• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 107 1602 5286
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 0 0 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 janvier 2008 21:23

    Snoopy86,

    Les stock-options de Daniel Bouton peuvent avoir plusieurs raisons :

    a) en vue d’une perte de revenus prévisibles : démission ou licenciement de son poste

    b) en vue d’une OPA qui remontera le cours alors que les stock-options sont achetés au cours bas

    En fait, Daniel Bouton, selon les sources internes, voulait vraiment que sa démission soit acceptée lorsqu’il l’a proposée au CA.

    C’est ce dernier qui l’a obligé à rester. De fait, le PDG se prive de lui-même, par acte de contrition quasi-religieux, de 6 mois de salares et de primes.

    Bref, il a eu bien raison de prendre ses stock-options par avance, mais il a maintenant les ennuis du poste de PDG sans les revenus qui vont avec, et surtout la gestion d’une banque affaiblie qui se sent partir à la dérive.

    Une chose est sûre : Daniel Bouton est loin d’être un imbécile, il est même remarquablement froid et intelligent. Un de ses anciens proches le décrit comme un "intelligent pervers privé de sens humain".

    A suivre,

     



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 janvier 2008 18:03

    Rage,

    Vous posez d’excellentes questions.

    Les réponses vont probablement sortir de la crise actuelle qui ne fait que commencer, d’autant que la récession économique va exacerber les problèmes posés et q’elle va aviver les conflits internes.

    Ce qui en temps normal peut être caché et nié, est souvent en temps de crise rendu public en générant de graves conséquences.

    A situation nouvelle, règles nouvelles : un peu d’optimisme sur les "affaires" car les remous en cascade ne font que commencer.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 janvier 2008 17:49

    A Philippe Renève,

    J’ai oublié un point sur votre commentaire : il n’y a pas "complot", mais stratégie délibérée de baisse du titre, mais la manière de pratiquer dans la "fraude" était le fruit des actes passées.

    Cela fait des mois que les rumeurs enflaient sur les marchés financiers sur les pertes potentielles et les "actifs pourris" de la SG, sans oublier d’autres pratiques moins avouables (type "hedge funds).

    La baisse était bien de 40% du cours initial par rapport à mai 2007, loin devant les petits camarades de classe bancaire.

    Il fallait "liquider" au plus vite les "actifs pourris" avant le 21 février 2008, date de présentation des comptes afin justement de permettre à terme une OPA sur une banque affaiblie, mais en quelque sort assainie.

    La "fraude" annoncée a joué ce rôle et a fait "passer" pour l’opinion au tout début les pertes prévisibles.

    On cache ainsi que la direction a fait des choix mauvais en tous points et qu’elle en est responsable. Mais, maintenant, la thèse de la direction de la SG est que ce ne serait pas sa politique dangereuse et aventurière depuis des années qui a conduit à cette situation, mais les activités du petit courtier !!!....

    Ben, voyons...

    L’OPA est plus que jamais à l’ordre du jour, mais ne se fera qu’après présentation des comptes et annonce que les comptes sont assainies, un peu comme une saignée au Moyen-âge était censée sauver le malade. Donc après le 21 février 2008 et une recapitalisation à hauteur de 5,5 milliards d’euros. Celle-ci se fera d’autant mieux si la banque a comme perspective une OPA qui renforcerait sa valeur et son cours à terme, ainsi que sa crédibilité pour l’heure plutôt abîmée.

    Ici, on veut juste rendre la banque malade présentable au vendeur pour qu’il l’achète.

    Pour le gouvernement français, d’autre part, la vente de la SG serait la meilleure solution car il n’aurait pas à faire appel aux "chers contribuables et électeurs" dans une période électorale difficile pour renflouer le cas échéant d’autres "trous" qui pourraient miraculeusement apparaître avec les filiales de la SG, genre AMBROS.

    Bien cordialement,

     



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 janvier 2008 17:33

    Snoopy86

    Les données que vous publiez et dont je vous remercie sont instructives d’un état du monde bancaire français et plus largement mondial depuis quelques mois notamment.

    Pour autant, des chiffres proches en apparence peuvent cacher des réalités bien différentes dans les causes de ces baisses.

    LCL et BNP ont depuis des mois perdu en valeur parce qu’elles ont notifié assez vite leurs pertes prévisibles dur certains marchés et ont annoncé en quelque sorte la couleur, d’une manière relativement transparente. Les titres ont reculé, mais celui de la SG avait perdu 40% à la Bourse de Paris avant la crise du 21 janvier depuis...mai 2007 !!!

