• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 107 1602 5286
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 0 0 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 10 octobre 2010 22:02

    Cher Radix,

    Dans une société qui se dote de règles de fonctionnement collectif, le mélange des genres et des règles est source de difficultés, voire de dangers.

    Ainsi, en France, en 1959, l’Etat gaulliste, sous inspiration démocrate-chrétienne, élabora des lois (notamment la loi Debré, pour financer les écoles privées à l’époque exclusivement catholiques, pas les autres.

    Ces accords, développés et renforcés, existent toujours et pèsent fortement sur le budget de l’enseignement public.

    Il existe là une attitude irrationnelle de la part de l’Etat français qui a mis la main dans un processus qui aujourd’hui aboutit en France au PPP (Partenariat Public-Privé) dans divers domaines, sources de confusions croissantes et de dépenses non maîtrisées à tous les niveaux.

    A Taïwan, l’Etat s’est refusé à rentrer dans ce processus où les deux parties tendent à fusionner, au détriment des intérêts privés et publics. Les écoles privées, qui sont aussi des entreprises privées en droit, assurent leur propre financement comme elles l’entendent (parents, entreprises, fondations charitables, etc...) ; mais l’Etat ne leur accorde pas un centime.

    Il contrôle par contre le fait que les programmes nationaux d’enseignement soient respectés, s’agissant des enfants des citoyens dont cet Etat a la charge de vérifier leur instruction.

    Taïwan est donc un Etat qui respecte la liberté des parents des enfants scolarisés en écoles privées, mais ne fait pas payer leur choix privé par l’ensemble des contribuables au détriment de l’enseignement public.

    La France a une démarche de confusion dommageable qui aboutit aujourd’hui à une situation où des intérêts privés sont ouvertement promus par l’Etat avec l’argent des citoyens et au détriment de l’intérêt collectif. (cf : affaire Woerth Bettencourt, Woerth Chantilly, Wildenstein, etc....

    Séparer le public du privé est aussi nécessaire que séparer les religions de l’Etat.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 10 octobre 2010 21:47

    Cher foufouille,

    Je, vous laisse vos propos qui sont la copie à l’identique des dogmes religieux les plus ennuyeux, car vous affirmez des positions présentées comme des faits acquis, donc des dogmes apportés.

    Souvent, la liberté de pensée qui génère souplesse de la pensée, mouvement dans le temps et l’espace, est absente chez ceux qui se contentent de juger autrui et de définir leurs vérités révélées, mais non prouvées.

    Critiquer les défauts des croyances pour les reproduire sans imagination n’est pas un progrès, mais une paresse intellectuelle et une capitulation morale.

    Le cerveau humain est par essence capable de grandes prouesses, mais quand il se contente de ressasser des pensées informes sans but et sans logique, il ne fait que s’affaiblir et perdre son propriétaire.

    Bien cordialement,

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 10 octobre 2010 21:39

    Cher Arnaud,

    Chacun est libre d’estimer que Pascal est un génie ou non, il s’agit là d’une opinion personnelle, respectable, mais qui n’a rien d’un dogme établi devant s’appliquer à tout être pensant.

    Critiquer Pascal, ou plus exactement ses textes, est un droit et même un devoir pour quiconque pense, la critique étant entendue comme étude par la raison afin de déterminer ce qui est vrai ou faux, complet ou incomplet, dans les écrits de Pascal.

    Le génie d’un individu ne s’établit pas comme une vérité en elle-même, mais par la confrontation entre le travail et l’utilité sociale au sens large de ce travail, donc sa valeur pour la société humaine, par essence internationale et multi-culturelle.

    Les Pensées de Pascal ne sont pas l’alpha et l’oméga de la pensée humaine, elles en sont une part, dans un pays, une langue et une culture donnée.

    Il s’ensuit que nul ne devient un « cuistre » parce qu’il entend critiquer par sa raison souveraine tout texte ou travail d’un supposé génie.

    Historiquement, les génies nouveaux doivent d’ailleurs, pour s’affirmer dans une opinion publique, s’appuyer, puis contredire, ou compléter ou mettre à jour ce que dirent les génies précédents. Le génie est donc le produit d’une critique permanente, nécessaire et féconde.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 10 octobre 2010 15:33

    Cher foufouille,

    Pouvoir penser que les religions « imposent » une pensée à toute la société est une aberration, qu’elles veuillent y tendre quand elles avaient ou ont un pouvoir sur la société est une autre chose.

    Dans votre manière manichéenne de concevoir les rapports subtils entre les hommes, leurs éventuels croyances et la société, il y a un certain côté dogmatique de concevoir les relations sociales qui font intervenir des factures multiples, complexes et contradictoires.

    Les croyances ou les non-croyances sont des facteurs parmi d’autres, mais ils ne déterminent pas les comportements humains comme tels que dans les cas extrêmes de personnes totalement dépersonnalisées par une foi fanatique, à la manière des alcooliques ou des drogués qui finissent par ne dépendre que de leurs addictions et régler leur existence que sur ces addictions.

