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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 9 février 2018 15:17

    @ Xenozoid,


    Je viens de vérifier et de voir que votre article sur le pouvoir était finalement paru. D’ordinaire, je plussoie tous les articles en modération qui traite de ce sujet quel qu’en soit l’opinion exprimée. J’irais y (re-)faire un tour pour me le remémorer, car j’avais attendu un moment avant qu’il ne paraisse.

    Merci pour cette citation d’Huxley. Cependant, ce qu’il ne pouvait pas prévoir de son temps, c’est que nos ingénieurs sociaux ont trouvés mieux encore qu’une méthode pharmacologique à l’attention des gens pour leur faire aimer leur servitude et les maintenir dans un état d’apathie qui les rend dociles, soumis, serviables et manipulables à souhait. C’est le « décervelage » (un lavage de cerveau qui conduit au meurtre de l’âme, sujet de mon prochain article à paraître début mars) dont les la bases biologiques font mieux encore que toutes les pharmacopées que l’on a pu développées jusqu’alors. Nul besoin de « soma » désormais !


  • Philippe VERGNES 9 février 2018 14:47

    @ Bonjour Xenozoid,


    « On a dépassé Orwell depuis longtemps, ce n’était pas de l’anticipation, c’était un constat... »

    Exact... je n’avais pas pris soin de lire votre commentaire lorsque j’ai rédigé le mien, mais je ne dis pas autre chose ci-dessus. Et on peut en dire autant d’Aldous Huxley, lire notamment son auto-critique Retour au meilleur des mondes.


  • Philippe VERGNES 9 février 2018 14:07

    @ Luc-Laurent Salvador,


    Précision importante s’il en est. Dans le cas inaugural qui a fondé les études de Freud sur la paranoïa, le véritable paranoïaque n’était pas Daniel-Paul Schreber (le « président »), mais son père, Moritz. C’est une histoire à connaître, car elle n’est pas étrangère à la montée du fascisme de l’Allemagne nazi. Je traiterais de ce sujet dans un prochain article.

    Ainsi, si le cas « paranoïde » rentre bien dans la pathologie, c’est plus discutable du point de vue de la paranoïa (celle que l’on appelle « paranoïa de caractère » ou « perversion paranoïaque »). Lorsque l’on parle de « psychose paranoïaque », c’est en faisant référence à la « schizophrénie paranoïde ». Dès lors, un amalgame et une grande confusion sont entretenus entre ces différents états du moi (moi souffrant dans la schizophrénie paranoïde et souffrance expulsée chez autrui dans la paranoïa que l’on dit de caractère, d’où sa perversité).

    Il ne faut pas oublier que le véritable paranoïaque est atteint de ce que Sérieux et Capgras ont appelé « Folie raisonnante » qui se reconnait essentiellement à ses délires d’interprétation (cf. leur ouvrage « Folie raisonnante et délire d’interprétation »). C’est-à-dire que le paranoïaque ne souffre pas d’hallucinations délirantes comme le paranoïde. Le concept de folie raisonnante découle d’une autre dénomination plus ancienne de « folie lucide ». Il y aurait beaucoup à corriger dans nos représentations de ces différentes notions, car tout a été fait pour « effacé » ce savoir dans nos enseignements actuels. Normal... les fous lucides sont au pouvoir et tirent les ficelles. Pas si folle que ça la guêpe : elle ne va pas vous donner les outils qui pourraient vous permettent de l’identifier : la novlangue, c’est maintenant et depuis bien avant 1984. Sauf que nous n’en prenons conscience qu’aujourd’hui. Lorsque l’on cherche bien l’origine de tout ça, nous avons des millénaires de retard (cf. la civilisation sumérienne), mais au niveau de la manipulation des masses, c’est un siècle de retard que nous avons (cf. Aldous Huxley déjà cité dans un commentaire sous votre précédent article).

    La « norme » serait dans ce cas là à déterminer RIGOUREUSEMENT et pour cela, les seuls auteurs qui ont entrepris cette tâche ont soit été harcelés, diffamés, calomniés, méprisés, etc., soit tout simplement ignorés.

    Si l’on développait jusqu’au bout l’analyse des paranoïas, on s’apercevrait que cette « pathologie » (qui devient bien une « norme » sous l’influence de divers facteurs) n’est que l’aboutissement extrême d’une société matérialiste dont les fondements sont une science sans conscience née en même temps que la révolution industrielle. Il n’y a pas de hasard en ce bas monde : « Le mental intuitif est un don sacré, le mental rationnel un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don. » (Albert Einstein)

    Aujourd’hui, le serviteur fidèle à tellement pris le « melon », qu’il se prend pour seul maître à bord. On est alors dans la paranoïa (de caractère et pour faire court). smiley


  • Philippe VERGNES 9 février 2018 12:13

    « ... qu’il est certain... »


    Sur l’absence de sens critique et la volonté de rendre les masses ignorantes, connaissez-vous l’agnotologie ?


  • Philippe VERGNES 9 février 2018 12:10

    @ Bonjour Christian Labrune,


    « Pas un seul poing levé... » non, mais... « l’homme qui refusa de faire le salut nazi ».

    Après, les masses sont désormais tellement décervelées qu’il est certains que nombreux sont ceux qui se résignent en attendant le pire.

    « C’est cette unanimité des masses abruties par les pires propagandes, totalement dépourvues de sens critique, ... »

    Certes, et comme vous je ne m’en réjouis pas, mais cela est voulu et organisé « rationnellement ». C’est bien ce qui est tragique dans cette histoire.
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