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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 26 janvier 2018 20:08

    @ Mélusine ou la Robe de Saphir,


    Sifnéo et les patients alexithymiques sont cités par Racamier... dans son exposé sur le deuil originaire. smiley


  • Philippe VERGNES 26 janvier 2018 19:09

    @ Luc-Laurent Salvador,


    Réponse empreinte de sagesse.

    Oui, il faut savoir gérer... je confirme ! Bon avec le temps, j’ai fini par apprendre, mais le doute m’assaille toujours même si je ne regrette rien. J’ai fais le choix de la lucidité et de la vérité depuis bien longtemps, mais ce choix à parfois un prix excessivement élevé et il faut avoir les épaules sacrément solides pour le supporter. Aussi, il est parfois humain de se laisser aller. smiley


  • Philippe VERGNES 26 janvier 2018 14:26

    @ Luc-Laurent Salvador,


    Pas de quoi...

    Votre article s’inscrit dans le cadre de plus amples recherches que je mène depuis des années (plusieurs décennies même) et qui m’ont conduit à me porter plus particulièrement sur l’étude des perversions... autres que sexuelles. C’est-à-dire la perversité ou les perversions morales.

    Il représente à ce titre un nouvel élément qui permet de dessiner un tableau d’ensemble peu réjouissant. Je confirme en tout point votre sentiment que j’ai commencé à avoir pour ma part il y a plus de vingt-cinq ans de cela. En prenant comme point de départ cette période de ma vie, je n’ai plus de doute quant à cette accélération que je dis souvent exponentielle et qui est visible désormais par de plus en plus de monde. C’est ce dont je parle dans la plupart de mes articles pour ceux qui sont capables d’en saisir le sens. Pour les autres, je pense que nous n’avons malheureusement plus le temps de regarder dans le rétro pour savoir qui reste sur la touche.

    Sur Huxley, il faut certes lire Le meilleur des mondes, mais surtout et plus particulièrement enchaîner sur l’autocritique que fait Huxley lui-même de son roman : Retour vers le meilleur des mondes. C’est sur elle que portait mon commentaire précédent. Quant à Orwell, il ne faut pas manquer La ferme des animaux et bien entendu 1984. Ceux qui ont su faire ou pu faire les liens entre ces deux auteurs et leurs analyses ne peuvent que conclure que nous sommes bien dans un scénario tel qu’ils ont su le prophétiser. La novlangue que définit Orwell dans 1984 est connue, mais ce qui l’est moins, c’est son concept de double-pensée qui est prototypique de la pensée perverse telle qu’elle a été définie par P.-C. Racamier (lire notamment « La mondialisation de la perversion narcissique - Entre guerre économique et guerre psychologique », relire « Où est Charlie ? Le retour du fascisme et du totalitarisme sous le masque de la perversion narcissique » en tenant compte des précisions qui y sont apportées lorsque je parle de « mouvement » et « Le pouvoir entre paranoïa et perversion » ; le premier et le dernier article sont des présentations et des extraits d’ouvrages d’Olivier Labouret et d’Eugène Enriquez). Bref, y’a du boulot, mais les éclairages qu’apporte un tel travail sont très... comment dire... ambivalent, voire ambiguë, car au final, on peut arriver à se poser la question de savoir si ce ne sont pas ceux qui vivent dans le plus parfait aveuglement de tout ce qui se passe qui ont raison.


  • Philippe VERGNES 26 janvier 2018 11:46

    @ Bonjour Luc-Laurent Salvador, bonjour Clément Dousset,


    Pour abonder dans votre sens, je vous préciserais qu’il n’y a pas que dans la recherche en neuroscience que le matérialisme et le réductionnisme sévit. C’est dans tous les domaines, dans toutes les sciences qu’il s’est infiltré, à commencer par les sciences de la nature. il me serait trop long de faire un exposé ici, mais pour résumer (et me faire gagner du temps), je vous copie/colle mon commentaire Amazon du Retour vers le meilleurs des mondes d’Aldous Huxley :

    "On ne saurait trop recommander la lecture de cet essai rédigé en 1958, soit 27 ans après le roman d’anticipation dystopique Le Meilleur des mondes. Ce livre n’est pas une suite de ce dernier, contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre, mais son autocritique. D’où probablement la déception de quelques lecteurs qui pensaient pouvoir se replonger dans l’univers du Meilleur des Mondes. Il est à croire que certains amateurs de science-fiction ont du mal à basculer dans le monde réel, car cette autoanalyse est un véritable document historique et c’est en tant que tel qu’il doit être considéré et critiqué. Aldous Huxley y interprète son propre rôle qui est celui d’un lanceur d’alerte nous mettant en garde contre les dangers menaçant, déjà à l’époque, notre liberté. En lisant cet ouvrage, force est de constater que depuis 1958 et plus encore 1931, date de parution du Le Meilleur des Mondes, beaucoup de ses prédictions se sont aujourd’hui réalisées et certaines, comme le développement d’une sexualité à but uniquement récréatif, se mettent en place progressivement ou sont en passe de l’être (cf. les travaux d’Ariane Bilheran sur L’imposture des droits sexuels : Ou la loi du pedophile au service du totalitarisme mondial).

