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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 janvier 2008 16:07

    Millesime,

    Votre commentaire est assez cocasse : à vous suivre, la direction de la Société Générale est composée de nuls incompétents, qui ne savent pas même lire leurs chiffres et ne comprennent rien en matière financière.

    A votre décharge, la vérité est si grosse que l’on peut légitimement peiner à y croire.

    Mais les faits s’accumulent si vite que cette vérité est maintenant bien plus forte que la thèse idiote de la direction de la SG.

    Et cette vérité était effectivement difficile à apercevoir, dès lors que l’on aurait accepté les "bobards" incroyables de nos super-financiers intègres autant qu’intelligents....

    Mais elle est là et s’installe.

    Bien cordialement,

     



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 janvier 2008 12:24

    Snoopy 86,

    Je n’ai pas effectivement ,et volontairement, accordé une importance à la plainte de la SG contre le jeune courtier Kerviel car cette plainte fait partie de l’écran de fumée qui cherche à masquer au public international le fond dramatique REEL des choses.

    La thèse est tellement "incroyable" sur tous les plans que cette plainte n’a que pour vocation d’occuper la Justice pour qu’elle ne s’intéresse pas au fond véritable qui explique les déboures incessants de la banque. C’est une méthode brevetée de type "Clearsstream 2", mais qui pourrait elle aussi se retourner contre ses auteurs et initiateurs.

    Le titre de la SG a plongé bien plus que les autres banques françaises, de puis plus longtemps et il continue sa descente. Nous ne sommes pas dans le même processus que BNP-Paribas et les autres banques françaises privées.

    D’autre part, Citycorp a eu effectivement des problèmes, les a rapidement surmontés et a surtout mis les choses sur la table, avec changement de direction et aide intensive de l’Etat fédéral et de la FED. Citycorp est bien là et elle se refait une santé, alors que la SG plonge encore et encore.

    HSBC a probablement aussi des "actifs pourris", mais ses capacités et réserves, y compris via l’aide de l’Etat chinois et de son poids financier étatique, sont ici des appuis lourds en cas de problème. Chacun sait que la Chine appuie de toutes ses force la banque "privée" HSBC....

    Bref, la SG est devenue une cible potentielle d’OPA. Y compris l’économiste Elie Cohen dans "20 minutes" récemment évoquait la possible perte d’indépendance de la SG.

    L’hypothèse, minoritaire voici encore quelques jours, tend à prendre corps et vie, avec la montée des nécessités et de la logique des marchés.-

     

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    Société générale : Retour sur les circonstances controversées d’une gigantesque fraude
    Siège de la Société Générale à La Défense- 20 minutes

    La Société générale, une des trois premières banques françaises, a révélé jeudi avoir perdu 7 milliards d’euros, dont près de 5 milliards dans une fraude déjà qualifiée de « fraude la plus colossale de l’histoire de la finance mondiale. »

    Le PDG de la société, Daniel Bouton, a expliqué que la fraude était le fait d’un « homme seul qui a construit une entreprise dissimulée à l’intérieur du groupe ».

    Avec l’annonce d’une augmentation de capital de 5,5 miliards d’euros, il a estimé que la situation financière était « restaurée. » La confiance, elle, semble pourtant bien ébranlée, d’autant que certains doutent de l’explication avancée par la direction.

    « Il est difficile à croire qu’une telle dissimulation dure un an »

    « Il me semble étonnant que l’on puisse effectuer une telle dissimulation pendant un an, estime Elie Cohen, professeur d’économie à Science Po, interrogé par 20minutes.fr. La Société générale explique que la fraude est le fait d’un trader seul, expérimenté, qui avait travaillé en back office. Il est envisageable qu’un trader seul, en effectuant de mauvais paris, produise des pertes, mais il est difficile à croire qu’une telle dissimulation dure un an. Ce qui est plausible, c’est qu’un comportement aventureux, qui en temps normal aurait eu des conséquences limitées, provoque des pertes considérables en raison d’un retournement brutal de la situation. »

    En tous les cas, ajoute Elie Cohen, « cela révèle des défauts au niveau de système de contrôle de la banque. La Société générale a réagi en annonçant une recapitalisation rapide. Mais c’est la marque d’un échec. »

    C’est aussi, selon certains analystes, la marque d’une mauvaise évaluation de la crise qui secoue depuis quelques mois les marchés financiers.

    « Plusieurs analystes financiers externes à la banque avaient décelé, avant les annonces de ce matin, que la Société Générale avait fait preuve d’une certaine légèreté », a remarqué Pierre-Henri de Menthon, rédacteur en chef à « Challenges ». « Le 19 janvier, par exemple, la société de bourse Exane-BNP Paribas expliquait que le nettoyage n’avait pas été fait dans les comptes et que la communication financière était défaillante. “La Société générale devrait passer 3 milliards d’euros de dépréciations d’actifs supplémentaires", expliquait la note d’Exane. »
    C’est « le genre d’appréciation qui a contribué à faire dévisser le cours de la Société Générale fortement ces derniers jours », a ajouté Pierre-Henri de Menthon.

    Quelles conséquences pour la Société générale et ses clients ?

    « Tout d’abord, les petits épargnants n’ont pas de soucis à avoir, il n’y a pas lieu de paniquer », a assuré Elie Cohen. En revanche, à plus long terme, cela pourrait amener la Société générale à changer de stratégie. Jusque là, elle était la championne absolue des produits dérivés. Ce sont eux qui ont posé problème. On peut aussi se demander si à l’avenir elle pourra rester indépendante. »

    Christina Lionnet



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 janvier 2008 11:30

    Moebius,

    Un certain nombre de banques "amies intéressées" par le triste sort de la SG, et surtout son cours en baisse, ont été citées par divers médias.

