• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 107 1602 5286
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 0 0 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 5 septembre 2007 14:44

    Bonjour, Vilain Petit Canard,

    Vous avez abordé des points intéressants, mais je ne vais rebondir que sur un seul : celui de la place de la France en Asie maintenant. Sans même parler de sa diplomatie qui ne compte plus guère nulle part.

    Je sais bien que celui que les caricaturistes aiatiques appellent ici Pinocchio (Nicolas Sarkozy) est partout en même temps et gère tous les dossiers à la fois comme dans un film en accéléré où les bras font des moulinets incessants, mais en Asie, les positions de la France s’écroulent toujours plus et plus vite.

    Sans oublier le nouvel axe qui se crée entre Inde, Russie et Chine, alliées aux Etats d’Asie Centrale...Pinocchio apparaît comme un nain perdu dans un tout petit jardin, seul et isolé. Comme l’UE d’un certain point de vue.

    Pour en revenir à Taiwan, les armes made in Taiwan sont directement les fruits amers -pour Thalès et d’autres- des affaires Bravo et Tango, et de leurs péripéties qui n’ont pas grandi l’image de la France, mais démontré que le moyen le plus sûr et le moins onéreux pour Taiwan était de produire ses propres armements.

    Par contre, outre ces reculs et le récent échec retentissant de la Société Générale en Chine face aux banques américaines -qui en annonce d’autres- il est à noter que les remboursements français et venant de Suisse issus des affaires citées, au total 1100 millions de dollars US vont servir à accélérer cet effort militaire taiwanais qui va donc couler encore plus les exportations françaises en récession !

    Ledit Pinocchio gère donc la continuité dans la rupture comme la rupture dans la continuité, à savoir la régression de la France dans le monde, mais à vitesse accélérée. Et de plus, il apparaît comme impuissant à empêcher les désastres financiers et économiques de se multiplier pour ses amis en France.

    Comme disait un Taiwanais humoriste, le Président français a un côté Sancho Pansa qui combat les ailes des moulins, mais brasse toujours plus de vent que lesdites ailes, sans les arrêter. Elles tournent et le ridiculisent encore un peu plus...

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 5 septembre 2007 14:27

    Florentin,

    La question est à l’évidence pertinente, comme la première.

    La question peut aussi être posée différemment : est-ce qu’un petit Etat qui annoncerait subitement disposer d’armes nucléaires stratégiques- ce que chacun sait sans le dire ouvertement- pourrait être, après un référendum parfaitement démocratique, vraiment empêché de déclarer son indépendance officielle ?

    A Washington, on suppute les avantages et les inconvénients pour les intérêts américains, mais a-t-on les moyens d’agir et d’empêcher éventuellement cette indépendance, d’autant qu’elle apparaîtra à l’opinion publique américaine comme le geste souverain d’un pays allié ?

    Il importe de noter que du fait des atermoiements de G W Bush sur la question, l’opinion publique à Taiwan tend à tourner aussi anti-américaine. Et les rapprochements économiques avec la Russie -pétrole et gaz obligent- ne sont pas innocents, ni mauvais pour la politique taiwanaise...

    A trop se faire d’ennemis de tous côtés, Washington aura-t-elle encore des amis en 2008 quand le sujet deviendra brûlant ?

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 5 septembre 2007 11:47

    Le Chat,

    Oui, vous avez raison sur le fait d’autant que Pékin a peur maintenant que les Jeux Olympiques se déroulent sur fond d’émeutes paysannes et urbaines (une donnée quotidienne en Chine actuelle), ce qui pourrait aussi bien abîmer l’image de prospérité et de modernité du pays.

    2008 risque donc d’être une année difficile pour le régime de Pékin.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 5 septembre 2007 11:44

    Florentin,

    La question est excellente car elle souligne justement les contradictions internes de la situation présente.

    Pour l’heure, au niveau légal, en apparence, Taiwan est un Etat indépendant, mais qui n’a aucune reconnaissance légale de la part de la majorité des pays du monde qui considèrent, violant ainsi les droits inscrits de l’ONU, que Taiwan est une partie de la Chine.

