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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 30 janvier 2008 17:04

    FYI,

    Oui, je ne m’intéresse pas comme les médias "officiels" dociles au vent qui fait tourner les girouettes, mais au fond des choses, et donc à ce que vient CLAIREMENT de rappeler la Commission Européenne, à savoir que lsi vente il y a, elle doit être NON-DISCRIMINATOIRE.

    La BNP et ses vues sur la SG sont connues, mais elle n’a pas les moyens de "manger" la SG si des banques étrangères, comme Citycorp ou HSBC viennent à la curée, qui, avec Daniel Bouton maintenu aux commandes de la SG, est inévitable.

    La BNP a perdu de l’argent et ses comptes ne sont pas encore totalement assainies.

    En plus, elle n’aura pas les moyens de l’enjeu si Citycorp ou HSBC, ou un consortium constitué pour l’occasion veulent "avaler" la Société Générale.

    En ce sens, deux indications peuvent être données :

    - Si le titre SG baisse dans le proche avenir, ce serait mieux pour la BNP, mais que serait à ce moment la SG en termes de valeur et d’intérêt à la prise ?

    - plus le titre SG remonte dans les semaines prochaines, plus cela renforcera l’hypothèse de grosses banques étrangères ayant les moyens de leur action d’achat.

    Enfin, n’oublions pas que l’on pourait encore découvrir, comme le disait hier une agence de notation, que la SG cache encore des "actifs pourris"....

    La gestion passée de Daniel Bouton n’a pas fini de faire des dégâts économiques et financiers, qui, un jour prochain, vont se transformer inévitablement en déboires politiques massifs.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 30 janvier 2008 16:54

    A FYI,

    Les salariés qui manifestent leurs inquiétudes pour leur emploi dans le cadre de la banque pour laquelle ils travaillent sont dans une démarche légitime, mais qui est à l’évidence manipulée, ou plus précisément, biaisée par les actes antérieurs de la direction et du PDG reconduits par le Conseil d’Administration UNANIMES.

    A l’évidence, Daniel Bouton agite le spectre de l’OPA et/ou de démembrement de la SG afin de tenter de se préserver son poste et de sauver sa tête judiciaire.

    Cela semble en apparence fonctionner parce que la SG a rendu nombre de ses salariés "actionnaires" de la banque. Donc, ils craignent à la fois pour leur emploi et leur épargne propre. Ce qui est légitime.

    Ceci dit, Daniel Bouton se sert de ce "bouclier" pour faire oublier ses erreurs manifestes et répétés, ses choix stratégiques désastreux et la chute depuis mai 2007 du cours du titre SG.

    Là, il y a manipulation évidente des sentiments légitimes des salariés et actionnaires, mais il serait vain de croire que Daniel Bouton s’intéresse au sort de ces derniers.

    Il est maintenant pris dans un tourbillon qui va aller croissant.

    Ceci dit, rien n’empêche ce PDG reconduit de démissionner sans demander l’avis de personne, pour convenance personnelle.

    De toute manière, son futur est derrière lui et sa place esr déjà dans les ennuis judiciaires.

    Un peu plus tôt ou un peu plus tard...

    Bien cordialement



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 29 janvier 2008 10:45

    Gnarf,

    Ce que vous exprimez est très intéressant et rappelle l’affaire de la Barings, avec bien sûr quelques différences.

    Bien évidemment, personne ne parle de "complot", mais il est partout maintenant évoqué la stratégie d’une direction prise dans le filet de ses propres erreurs accumulées depuis des années, et profitant alors de la situation qui a été créée avec l’accord de sa hiérarchie par les choix du jeune courtier pour ...apurer, assainir les comptes à présenter le 21 février 2008, cela en vue d’une possible OPA sur la SG.

    Bakchich hier soulignait bien le fond technique qui mettait en cause inévitablement la responsabilité complète de la direction de la SG.

    Le jeune courtier a peut-être franchi les lignes jaunes, mais cela n’a pu avoir lieu qu’avec l’accord de sa hiérarchie, donc de la banque en tant que telle, à son niveau tout au moins. Même dans ce cadre limité, les questions de fond se poseront avec acuité car il y a manifestement perte de contrôle des activités au sein de la SG.