    Selon les sources les mieux informées, il semble que la Citycorp et HSBC lorgent avec une discrétion raffinée vers la SG et ses activités.

    Ce ne sont pas les seules, mais elles ont les moyens de bâtir avec les restes de la SG, encore appétissants, un véritable géant mondial bancaire ;

    Le secteur continue à se concentrer, et la concurrence qui est, paraît-il, la loi de l’économie de marché, se restreint donc de facto sans cesse.

    Selon un expert très implanté, les loups devraient bientôt sortir du bois.

    Comprendre après le 21 février 2008, date de publication des comptes 2007 de la SG et surtout après les premiers résultats de l’enquête en cours sur la fraude des fraudes.

    On murmure, en haut lieu, que la banque américaine serait la mieux appréciée des pouvoirs politiques français. Mais, il semble toujours que nous soyons dans le cadre de l’économie de marché, donc que les prétendants pourront concourir à égalité de chance....

    A suivre,

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 janvier 2008 10:44

    Bernard,

    Le problème de Daniel Bouton aujourd’hui est surtout une question de calendrier qui acccumule sur lui les regards et les interrogations.

    C’est le Conseil d’Administration de la SG qui a, selon la version OFFICIELLE, refusé la démission proposée "spontanément" par le PDG, qui a encore d’autres responsabilités au sein des associations bancaires et finnacière, au niveau national et international.

    Il y a a aussi le procès à venir pour "blanchiment aggravé" dans le dossier du Sentier 2.

    Il y a maintenant les découvertes des actions de la SG dans "les pays de l’Est".....

    Il est probable, selon des sources très informées sur et dans la SG, que des "découvertes" nouvelles interviennent avant la publication des comptes le 21 février 2008.

    Ce qui est aussi à noter, et cela mine en profondeur "la confiance" de beaucoup, sans parler des inquiétudes quasi-existentielles, est que le monde financier et bancaire sait que Daniel Bouton est l’homme qui a, entre 1991 et 1993, travaillé comme Directeur du Budget du Ministre Charasse à la distribution des commissions légales sur les frégates de Taiwan, lesquelles commissions ont nourri ensuite les "rétro-commissions", illégales elles.

    La chute de Daniel Bouton, si elle serait dans l’ordre logique des choses face à la réalité des résultats de la SG, n’est peut-être pas l’option que beaucoup, dans le monde politique, financier et bancaire, souhaiteraient. Car son départ pourrait ouvrir à l’évidence des boîtes à Pandore incontrôlables.

    Et des affaires glauques, très glauques, chassées par la porte de la Justice muselée jusqu’ici depuis 17 ans, pourraient rentrer par la fenêtre des "unes" mondiales du fait des ennuis de la SG, ennuis qui risquent d’avoir des conséquences en chaîne lourdes et lointaines !!!.....

    Bien cordialement,

     



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 26 janvier 2008 12:06

    Masuyer,

    A l’évidence, avec Fouadraiden, nous ne sommes pas en désaccord, mais parlons de sujets différents.

    Il évoque des problèmatiques réelles à sa manière alors que je pointais l’usage en forme d’instrumentalisation politique de "communautés" par des partis politiques et/ou des élus et candidats aux élections politiques. Sans oublier SURTOUT le fait le plus grave : l’existence possible de "fichiers des citoyens " en fonction de leur supposée "appartenance à une supposée communauté".

    Sur la loi de 1905, je remarque que ce sont les textes -décrets de Pétain (1942) qui aujourd-hui, sont utilisés par des élus pour utiliser parfois des moyens publics, non pas afin de s’occuper des lieux de culte qui n’est pas de leur sphère de compétence, mais pour "clientéliser" des populations données et les transformer en "communautés" politiques de facto à leur service.

    L’immense avantage des articles originaux de la loi du 9 décembre 1905 était qu’en séparant TOTALEMENT la sphère religieuse et la sphère publique, et en interdisant tout financement PUBLIC sous quelque forme du culte, quel qu’il soit, elle empêchait justement les pratiques politiciennes de "clientélisme" politique, donc la dislocation de la citoyenneté à terme par l’émiettement en "communautés" antagoniques.

    Pétain, fervent partisan des communautés, notamment la "nationale", de fait blanche et catholique, a bien compris en 1942 l’utilité des modifications introduites, et ce à plusieurs niveaux.

    En clair, ses décrets pétainistes jamais abrogés depuis lors (! !!) ont donc permis aux cultes de se mélanger, par ci, par là, au politique dans la sphère publique.

    Il s’ensuit que, si parmi certains dirigeants religieux de certains croyances (pas tous et pas toutes), on peut trouver un intérêt MATERIEL à utiliser les textes pétainistes comme cela a été fait à Asnières en 2005 pour obtenir des fonds publics municipaux pour réparer la synagogue de la ville (et cela après avoir reçu le 21 janvier 2005 le représentant en France de l’Etat iranien avec tous les honneurs)- voir www.asnierois.org, dossier Irasnières, du côté des politiques, les textes de Pétain et ceux qui en découlent à travers l’usage possible du BEA sont utilisables pour les manipulations politiques clientélistes

    En résumé, en attaquant le fond essentiel de la loi de 1905, Pétain a ouvert la porte à ce que je mets en évidence à Asnières, en ayant bien conscience que ce cas ne doit pas être isolé et qu’il est la reflet d’une tendance à instrumentaliser, comme aux Etats-Unis, les "communautés religieuses" afin de balkaniser la citoyenneté, donc la République.

    C’est ainsi que la défense des principes FONDATEURS primordiaux de la laïcité rejoint naturelelment la défense de la démocratie représentative, les libertés civiques et les principes de saine gestion civique de la sphère publiquee.

    C’est un tout indissociable.

    Bien cordialement,

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