citoyens, entreprises etc, plutôt qu’à un Etat providence et sur-dimensionné.
Comme je vous l’ai également dit hier, le coût d’un employé en Suisse est certes plus important que le même employé en France, mais pas non-plus dans des proportions immenses. Par contre, ce que l’employé touche réellement est sans commune mesure... pourquoi ?
Autre chose : malgré un coût du travail aussi élevé en Suisse, pourquoi le pays se porte aussi bien, du moins relativement à ses voisins, la France en particulier ?
La mauvaise intervention de l’état pourrait être un des éléments de réponse. Une déficience dans le transfert de la recherche vers le privé une autre. Simplement un état d’esprit comme mentionné plus haut encore une. Un système politique basé sur le clientélisme (quel dévoiement de nos démocraties !) encore un, peut-être le plus important sur le fond.
Bref, tous ces mécanismes sont bien plus complexes que les considérations de Mr Gil (62 possèdent blablabla)...
Et malheureusement, en Suisse aussi la précarité existe. Moins présente, peut-être mieux encadrée et directement mieux aidée, paradoxalement ? Quoi qu’il en soit, y remédier doit rester des aides temporaires et non un mode de vie.... Je ne prétends pas par là que c’est le mode de vie « choisi » par les bénéficiaires d’aides sociales, mais que ces prestations sociales ne doivent servir qu’à permettre un retour à la normale et donc à l’emploi, un emploi suffisamment rémunéré pour vivre. Il est donc très important de favoriser des conditions cadres permettant cela...
Certes Mr tonimarus45, certes... mais une fois encore, comparer des extrêmes et surtout en tirer des conséquences et des actions, c’est se moquer de tous ceux qui sont entre deux... C’est d’une part ne même pas considérer leur existante et d’autre part agir sans même considérer les incidences sur eux.
La vrai question, celle qui concerne vraiment la grande majorité des français : comment évolue la vie des 80% au milieux ? J’admets pas forcement dans le bon sens, mais quoi qu’il en soit c’est cette donnée qui serait intéressant de connaitre ! Pas les +10% -10% des extrémités... Car si les 80% du milieux vivaient de mieux en mieux aussi, vous passeriez à côté et vous existeriez de la même façon.
C’est dans ce sens que je parlait d’éthique dans la manière de divulguer des informations. Non pas qu’il faille la cacher, mais la donner de manière objective et complète pour en éviter des interprétations fausses et partielles.