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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 18 mai 2013 07:56

    "Au-delà de Lacan, pour comprendre comment l’inconscient se structure comme le langage, j’ai eu besoin de me connecter à l’origine du langage, comprendre sa naissance et son développement.« 

    Toute ma théorie repose sur l’empathie, j’ai émis des hypothèses il y a une dizaine d’années que j’ai écrites dans un livre qui n’a pas été accepté par les éditeurs (2008). J’en avais fait tirer une dizaine d’exemplaire que j’ai ensuite donné à des associations d’aides aux victimes qui travaillent en réseau avec des psys, des AS, des avocats, des magistrats, des collectivités, etc. Certains pys et infirmières psys qui ont lu mes écrits m’ont recommandé de ne pas en parler avant que mon livre ne soit publié. J’en avais plus ou moins laissé tombé l’idée, car il manquait des bases scientifiques à mes théories que ces psys ont pu juger de »révolutionnaires« . En octobre 2012, les premiers résultats de l’étude que je cite dans la conclusion de mon dernier article sont parus, ils sont à proprement parlées »révolutionnaires" et corroborent en tout point ce que j’avais déjà constaté et symbolisé dans mon ouvrage. C’est ce travail de réécriture que je réalise au travers de mes articles. L’empathie étant à la naissance du langage et de sa compréhension, je ne serais pas étonné de découvrir chez Marcel Jousse des explications qui viennent étayer ma thèse.

    Tout à fait d’accord avec l’interprétation du nœud borroméen appliqué aux groupes ou aux institutions. C’était évident pour moi dès que j’en ai eu saisi le concept.



  • Philippe VERGNES 18 mai 2013 07:29

    J’ai trouvé ces vidéos de Kokuchi Sugihara géniales : ici ou là. Comme quoi !

    Cependant, une petite question s’impose, si « une image vaut mieux que mille mots », peut-on considérer qu’elle puisse également rendre encore plus « fou » ???

    (Je pense en particulier à ce qui se passe dans le cadre d’une communication non verbale).



  • Philippe VERGNES 18 mai 2013 06:55

    @ Alex, Emmanuel Aguéra, gordon71 et Loup Rebel,

    Extrêmement intéressantes vos prises de position qui me font penser à « la fantaisie en plusieurs dimensions » écrites en 1884 par Edwin A. Abbott sous le titre « Flatland ». Ce livre conte l’allégorie d’un carré (2D) dont le monde plat est mis en cause par l’intrusion d’une sphère (3D).

    Je n’avais absolument pas du tout saisi l’importance de cette lecture jusqu’à ce que je lise vos réactions, tant il était clair pour moi que « tout le monde » voit le monde en 3D. Vos certitudes me font prendre conscience que NON !!!

    Et cette différence est vraiment révélatrice du problème de nos représentations mentales. Ces biais cognitifs sont étudiés par les psychologues dans leurs études sur la prise de la décision et démontrent qu’en fait, il faut savoir se montrer très prudent dans l’interprétation de nos perceptions.

    Les objets impossibles ne sont possibles, pour reprendre la métaphore Edwin A. Abbott, QUE dans le monde du carré (2D). Pour passer au monde de la sphère, il faut « casser » (les « diluer » serait peut-être plus juste) ses représentations 2D. On appelle aussi cela « sortir du cadre ». Idem pour passer de la 3D à la 4D, etc.

    Ces échanges viennent de me faire prendre conscience du fait que certaines personnes doivent apprendre à « sortir du cadre » de la 2D (ce qui ne signifie pas y « renoncer »), pour rentrer dans celui de la 3D et peut-être plus pour les plus doués.

    Diverses représentations d’objets impossibles qui aident à sortir de ce cadre ici, ici et là (à la fin de la vidéo, il y a tout un tas de lien vers d’autres vidéos).

    Si après cela vous êtes toujours aussi sûr de vous (Alex & Emmanuel Aguéra), c’est peut-être que le monde en 3D « bouscule » trop violemment vos certitudes, d’où parfois des réactions qui peuvent passer pour « exagérée » aux yeux de ceux qui vivent en 3D.