    En clair, le processus se fera en deux étapes : 1) un référendum populaire pour opter de constituer officiellement, avec l’aval d’un vote démocratique irréprochable, une nation souveraine indépendante clairement de la Chine. 2) une déclaration publique et une Adresse à l’opinion intrenationale demandant que soit prise en compte la volonté exprimée du peuple de Taiwan de se constituer en nation souveraine en s’appuyant alors sur les principes de la Charte constitutive des Nations Unies.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 5 septembre 2007 08:10

    Bonjour,

    L’article pointe bien les problèmes de droit et d’Etat de droit que le Président de la République française veut modifier au profit de ses amis, d’abord du MEDEF, puis peut-être, si cela fonctionne, du monde politique.

    A cette aune-là, les seuls vrais délinquants économiques sanctionnables pénalement seront bientôt les voleurs de nourriture dans les supermarchés pour 7 euros quand ceux qui auront détourné, volé ou corrompu pour des milliards d’euros relèveront, eux, du civil.

    Bref, la délinquance la plus coûteuse pour TOUTE la société en termes financiers serait la moins sanctionnée ! Est-ce bien ici une position raisonnable pour un Président de la République ?

    Eva Joly s’est exprimée sur le sujet et elle souligne bien les dérives qui menacent l’Etat de droit républicain avec de telles réflexions émanant d’un haut responsable comme Nicolas Sarkozy.

    Une interrogation cependant en relation avec une « affaire » à être jugée : le 26 juillet 2006, la Justice a renvoyé devant le Tribunal Correctionnel un grand banquier français, ancien grand commis de l’Etat, Daniel Bouton, PDG de la Société Générale, en tant que tel, pour « blanchiment aggravé » -voir fiche Wikipédia, ceci dans l’affaire dite du Sentier 2.

    Il est utile de savoir par ailleurs que le procès prévu pour avril 2008 de ce PDG mis en examen pour le délit indiqué ci-dessus sent le roussi pour ce dernier qui pourrait bien être vite poussé vers le sortie pour des raisons autres : les Américains viennent récemment de « sabrer » sans pitié la Société Générale en rachetant, via une banque américaine, une puissante banque chinoise, La Guangdong Development Bank que visait la banque française !!!....

    Et sur les marchés internationaux - on attend pour la Lybie-, la France subit défaite sur recul, ce qui n’arrange pas les actionaires de nombreuses sociétés privées et l’économie du pays.

    Un échec qui pourrait valoir au PDG de la Société Générale quelques remous internes et externes.

    Nicolas Sarkozy va-t-il, comme cela fut fait en Italie sous Berlusconi, élaborer des lois sur mesure pour que, par exemple, le blanchiment d’argent sale soit un délit pénal pour les petits truands et un « cas civil » pour les gros banquiers connus ?

    Est-ce bien cela que suggère, celui qui se prétend le Président de TOUS les Français ? Ou va-t-il se comporter comme le Président exclusif d’une caste sociale contre tous les autres citoyens français et au détriment matériel évident de la majorité du corps social du pays ?

    Par exemple, le blanchiment d’argent sale et/ou la corruption de personnes ou d’organismes seront-ils maintenus comme délits pénaux pour tous les citoyens français censés être égaux devant la loi ? Ou seuls seront sanctionnés les petits délinquants ?

    Autre problématique : comment définir avec précision et sûreté une « erreur de gestion » et comment alors la différencier d’un acte délictueux conscient de gestion ? A quel montant ? Avec quel préjudice ?

    Le Président se lance dans beaucoup de dossiers à la fois, mais il semble qu’il ait encore à maîtriser quelques notions des faits et du droit pénal, ainsi que de la Constitution qui prévoit que tous sont égaux devant la loi de la République.

    Pour le moment et en principe, dont il est censé être le garant !

    Ou alors, certains, comme aurait dit le regretté Coluche, seraient plus « égaux » que d’autres...

    Des questions utiles à débattre largement tant les conséquences prévisibles d’une telle dépénalisation seraient gravisismes pour la société, son équilibre, la concorde civile et le pacte républicain.

    Bien cordialement vôtre,

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv