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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 16 mai 2013 14:40

    Que répondre à quelqu’un qui se fait tout à la fois les questions et les réponses ???

    Vous pouvez me dire ???

    Si vous vous faites les questions et les réponses comme en témoignent vos deux précédents messages, c’est que vous refusez les « tours de parole » et donc la communication qui va avec, non ???!

    C’est pas ça ???



  • Philippe VERGNES 16 mai 2013 14:30

    Bonjour Bur K,

    Content de vous voir poser la question, car peut-être cela permettra à Hervé Hum de développer son concept.

    Loin de moi l’idée de vouloir me livrer ici à une explication à sa place, mais simplement vous indiquez (et à lui aussi) comment moi j’ai interprété la « chose » (peut-être faussement ce qu’aura tout loisir de corriger Hervé Hum et qui me permettra également ainsi d’approfondir sa notion).

    Je pense que ce concept lui est tout à fait personnel, j’y reconnais là (par analogie) le genre de « construction » (grille de lecture personnelle) des « cerveaux droits ».

    Très schématiquement (mais alors « TRÈS » et ne m’en veuillez pas, car c’est vraiment bien plus complexe que cela), les individus « cerveaux gauches » ont une intelligence dîtes « rationnelle » et raisonne principalement de façon « linéaire » (dialogique ou séquentielle) et les individus « cerveaux droits » raisonnent selon une intelligence dîtes « en arborescence » (analogique). Dans la réalité, nous utilisons tous plus ou moins les facultés de nos deux hémisphères, mais dans notre société actuelle, typiquement « cerveau gauche », il y aurait une proportion de 80 % de ces derniers pour 20 % de « cerveaux droits ».

    Il n’y a pas à juger si cela est « bien » ou « mal » : nous avons impérativement besoin des deux pour évoluer. Mais si je précise ceci, c’est parce que pour comprendre son concept de DCE, il faut connaître le « parcours » (le chemin de croix dans notre société devrait-je dire) que mènent les "cerveaux droits" pour se frayer un chemin dans un monde qui leur est « étranger ».

    Aussi, si je peux « comprendre » sa grille lecture, c’est surtout parce que je « connais » ce mode de fonctionnement qui fait écho en moi avec les différents niveaux de communication en pragmatique (un excellent article à ce sujet ici et si cela vous intéresse, il y a aussi un lien sur ce site vers un document très bien fait d’une quarantaine de pages) et que je connais également le monde très « mystérieux » des « hypersensibles ».

    Mais je vous avoue que je n’ai pas le cœur à tenter pour le moment de résumer tout ça : j’en parle également dans une interview ici. Peut-être le faire-je un jour, car ce n’est pas éloigné du principal sujet que je traite ici. En espérant que ces quelques remarques vous aurons quelque peu « éclairé » en attendant la réponse de Hervé Hum.

    En tout cas merci pour ce bel effort de compréhension !



  • Philippe VERGNES 16 mai 2013 13:56

    Bonjour JL,

    De mieux en mieux : comme selon vous je vous ostracise (c’est toutefois vous concernant l’arroseur arrosé), je suppose que vous vous prenez pour un « porteur de lumière » ???

    C’est cela ???



  • Philippe VERGNES 16 mai 2013 12:21

    Ha oui... j’oubliais une précision importante : la théorie de la perversion narcissique est une théorie des conflits comme je l’explique dans mes quatre premiers articles sur le sujet.

    Aussi, ce n’est que dans le conflit que le pervers narcissique se dévoilent vraiment. Comme à l’image du vampire : il fuit la « lumière » = mise à jour de ses stratégies (et bien d’autres choses encore, mais chut... cela reste secret).



  • Philippe VERGNES 16 mai 2013 12:13

    Bonjour Hervé Hum,

    Je trouve sincèrement remarquable l’analyse de la psychopathie telle que vous la faite au travers de votre grille de lecture.

    Les articles Wikipédia ne sont pourtant pas un modèle du genre : il était très mauvais sur celui de la perversion narcissique et bien que des améliorations y ont été apportées, il comporte plein d’erreurs et de mauvaises sources (confusion dans les textes) qui décrédibilisent la théorie. Toutefois, celui sur la psychopathie est beaucoup mieux référencé.

    Ce que je relève de votre analyse, bien que ne pratiquant pas votre « langue » que je trouve fort perspicace pour exprimer votre vision des choses, voici ce que j’en pense et comment je la réinterprète à ma manière.

    Tout d’abord : nous sommes bien d’accord sur votre postulat de départ sur le fait que « l’Univers est un jeu de miroir ».