    @ Loup Rebel,

    Ces réactions me font penser que les paradoxes visuels des objets impossibles ont les mêmes conséquences sur la psyché que les paradoxes sémantiques : « ils peuvent rendre fou ». Votre opinion ?

    En tout état de chose, merci à tous pour vos interventions et encore merci à l’auteur pour ce billet décidément très instructif.

    P.S. : @ gordon71, géniale la vidéo des figures d’Escher.



  • Philippe VERGNES 17 mai 2013 23:27

    Merci philouie... vous me flattez !!!



  • Philippe VERGNES 17 mai 2013 23:25

    Bonsoir Loup Rebel,

    Je ne voulais pas intervenir de plus (que ma citation ci-dessus) afin de préserver ce fil, surtout après avoir lu l’intervention de Volt qui s’exprimer sur la « rupture » du réel, de l’imaginaire et du symbolique chez les pervers (désolé pour les erreurs de retranscription du langage lacanien, mais c’est un code lexical que je ne possède pas).

    Je connaissais les rapports courtois qu’ont ensemble Volt et JL et il n’était nullement question pour moi d’interrompre Volt par des questions impromptues qui auraient pu raviver certaines « guéguerres » intestines.

    Je me suis donc abstenu et lorsque j’ai lu le post de Bur K et le votre, j’étais certain de la réaction de Volt. Cela n’a pas fait un pli. C’est la raison pour laquelle je vous avais invité sous mon article en vous demandant de ne pas prendre part dans ma querelle avec JL au cas où, justement, Volt dont j’ai déjà pu mesurer la sagesse, puisse poser un œil critique sur les hypothèses que j’avais pu avancer dans mes écrits. Je ne fais là que poser un constat et je n’émets aucun jugement envers qui que ce soit. Pour avoir observé les « tours de paroles » des uns et des autres, j’ai pu voir qui pouvait avoir des griefs à formuler envers qui et pourquoi.

    De par ses précédentes interventions, Volt m’avait déjà convaincu de m’intéresser à la philosophie lacanienne pour laquelle j’éprouvais de sérieuses réticences pour ne pas dire des réticences plus que sérieuses. Ce n’était pas un jugement, au contraire des intentions que l’on me porte parfois, je ne commets pas d’empressement à porter un avis définitif sur un auteur ou qui que ce soit d’autre et il « faut m’en faire », comme on dit, pour que cela se produise (ce que j’exprime par franchir le Rubicon).

    Aussi, Volt, puis vous par la suite, m’avait convaincu de m’intéresser aux théories lacaniennes, d’autant que je découvre en lisant les liens que tous deux m’avaient déjà communiqués, que ses recherches portaient en fait sur l’un de mes principaux centres d’intérêt concernant les perversions (morales, je précise), c’est-à-dire le langage. Ce que j’ignorais totalement.

    Ceci dit, j’ai vraiment apprécié cette balade bucolique qui fut pour moi très instructive.

    J’aivais également tiqué sur l’expression « Si toutefois on brise l’un des trois, quel qu’il soit, les deux autres sont séparés », car je me suis posé la question de savoir comment est-il possible de « briser » un de ces trois anneaux et que se passe-t-il alors dans ce cas là ?

    J’ai donc cliqué sur les liens que vous nous aviez communiqués. Ce, avec d’autant plus d’intérêt que je me passionne beaucoup pour les « objets impossibles », les illusions d’optique, ou les biais cognitifs qui sont des les erreurs de perceptions (je comptais proposer prochainement une présentation du livre « Système 1 / Système 2 : les deux vitesses de la pensée » de Daniel KAHNEMAN pour expliquer comment nous nous leurrons tous dans nos interprétations de la réalité). Ces erreurs de perceptions forment ce que j’appelle des « chausses trappes » de la pensée, véritable piège cognitif très difficile à déjouer. C’est ce qu’on pourrait appelait une « auto-manipulation » (deux livres intéressants viennent de sortir récemment sur le sujet).