    Je rappelle que la SG a aussi annoncé qu’elles provisionnait pour 2 milliards d’euros pour les risques dus aux "subprimes", alors que voici encore quelques mois, la version officielle était que les banques françaises n’étaient que "peu exposées". On voit maintenant que tel n’est pas le cas, que les dirigeants ont donc menti au public et à l’Etat.

    Revenons à l’essentiel ici, à savoir à la très habile utilisation des actions antérieures de Jérôme Kerviel pour "assainir" les comptes de la SG de ses "actifs pourris", au travers d’une opération de grande envergure et en plein krach boursier, hors Etats-Unis.

    Et portons l’attention des citoyens, non sur ce courtier, mais sur les raisons qui ont conduit la SG à posséder autant de ces "actifs pourris", sans parler des filiales douteuses, donc à se placer dans une situation où, inévitablement, une purge sévère des comptes se produirait.

    Car c’est là le fond des choses et, là, les traders n’ont rien à y voir. Ils ne sont pas les dirigeants de la SG, qui ont souvent perdu par leur stratégie hasardeuse et dangereuse les bénéfices que justement les traders leur apportaient.

    Ce qui est nécessaire à cette heure est une enquête exhaustive sur l’ensemble des activités de la SG depuis, par exemple, 1990. On y apprendra beaucoup de choses à côté desquelles les pertes attribuées à tort à Jérôme Kerviel seront vite considérées comme "très secondaires".

    Bien cordialement,

     



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 29 janvier 2008 01:28

    Grangeoisi,

    Ce que vous avez écrit avec un certain humour est en gros la réalité des faits.

    Je vais même aller plus loin avec le même esprit un peu satirique : un jeune courtier faisait du profit pour sa banque, peut-être en marchant un peu en dehors des règles usuelles, comme nombre de ses petits camarades qui veulent avoir de bons revenus annuels et les primes subséquentes ;

    Un jour, le PDG fait semblant de découvrir que, parmi ces courtiers qui s’affranchissent peu ou prou, des règles habituelles, JK ferait bien le bouc-émissaire idéal pour monter une opération de liquidations de positions douteuses- en fait liquider des actifs pourris.

    Et en 3 jours selon la version de Daniel Bouton, les super-génies de la direction de la SG auraient perdu 4,9 milliards d’euros, et surtout enfin refilé à d’autres leurs "actifs pourris".

    Mais, bien sûr, selon la version officielle signée par Daniel Bouton, tout cela, c’est la faute au petit courtier qui avait gagné de l’ragent pour la SG....

    Ce n’est pas une histoire de fous, c’est une histoire de sous : il fallait liquider les "choses pourries" avant le 21 février 2008.

    C’est ce qui a été fait, mais qui maintenant pose les questions sur comment la SG a accumulé tant d’actifs pourris avec ces 5 niveaux de contrôle et ces géniaux dirigeants.

    Apparemment, le génie de la direction de la SG n’était ni permanent, ni immanent.

    Ce qui, pour un homme qui a eu à connaître les choses secrètes sur les commissions sur les ventes d’armes à Taiwan peut faire peur pour l’avenir....et pour le passé.

    Bien amicalement,

     



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 janvier 2008 21:31

    Millésime,

    Vous vous rapprocherez de la vérité de fond quand vous aurez mis dans la balance les milliards d’actifs pourris que la SG devait "liquider" avant la présentation de ses comptes le 21 février 2008 et la nécessité urgente d’assainir ses comptes afin de préparer une OPA qui semble heure après heure plus que probable car nécessaire à terme.

    La direction est à 100% responsable de ses choix de rachat de filiales pourries -comme Ambros par exemple-, de hedge fubds tout aussi pourris et de la titriasation massive.

    En France, depuis 20 ans et plus, on le sait, les dirigeants ne sont NI RESPONSABLES, NI COUPABLES.

    Mais, là, cela ne marche plus : Daniel Bouton est responsable et coupable des actifs pourris et des liquidations à contre-marché.

    De ce point de vue, les questions qui fusent apportent en elles les réponses.

    Bien cordialement,

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