    Ainsi, lorsque Aldous Huxley écrit en 1958 qu’« à la lumière de ce que nous avons récemment appris sur le comportement animal en général et sur le comportement humain en particulier, il est devenu évident que le contrôle par répression des attitudes non conformes est moins efficace, au bout du compte, que le contrôle par renforcement des attitudes satisfaisantes au moyen de récompenses et que, dans l’ensemble, la terreur en tant que procédé de gouvernement rend moins bien que la manipulation non violente du milieu, des pensées et des sentiments de l’individu » (p. 11), il importe de se rendre compte que, 60 ans après, l’époque où « les sujets des tyrans à venir seront enrégimentés sans douleur par un corps d’ingénieurs sociaux hautement qualifiés » (p. 40) est désormais advenue. En effet, comme le pressentait Aldous Huxley, « Si la première moitié du vingtième siècle a été l’ère des ingénieurs techniques, la seconde pourrait bien être celle des ingénieurs sociaux – et je suppose que le vingt et unième siècle sera celle des Administrateurs Mondiaux, du système scientifique des castes et du Meilleur des Mondes » (p. 40), il n’est plus contestable aujourd’hui que ce début de vingt et unième siècle est celui qu’il annonçait avec une remarquable acuité soixante ans avant son avènement.

    Les recommandations de ce livre pour lutter contre cet état de fait sont donc bien d’une actualité criarde. Si tant est qu’il soit encore possible d’espérer un sursaut pour un changement de cap radical et à condition qu’il reste encore suffisamment d’êtres humains non décérébrés pour entreprendre les mutations qui s’imposent, la lutte pour préserver nos libertés passent par la connaissance des techniques de manipulation dénoncées, utilisées aujourd’hui à échelle industrielle, afin que toute volonté du peuple à se rebeller ne soit pas définitivement annihiler : «  Sous la férule d’un dictateur scientifique, l’éducation produira vraiment les effets voulus et il en résultera que la plupart des hommes et des femmes en arriveront à aimer leur servitude sans jamais songer à la révolution. Il semble qu’il n’y ait aucune raison valable pour qu’une dictature parfaitement scientifique soit jamais renversée. » (p. 154)

    Seul point critiquable, qui n’entache en rien l’originalité de cet essai, la comparaison entre Le Meilleur des mondes et 1984 de George Orwell manque de profondeur et aurait nécessité des précisions quant à la façon dont ce dernier peut compléter le premier. L’analyse des éléments de langage propre à G. Orwell n’a en effet pas son pareil et est également d’une consternante actualité de nos jours.« 


    On est pas prêt d’être tiré d’affaire. Bien au contraire, je pense qu’à la lumière de cet article qui apporte encore un autre éclairage sur le mouvement de fond en cours à l’heure actuelle, nous nous enfonçons de plus en plus dans des ténèbres dont nul ne sait ce qu’il adviendra. Et ce n’est pas l’idéologie du transhumanisme qui se développe à grand pas qui va nous permettre d’y voir plus clair. Bien au contraire !


  • Philippe VERGNES 26 janvier 2018 11:18

    @ Bonjour Michel J. Cuny,


    Pouvez-vous m’indiquer quel est le PDF auquel vous vous référez, s’il vous plait ?

    Je ne dois pas être doué, je tourne en rond pour le chercher.

    Sinon, il y a effectivement beaucoup à dire sur les débuts de la psychanalyse et des recherches de Freud sur l’hystérie. Un travail historique indispensable pour trier le bon grain de l’ivraie. Tout à fait dans l’actualité de l’époque après les affaires DSK, Weinstein, T. Ramadan, W. Hallen, etc.

    Ainsi, avant que Freud ne renonce à sa neurotica, l’axiome qu’il formula dans les Trois essais : « la névrose est pour ainsi dire le négatif de la perversion » (1905), a été précédé par des formulations où c’est l’hystérie qui est désignée plus précisément comme négatif de la perversion. Dans sa lettre à Fliess du 2 décembre 1896, il écrit : « L’hystérie ne consiste pas en un rejet de la sexualité, mais en un rejet de la perversion. » (Première référence de Freud à la perversion). Dans sa lettre du 24 janvier 1897, il écrit : « Les psychonévrosés sont tous des êtres à tendances perverses fortement développées, mais refoulées et rendues inconscientes au cours de leur évolution. Leurs fantasmes inconscients présentent par conséquent le même contenu que les actes pervers authentiques. [...] les psychonévrosés sont le négatif des perversions ».

    Le 21 septembre 1897, Freud renoncera à sa neurotica, sa théorie de la séduction et s’est ce renoncement qui marquera le début de la psychanalyse. Or, ce renoncement n’a jamais été analysé dans son contexte historique. Les psychanalystes n’en parlent pas... ou pire, ils le dénient, voire « l’idéalisent ». Cependant, l’étude des circonstances de ce renoncement dit tout ce qu’il y a à savoir de la psychanalyse et du lien qu’elle entretient avec les affaires citées supra. J’avais l’intention d’en faire un article depuis longtemps à la suite de celui-ci : « Le mystère Freud : Freud Vs Racamier où l’énigme de la perversion narcissique », mais j’attends la suite de vos écrits pour savoir si mon article ne ferait pas doublon avec les vôtres tant il me semble qu’il y a une « similarité » dans nos recherches.
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