    Je n’ai pas lu les articles vers les liens que vous avez insérés, mais j’ai longuement observé ces anneaux tout en envisageant mentalement différents cas possibles pour savoir ce qui se passait si un des trois anneaux se « brisait ». Bien que connaissant ces figures, je ne m’étais jamais posé la question ainsi. Rien trouvé. J’ai lu votre article, j’ai commencé à comprendre. Je suis retourné voir vos liens et là, j’ai trouvé une solution (parmi tant d’autres) : celle que vous en avez donnée. À savoir, aucun des trois anneaux ne peut-être brisé, ils ne peuvent seulement qu’être « altéré », ou « déformé ». C’est du moins l’interprétation que j’en ai faite à ce moment-là, d’où ma citation insérée ci-dessus. J’en ai également déduit que le terme « briser » n’était pas à prendre au premier degré, mais posait un paradoxe qui nécessitait d’être résolue… dans l’in-dissolue. Cet exercice m’a tout simplement fait « toucher du doigt » la « puissance » de la vision métaphorique du « réel » selon LACAN et c’est pour cela que je vous ai dit merci.

    En effet, mon appréhension de ses théories vient entre autres choses de sa déclaration qui disait « que seuls les pervers savaient bien parler de la perversion ». LE problème est moins évident que cette simple assertion n’y paraît et le fait même que le « sujet supposé savoir » (LACAN ici) occupe une place de figure d’autorité a malheureusement créé quelques confusions. Même les grands hommes ont parfois commis des bourdes qui ont fait plus de mal que de bien. Du peu que j’ai pu en lire, LACAN parlait bien de perversion sexuelle et non pas de perversion morale (perversité). Dans l’histoire de la psychanalyse, peu d’écrits ont été consacrés à la perversion morale excepté sur la théorie de la perversion narcissique. Il existe des différences singulières entre les deux que j’ai déjà expliquées dans deux commentaires sous mon premier article (Par Philippe VERGNES (---.---.---.185) 11 décembre 2012 15:08 & Par Philippe VERGNES (---.---.---.185) 13 décembre 2012 11:28). LACAN était un sage, il faut le reconnaître. Mais ce qu’il disait des personnes qui s’intéressent aux perversions sexuelles ne peux pas s’appliquer de façon aussi générale à celles qui étudient les perversions morales, car pour des raisons qu’il me faudrait peut-être aussi développer, il y a un autre type de public qui s’intéresse de près à la perversité : se sont leurs victimes. L’image que je peux en donner est celle-ci et vous me corrigerez si elle n’est pas appropriée : alors que dans un « crime sexuel », les victimes refusent généralement de comprendre l’agression dont elles ont été victimes ; dans les agressions morales, les victimes éprouvent la nécessité de comprendre leur agresseur.

    Je perçois mieux les différences de points de vue et pourquoi RACAMIER n’a que très peu cité LACAN dans son œuvre : à ses yeux, bien que de nombreuses similitudes puissent être trouvées, il ne parlait pas de la même « chose » et souhaitait démarquer son concept des perversions sexuelles jusqu’alors étudiées par la psychanalyse. Sous cet aspect là la perversion narcissique serait une forme de psychopathie très évoluée (en fait l’aboutissement d’un mouvement perversif dont la description est beaucoup plus fine que pour celui de la psychopathie) et bien que dans le champ sémantique, les délinquants sexuels soient de plus en plus appelés « psychopathes sexuels » (ce qui n’est pas forcément toujours le cas), les pervers narcissiques s’en distinguent à plus d’un titre.

    C’est là que l’on retrouve toute l’importance du langage et la nécessité de la recherche d’un sens commun par coconstruction dans l’échange. Ce qui n’enlève rien à l’approche de la perversion narcissique par la parole et ses paradoxes (« serrés » ou « ouvert »). Tout au contraire !

    Mais ce qui me surprend toutefois, c’est la quasi absence des études psychanalytiques qui se sont intéressés aux paradoxes. Je n’en connais que quatre H. SEARLES, P.-C. RACAMIER (le premier en France), D. ANZIEU et R. ROUSSILLON.

    En tout cas, votre billet est excellent pour l’intérêt pédagogique qu’il contient.

    Merci encore !

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