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Philippe VERGNES

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  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 6 mars 2018 14:52

    @ arthes,


    Je plussoie.

    Le drame justement avec les victimes de p.n., c’est qu’elles sont attirées par empathie, puis manipulées et tombent dans la compassion sans s’en rendre compte (compte-tenu des effets inconscient qu’ont sur elles le décervelage et le meurtre d’âme). C’est une longue descente aux enfers. C’est la raison pour laquelle il est important d’en comprendre les mécanismes. Noter qu’aux niveaux des peuples, c’est exactement le même phénomène qui se produit. Toutes proportions gardées, cela va de soi.

    Par ailleurs, « faire preuve d’empathie » dépend très nettement du cadre de la relation que l’on peut établir avec un « dingue » (qui s’ignore la plupart du temps, sinon, ce serait trop simple !).

    « Faut pas contrarier les dingues... » vrai... je ne le conseille à personne (sauf si l’on veut en connaître un peu plus sur l’étendu de cette « folie »). smiley



  • Philippe VERGNES 6 mars 2018 14:42

    @ arthes et Mélusine ou la Robe de Saphir,


    Sur la question du « masochisme » (tout court), voir également Ferenczi... et à sa suite Racamier. Tant il est vrai que la complexité des relations humaines et des modèles que nous « introjectons » est diverse et variée. Tout dans un couple ne se résume pas en effet au seul « masochisme » féminin et ce masochisme-là est bien plus la conséquence de traumatismes subis que de fantasmes refoulés. Sur le couple « masochisme-sadique » tel qu’envisagé par Freud, voir la déconstruction qu’en a fait Deveureux d’après l’étude des auteurs qui ont inspiré ces concepts.

    A noter également que pour la psychanalyse orthodoxe et traditionnelle, il y a un déni totale du phénomène d’expulsion psychique ou de transmission psychique. Or, c’est bien ce psychovirus qui altère pour une grande part la qualité des relations humaines. L’homme mauvais par nature est un mythe. Il serait même plutôt « précablé » pour être bon si les choses ne se gâtaient pas très rapidement par la suite.

    Quoi qu’il en soit :
    « Un vieil indien explique à son petit fils que chacun de nous a en lui deux loups qui se livrent bataille. Le premier loup représente la sérénité, l’amour et la gentillesse. Le second loup représente la peur, l’avidité et la haine.
    ’Lequel des deux loups gagne ?’ demande l’enfant.
    ’Celui que l’on nourrit’, répond le grand-père. » (Sagesse amérindienne)


  • Philippe VERGNES 6 mars 2018 13:49

    @ Mélusine ou la Robe de Saphir,


    « La manipulation perverse aujourd’hui m’intéresse surtout au niveau politique et sociétal,... »

    C’est exactement l’objet de mes recherches et les raisons pour lesquelles j’ai fini par intégrer un groupe théorico-clinique animé par le Dr J.-.P. Caillot (l’un des successeurs de Racamier avec lequel il a été le co-fondateur du CPGF). C’est au départ la totale absence de bon sens de nos dirigeants qui m’a entraîné (« poussé »), il y a de cela vingt cinq ans, vers ce type de recherches. Et depuis le temps, si j’en avais eu les moyens, j’aurais déjà depuis longtemps toutes mes « accréditations » en matière de criminologie. (Invité depuis des années à valider mes compétences en suivant les cours du Dr qui est à l’origine du premier diplôme de criminologie en France, je n’ai, pour l’heure, jamais eu les ressources pour me lancer dans cette formation, mais je ne renonce pas pour autant.)

    « ... même métaphysique et artistique. »
    L’histoire de la « manipulation » de l’art et par l’art serait à développer, car elle est pour moi évidente. Elle a pour fonction d’agir sur le registre symbolique et donc celui de nos représentations. Il est notoire pour qui sait observer que cette manipulation est de nature perverse (ex. l’affaire du plug anal exposé place Vendôme). Etc.


  • Philippe VERGNES 6 mars 2018 12:10

    @ Mélusine ou la Robe de Saphir.,


    J’ai plusieurs fois croisé la référence aux travaux de Bettelheim lors de mes recherches, mais je n’en ai pas encore pris connaissance. Etant donné qu’un de mes futurs, futurs articles devraient être consacré à Ferenczi, j’irais jeter un œil à son ouvrage.

    Concernant le concept d’identification à l’agresseur de Ferenczi, attention à ne surtout pas le confondre avec celui d’Anna Freud, seule définition qu’en a retenu la psychanalyse orthodoxe ou traditionnelle. Ferenczi, c’est d’un tout autre niveau... Ô combien plus précise et précieuse pour comprendre les conséquences des traumas sur le psychisme. Le syndrome de Stockholm n’est qu’une resucée terriblement appauvrie du concept de Ferenczi.


  • Philippe VERGNES 6 mars 2018 10:27

    @ Bonjour velosolex,


    Et merci pour votre commentaire qui vient enrichir cet article déjà long.

    Cette mort de l’âme est effectivement un panel d’expériences très différentes sur lequel un nombre considérable de facteurs peut jouer. Effectivement, le livre de Noami Klein sur la stratégie du choc explique également se phénomène qui peut être assimilé à un processus de soumission... pour sa survie. Et comme vous le faites si bien remarquer, le processus est similaire sur un plan individuel autant que collectif. « Pactiser avec le bourreau », c’est ce que S. Ferenczi (et non pas Anna Freud) a appelé « l’identification à l’agresseur ». Concept que l’on connait désormais dans sa forme très réductionniste, donc mutilé et mutilante, de « syndrome de Stockholm ». Des articles à venir en perspective, car nous y sommes en plein... et c’est l’une des principales raisons qui fait que les peuples ne se rebellent pas contre leur geôlier. Si nous sommes des moutons... c’est que nous y sommes conditionnés.
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