    De ce point de vue et une fois que l’on a posé ce constat, j’ai beau réfléchir, je ne vois vraiment pas comment imaginer les choses autrement. Ce détail à une importance capitale dans la psychopathie et ce n’est pas pour rien que j’ai cité Primo LEVI en introduction de mon article sur la relation d’emprise lorsqu’il écrit dans son livre « Si c’est un homme » : « « Le sentiment de notre existence dépend pour une bonne part du regard que les autres portent sur nous : aussi peut-on qualifier de non humaine l’expérience de qui a vécu des jours où l’homme a été un objet aux yeux de l’homme ».

    Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est cette expérience non humaine que font vivre les psychopathes (ou pervers) à leur « proie » (terme que je préfère à celui de « victime » se référer ici encore à l’article de Savério TOMASELLA déjà cité de nombreuses fois en lien dans mes commentaires).

    Sur votre notion de DCE et surtout sur votre remarque : « Sachant que cette théorie considère que chaque dimension reste vivante à l’intérieur de chaque individu. Ceci rendant les choses infiniment complexes et compliquées ! » que j’avais anticipé avant de la lire tout en prenant connaissance de votre concept ; je dirais de plus que chaque dimension peut évoluer dans différentes directions sans pour autant accéder au niveau supérieur de conscience. Ce que vous sous-entendez très bien en situant, plus bas dans votre commentaire, les pathologies les plus graves au plus bas niveau de conscience.

    Or, la psychopathologie est située au niveau du stade du miroir pour les lacaniens (ce dont Loup Rebel parlerait bien mieux que moi) ou au stade anal pour l’école freudienne. Il s’est passé « quelque chose » à ce moment là du développement de l’enfant qui lui interdit de se voir dans le miroir d’autrui. Son développement affectif a été stoppé, mais pas son développement rationnel. Et dans bien des cas, certains psychopathes « successful » ont sur-compensé cette absence de développement affectif par une hyper-rationalisation. À tel point que le développement du langage et leur aisance dans le discours sont bien souvent supérieurs à la moyenne de la population. Au niveau des mots, ils n’ont aucune difficulté à manier les mots désignant des objets, ustensiles ou autre qui sont « palpables », mais ils ont la plus grande difficulté avec les mots à consonances affectives : ils en ont des représentations étriquées (car non « ressenties ») qui les « dénaturent » de leur partie émotionnelle.

    Cela explique qu’il traite les autres comme des objets. Cependant, il y a quelques subtilités à ce niveau sur lesquelles j’essaierai de revenir dans mon dernier article ; celui où je souhaiterais aborder le problème central de toute cette pathologie qui est l’empathie. Pour quelqu’un qui possède une grille de lecture telle que la vôtre, vous pouvez d’ores et déjà commencer à « percevoir » où je voudrais en venir dans ce prochain billet.

    Ce que je voudrais essayer de tenter avec vous, c’est de construire une métaphore pour conceptualiser la chose. L’image est que le pervers narcissique – p.n. – ne se voit pas dans le miroir (métaphore du vampire, d’où la critique de cette expression, car au sens du DSMIV, il n’est pas narcissique, il serait plutôt a-narcissique), mais cela ne veut pas dire que le p.n. ne souhaite pas se voir dans un miroir : il aimerait bien savoir ce qui s’y cache, car il garde tout de même le sentiment de quelque chose qui lui manque et sa plus grande frayeur (refoulée et inconsciente) et de ne rien trouver en se regardant dans la glace (sentiment de vide), alors il va chercher à « voir » ce qui se trouve derrière le miroir, n’ont pas de en le regardant de face, mais en le contournant par une « parabole ». C’est cette « parabole » symbolique, cette inflexion du sens des mots ou expressions jusqu’à leurs inversions qu’exprime son langage qui se présente sous la forme de paradoxes et/ou d’une dialectique éristique.

    Or, le paradoxe n’est ni « bon » ni « mauvais » (cf. mon article « la communication paradoxale »), seul l’usage que l’on en fait peut s’avérer « bon » ou « mauvais » selon que la personne qui l’a émis le reconnaisse (mise en sens = coconstruction = création) ou le nie (suppression du sens = dénégation de la communication = destruction par inversion).

    Sur votre définition de la conscience, rien à dire non plus, si ce n’est que cela implique bien des choses au sujet de la « conscience » des p.n. sinon, je rajouterais que pour quelqu’un qui a puisé sa source dans des infos de qualités « passables », le résultat est surprenant.

    Bonne journée !

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