    Les marchés ont sanctionné ces annonces en recul des autres banques françaises, avec parfois des rebonds significatifs, mais le cas de la SG est bien spécifique :

    1) les annonces de pertes potentielles ont été étendues dans le temps, donc ont accumulé des baisses successives et surtout nourri doutes et rumeurs baissières.

    2) les récents évènements se sont inscrits dans ce cycle de baisse actif et continu, ils ont renforcé les doutes sur la réalité des actifs pourris et des problèmes internes de la SG.

    3) puis est survenu le 21 janvier 2008, perte de près de 7 milliards d’euros en 3 jours. Le cours de la SG est toujours à la baisse, alors que, selon les jours, les titres des autres banques françaises jouaient au yoyo.

    Bref, les chiffres cachent des réalités diverses et pas toujours comparables.

    Pour l’heure, personne ne met en cause les gestions au CA, à LCL et à la BNP, par contre, à la SG, oui et de façon massive autant que publique.

    Autre chose ; Elie Cohen est effectivement administrateur de la SG. C’est aussi pour cela que je le citais.

    Si un de ceux qui a voté la confiance en Daniel Bouton dit à l’extérieyr qu’une OPA est du domaine du possible rapide, cela me semble donner une idée de sa position, certes un peu ubique, sur le dossier de la SG.

    En clair, sur ordre éminemment politque, le CA soutient comme un seul homme Daniel Bouton avec confiance. Mais, on se prépare à vendre le bateau avec l’eau avariée qui y est rentrée.

    C’était en effet ma conclusion d’article, certes un peu ironique : jusqu’à quel niveau de cours le CA sera-t-il une force unie de soutien à Daniel Bouton ?

    On peut aussi poser la question plus politiquement vu la sensibilité politique de l’affaire : à quel moment sera-t-il incontournable, impératif, nécessaire de virer Daniel Bouton, sachant que sa mise en cause publique pourrait alors entraîner des conséquences très fâcheuses, à droite et à gauche, eu égard aux informations que ce banquier ancien Directeur du Budget possède ?

    Sans oublier que, plus la SG va être sur le grill, plus les appétits internes vont s’aiguiser contre le PDG en intérim manifeste, et que, parfois, balancer aux médias des informations "saignantes" peut être un moyen de vider vite l’abcès, quitte à provoquer une crise politique nationale d’ampleur incontrôlable.

    Et, dans les archives de la SG et/ou de Daniel Bouton, beaucoup disent que l’on trouverait les listes des "commissionnés" légaux des affaires de ventes d’armes à Taiwan et ailleurs (Afrique notamment) et, plus ennuyeux, les traces des rétro-commissions totalement illégales, elles.

    En résumé, la SG pourrait être un scandale d’Etat potentiel d’une gravité qui dépasserait de loin les seules sommes perdues, mais pourrait révéler publiquement les pratiques cachées des 20 dernières années en matière d’armements, entre autres. Et là, beaucoup de politiques s’inquiètent et se concertent à juste titre, comme récemment Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn.

    Il arrive parfois que des intérêts communs génèrent des défenses et positions communes.

    Bien cordialement,

     



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 janvier 2008 16:48

    Geko,

    Laissons les innocents démontrer facilement leur parfaite innocence dans le scénario de conte pour imbéciles mis au point par Daniel Bouton et ses amis.

    Le fond du problème est ces actifs pourris que la SG a accumulé au cours des dernières années ainsi quue les profits réalisés parfois par du blanchiùent d’argent sale.

    Tout le noeud du problème est là.

    Le reste est accessoire et très secondaire, voire sans intérêt.

    Il y a bien eu un écran de fumée comme dans l’affaire Clearstream 2 pour cacher ce qui ne doit pas apparaître publiquement.

    Ici, on ne doit pas parler des actions et décisions "douteuses" de la direction de la SG depuis des années.

    Dans l’affaire Cleartsream, on cache les rétro-commisions immenses de la corruption sur les contrats de ventes d’armes et les conflits entre entreprises du secteur pour accaparer le marché existant qui se raréfie pour les sociétés françaises.

    D’ailleurs, sur la SG, rappelons que lors de la vente des frégates de Taiwan, cette banque a joué un rôle certain dans le distribution des commissions, et potentiellement, des rétro-commissions....

    Qui a fait cela une fois aurait pu recommencer beaucoup de fois.

    Bien cordialement,

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv