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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 16 mai 2013 07:12

    Autre question : cette quatrième dimension de la « novlangue » du psychopathe est une idiosyncrasie personnelle ou individuelle. C’est exactement cela : les « novlangues ». Comment qualifier correctement cette particularité supplémentaire ?



  • Philippe VERGNES 16 mai 2013 06:38

    Bonjour Loup Rebel,

    Et merci de nous faire part de vos réflexions…

    Que n’y ai-je pas pensé ?

    J’ai pas les mots pour le dire : mais c’est bien sûr ! Eurêka !

    À vous lire vos commentaires sous divers sujet, j’avais bien l’intuition que vous pourriez me suggérer des solutions pour développer les idées émises dans cet article. J’ignorais que « le concept d’un inconscient structuré comme un langage était né sous sa plume (LACAN)  ».

    C’est exactement ce que je voulais insinuer en introduisant mon article sur la communication paradoxale par : « “Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu”. [Traduction du Prologue de l’évangile de Jean. Le texte original grec fait mention du terme « Logos » qui est soit traduit par « Verbe », soit par « Parole ».] Et si la Parole (le Verbe ou le Logos) était aux humains ce que le langage informatique de programmation est à l’ordinateur ? »

    Article que j’ai souhaité rédiger en premier pour introduire celui sur la relation d’emprise et ce dernier sous lequel nous discutons. Je comprends donc de mieux en mieux pourquoi LACAN a été le philosophe le plus détesté de sa génération (ou le moins aimé, je ne me souviens plus très bien de votre remarque à ce sujet, mais l’idée est la même). Une génération qui vouait un culte à l’innée.

    Avez-vous entendu parler de l’hypothèse Sapir-Whorf  ? En linguistique, cette conception a été « ridiculisé » et « laminé » par le très important et surpuissant courant chomskien qui postule pour une acquisition innée d’une grammaire universelle. Théorie encore largement dominante à l’heure actuelle. Or, avec l’avènement des neurosciences (récent), la théorie chomskienne est en train de s’effondrer comme un château de cartes, réhabilitant par là les hypothèses lacaniennes et relançant également les recherches en ce sens.

    C’est le nouveau postulat de l’apprentissage implicite du langage. Comme quoi : « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » (Lavoisier).

    Bref, pour revenir à ce qui nous concerne ici au sujet de la « novlangue » (entre guillemets) des psychopathes, nous pourrions dire que ce langage possède les trois dimensions de la novlangue orwellienne (là sans guillemet puisque correspondant à la véritable définition de ce terme), PLUS une quatrième qui est son idiosyncrasie.

    Nous sommes donc là dans « quelque chose » qui, en rajoutant une dimension à cette problématique, en complexifie l’approche mais tout se recoupe. Cela explique bien des choses, notamment pourquoi il est si difficile d’appréhender la psychopathie.

    En même temps, cette quatrième dimension est d’une évidence. J’ai déjà donné plusieurs conférences sur la manipulation en précisant bien à chaque fois une chose : pendant la phase de « séduction » le pervers narcissique repère chez sa proie ce que je nomme des « mots stigmates ». Nous avons tous nos propres mots stigmates, ceux qui vont nous « hérisser l’échine » lorsque nous les entendons. Une fois, ce repérage effectué, il abusera de ces « mots stigmates » pour, dans les « tours de parole » d’une discussion, réussir à vous faire « péter les plombs » afin d’asseoir son emprise sur vous et s’assurer (se rassurer, cf. commentaire de Morpheus) de son immunité conflictuelle. Et la suite… bhein, j’peux pas la dire sur un forum de discussion public. Mais, si le sujet vous intéresse au-delà du débat public, j’ai encore plein de détails à expliquer (dont certains feront l’objet d’autres articles) sur cette histoire de « mots stigmates ».

    Ainsi, n’avoir pas pensé à cette idiosyncrasie alors que j’en parle tout le temps… J’vous autorise à me dire que j’suis « con ». smiley !

    En tout cas, vraiment merci !

    Maintenant, la question se pose de savoir comment faire partager cela, en premier lieu, aux victimes de ces prédateurs (cf. Savério TOMASELLA déjà cité) ?

    C’est-à-dire comment toucher leur conscience altérée et « décervelée » par des années d’un « effort pour rendre l’autre fou » afin qu’il puisse mettre des mots sur leurs maux et espérer s’en sortir ?

    L’avantage avec un terme connu comme celui de « novlangue », c’est qu’il touche beaucoup de monde et remplit la fonction d’information auprès des différents domaines touchés par la psychopathie, à savoir, le politique, le social, le juridique et le psychiatrique. Là, pour l’heure, je cale.

    À suivre donc !!!

    Cordialement,

    P. S. :
    Heu… Pour le temps, aucun problème. Si d’autres pensées vous viennent à l’esprit, je recevrais toujours une alerte mail m’indiquant un nouveau message. Sinon, il y a aussi mon blog. Finalement JL avait bien raison : c’était bien un appel au secours que je vous avais lancé et auquel vous avez répondu, sauf qu’il se trompe d’appel au secours. On parlait pas du même smiley



  • Philippe VERGNES 16 mai 2013 04:48

    Bonjour Bur K,

    Si ce n’est que je partage votre sentiment, que dire de plus ?

    "Personne ne semble le voir venir, mais la monté en puissance des réponses violentes aux provocations des nababs qui étalent leur opulence sur les champs Élysée, au Trocadéro, ou ailleurs, est le signe de l’imminence du point de non-retour avant la révolution.« 


    Cela fait environ une vingtaine d’année que j’alerte les gens autour de moi sur »l’imminence« de la chose. C’est pas pour rien que je dis que je la sens venir gros comme un »porte-avion« . J’ai toujours était pris pour un »fou« . Je ne suis pas un »intellectuel« , »philosophe« , »politique« ou je ne sais quoi d’autre et ma voix n’a jamais compté. Sous la pression de deux »forces« contraire, je sens les choses »bouger« comme jamais auparavant, bizarrement, et ce depuis tout récemment, pour mon entourage, je ne suis plus »fou« ET le discours est maintenant : »bien sûr que c’était évident ce qui nous arrive« .

    J’en suis scotché, mais cela me donne une très belle leçon sur ce que peut être le déni individuel et collectif. Je songe alors à la citation d’Arthur SCHOPENHAUER :  »Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence« .

    Je connais bien cet adage dont je peux confirmer la pertinence pour l’avoir maintes fois vécu et dans diverses contextes, à un niveau institutionnel départemental et régional (vis-à-vis de la prise de conscience des élus de ses collectivités face à de très lourds dossiers de conflits d’intérêts, etc.). On a l’impression de se battre contre des moulins à vent, trop rigide pour »bouger", mais sur quatre dossiers traités, j’ai gagné à chaque fois à la grande stupeur des gens que je représentais. Je sais donc aussi par expérience qu’il y a des solutions toutefois extrêmement difficile à mettre en œuvre. Et LA toute première de ses conditions est de dénoncer la manipulation : TOUJOURS. C’est constant. Si on ne le fait pas, c’est foutu d’avance.

    Même si ce qui nous arrive semble être catastrophique, ne nous résignons pas pour autant.

    Cordialement,



  • Philippe VERGNES 15 mai 2013 23:12

    Bonsoir Muriel74,

    Merci pour votre commentaire (et cet encouragement).

    D’une certaine manière, nous pourrions dire que oui, mais cela relève toute foi davantage de la communication paradoxale, indissociable du langage non verbal également. Cet article en lien, le suivant sur l’emprise et celui-ci sont indissociables, tout comme ils prolongent également les quatre premiers billets que j’avais rédigés sur la perversion narcissique.

    COLRE m’a fait ci-dessous une suggestion de synthèse, j’y songerais, mais je dois encore rédiger au moins trois articles pour aborder d’autres aspects de cette problématique dont le plus important est, à mes yeux, l’empathie où le langage non verbal à toute sa place. Cela ne sera toutefois pas pour tout de suite (j’espère finir ces trois articles avant la fin de l’année).

    Cordialement,



  • Philippe VERGNES 15 mai 2013 22:59

    Bonsoir COLRE,

    Vous ouvrez des perspectives drôlement intéressantes à ces débats. J’ai bien tout compris ce que vous me dîtes et figurez-vous que je me pose à peu près les mêmes questions et je dois dire qu’en venant poster ici mes articles, vu la qualité de certains contradicteurs, petit à petit...

    Sur votre pessimisme, et votre constat qui en découle : bien évidemment, comme vous le dîtes, c’est pas gagné !

    J’en ai bien conscience. Je me refuse cependant à baisser les bras sans rien tenter à ma petite échelle, d’autant que j’ai encore beaucoup à dire sur le sujet et que je n’ai pas abordé le point le plus important à mes yeux. C’est peut-être insignifiant ou inutile, je l’ignore, mais à vrai dire, je ne me pose même pas la question et j’avance par à pas en gardant le cap que je me suis fixé.

    Pour ce qui est de la banalité du langage et de sa perversion, oui forcément je répondrais à cela dans le post que j’adresserais à Loup Rebel, car il a inséré une citation de Pierre BOURDIEU qui est particulièrement éclairante. C’est ce qu’avait constaté déjà à l’époque Alfred KORZIBSKY lorsqu’il a inventé la Sémantique Générale. Je m’y réfère assez souvent dans mes commentaires.

    Votre question sur la connexion que j’opère entre « novlangue » et psychopathe est fort judicieuse. C’est même bien pour cela que j’ai mis des guillemets à « novlangue » pour l’associer à psychopathe (sans guillemet pour ce dernier terme, bien que ça « géographie » recouvre un vaste domaine). Si vous avez lu mes articles, vous constaterez que je fais même un usage « excessif » des guillemets dans mes articles. Les guillemets ne sont pas placés au hasard et ont un sens bien défini, mais je constate finalement que peu de commentateurs en comprennent l’intérêt dans le « clavardage ».

    En fait le langage des psychopathes est un langage « novlangue », mais avec la particularité d’être unique à chaque personne comme l’a très bien relevé Loup Rebel. Cela rajoute donc un sens supplémentaire au terme « novlangue » qui serait celui de son « unicité individuelle ». Et là, il est évident que ça se discute : c’est à cela que sert le débat.

    Par ailleurs, au sujet de l’emploi du mot psychopathe ou pervers, le plus gros problème c’est qu’il recouvre tous plusieurs dimensions qui ont cependant la particularité d’accueillir la désapprobation (« répulsion » ?) de l’opinion publique. Ce sont des termes très négatifs, mais pour être plus explicite voici ce qu’en pense ici Savério TOMASELLA. C’est assez instructif. J’ai fait une liste de mots ou d’expressions qui « nomment » tout ou partie de cette problématique : elle est affolante. Si je cherche bien, je devrais parvenir à recenser près d’une centaine de référents et tout autant de descriptions.

    Quel est le terme, le mieux approprié ?

    C’est une vraie question qui mériterait un vrai débat parmi les instances professionnelles concernées par cette problématique. Pour la HAS, comme je l’ai indiqué dans un précédent billet, l’expression retenue est OPEP pour Organisation de la Personnalité à Expression Psychopathique ou alors PLEP pour Personnalité Limite à Expression Psychopathique. Cette question soulève également de nombreuses autres que je ne peux développer ici faute de temps et de place.

    « Le langage est si puissamment polysémique et ambigu qu’il faut justement des facultés d’empathie pour vouloir déchiffrer le code sémantique de l’autre »

    Oui et c’est pour cela que je dis souvent que nous ne traversons aujourd’hui qu’une seule et même crise : une crise paradigmatique en raison de nos modes de pensée qui ne nous permettent plus de concevoir la complexité du monde tel qu’il est devenu aujourd’hui (cf. le post de Loup Rebel et la citation de Pierre BOURDIEU).

    Sur la mutation que vous constatez… aïe, aïe, aïe !!!

    Malheureusement, je la vois venir grosse comme un porte-avion et cela depuis longtemps déjà, c’est pour ça que je ne me résigne pas à tenter « quelque chose » à ma petite échelle. C’est vraiment pas une mince affaire que cette problématique, mais comme le dis l’adage, « pour vivre heureux vivons caché ».

    Faut-il pour autant devenir un reclus ?

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