    Les allusions au dollar américain sont aussi très partielles et relèvent d’une vision mécaniste d’une société très plurielle et contradictoire : un précepte de croyance sur un billet de banque n’oblige personne dans ses idées. Il reste qu’aux Etats-Unis, deux processus se font face : d’un côté, une montée de l’abandon des croyances, de l’autre un repli identitaire sur une pratique religieuse de plus en plus morcelée.

    Il est vrai que, vu de France, avec ses informations calibrées et parcellaires, fondées sur des idées et images simplifiées, aborder le monde dans sa réalité et sa diversité contradictoire devient un exercice difficile à mettre en oeuvre.

    Il reste à préciser que les croyances, au sein d’une même religion prise comme un corpus unique, sont variables et de niveaux divers. Ainsi, en France, la majorité des catholiques ne croient pas aux dogmes essentiels de leur religion et ne suivent pas les préceptes du pape.

    Il en est de même aux Etats-Unis où les groupes religieux sont de plus en plus morcelés pour un public en baisse numérique globale, mais très actif dans la sphère publique.

    En Iran, comme en Arabie Séoudite la population fait majoritairement en apparence publique allégeance aux préceptes officiels, mais, dans l’intimité familiale, les choses sont très différentes : c’est la dictature politico-religieuse qui maintient les apparences extérieures de foi intense, mais pas une ferveur populaire réelle.

    Ceci montre que confondre des processus en cours avec leurs points d’arrivée est une erreur, commune en France, du fait de la modélisation forte des formes de pensée qui n’admettent que des faits opposés et de nature très manichéenne dans ce pays.

    Bien cordialement,.

    .



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 10 octobre 2010 10:31

    Cher foufouille,

    Vos commentaires mériteraient d’être moins « généralistes » et plus « internationaux », ils y gagneraient en vérité et en lucidité globale.

    Ainsi, une croyance qui dérivé d’une autre, plus importante, n’est pas regardée comme une croyance « indépendante », mais seulement un dérivé de la branche principale.

    Il est très curieux, par contre, que vous vouliez donner un caractère « moutonnier » aux croyances dites « monothéistes » et les opposer à d’autres, dites non-monothéistes, dans ce type de comportement.

    Il est exact qu’en Europe, on ne distingue du monde que 3 grands courants religieux, alors que d’autres croyances sont bien plus puissantes, dynamiques et actives en dehors de...l’Europe !

    Y compris le qualificatif « monothéistes » pour les religions chrétiennes, juive et musulmane est fort discutable car toutes trois sont issues de croyances polythéistes et en portent encore les traces visibles.

    En effet, il ne vous aura pas échappé que les religions chrétiennes mettent en évidence au moins 3 divinités, voire 4 : un dieu père, un dieu fils et un dieu intermédiaire, appelé esprit saint. Certaines branches divinisent aussi la mère du fils -Marie, assez logiquement du point de vue de la cohérence doctrinale. De ce point de vue, les branches chrétiennes sont de facto polythéistes et le monothéisme chrétien n’est le résultat que d’un tour de passe-passe littéraire : le fameux 3 en 1 et 1 en 3 !

    La religion islamique compte un seul dieu déclaré, un semi-dieu de nature intermédiaire doté de pouvoirs divins -Mohammed- des personnalités représentant le dieu ( les califes) et des djinns, survivances des croyances pré-islamiques.

    La religion juive, elle, ne voit aussi qu’un dieu, mais avec des semi-dieux intermédiaires - les prophètes dotés de pouvoirs divins et parfois des rois : l’absorption des croyances pré-judaïques (rois, chefs militaires, anciens chamans de l’époque pré-historique) est ici aussi manifeste que l’intégration des djinns dans la doctrine musulmane.

    Ces deux dernières religions ont donc des fonds communs significatifs proches du monothéisme, mais pas totalement monothéistes au sens exact du terme.

    Pour en revenir à votre accusation de « suivisme moutonnier », il peut sembler que de tels comportements humains ne soient pas liés aux seules croyances, mais à des phénomènes de tendance sociale plus générale : les modes diverses, par exemple ; sont bien plus « fortement » opposées aux traits de personnalité propre d’un individu que l’influence globale de la croyance sur tous les fidèles d’une religion.

    Dans les sociétés modernes laïques et/ou laïcisées de facto, la religion est plus un « ciment identitaire rassembleur » qu’une force structurée imposant des choix collectifs à des individus différents.

    Si cette influence sur le mode de vie et la pensée, voire l’action, concerne les croyants les plus dociles et zélés, il n’en reste pas moins dans le monde que les religions perdent leur influence directe sur la vie quotidienne des individus. Cela s’observe aux Etats-Unis, en Iran ou en Europe, c’est là un processus général.

    Ne pas voir ces faits revient à répéter des choses fausses et à vouloir les faire passer pour vraies, ceci sans aucune base.

    Il convient donc de laisser les « moutons » là où ils sont, et de regarder les êtres humains comme des êtres pensants, tout comme vous et moi, mais ni inférieurs, ni supérieurs.

    Bien cordialement,

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv