• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Philippe VERGNES

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 54 2066 4948
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 183 175 8
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 9 janvier 2018 00:52

    @ Rincevent,


    En fait, concernant l’appropriation des termes, il n’y a pas à proprement parlé de logique : parfois ils sont inventés (néologismes), et d’autres fois ils sont extraits du langage courant et réutilisés dans le langage scientifique avec une acception nouvelle. C’est notamment le cas du mot « perversion ».

    Pour avoir lu et relu Racamier (je l’étudie depuis plus de quinze ans), je n’ai nullement le souvenir qu’il ait pu faire référence aux « pères-copains » (ou un quelconque autre terme tel que celui de père-non-père, par exemple) et ce dans aucun de ses ouvrages ou articles qui porte sur le sujet de l’incestuel qui est tout de même une notion bien précise que j’ai moi-même présentée dans plusieurs articles de vulgarisation en mettant en lien les textes de Racamier. Mais pour connaître également la richesse conceptuelle de cet auteur, il m’est possible d’avoir « zappé » ce détail. Auquel cas, je vous saurais reconnaissant de bien vouloir me l’indiquer avec source à l’appui, car je me répète, je n’en ai nul souvenir.

    Par contre, je me souviens bien que pour Racamier « la coalescence entre elles des séductions respectivement narcissique et sexuelle est bien la condition de toute incestualité ». Autrement dit, il faut qu’un « père-copain » exerce tout en même temps une séduction narcissique et sexuelle pour que leur relation soit qualifiée d’incestuelle (sans passage à l’acte incestueux). Ce qui ne me paraît pas impossible, mais exceptionnellement rare comme configuration.

    Enfin, l’incestuel ne saurait se réduire à une simple confusion des générations. Dans l’incestuel, ce qui prédomine, c’est le climat ou l’atmosphère particulière qui règne au sein de la relation pour laquelle s’il y a bien confusion, c’est bien plus une confusion des limites entre les territoires psychiques de l’intime, du privée et du public que des générations. J’ai bien peur que vous ne recouriez à une acception trop large et extensive du concept d’incestuel et d’incestualité, comme certains le font désormais avec celui de pervers narcissique sans trop comprendre à quoi cela renvoie.


  • Philippe VERGNES 9 janvier 2018 00:03

    @ Bonsoir alinea,


    Seriez-vous désabusée de l’humanité ?

    Je vous trouve très pessimiste pour le coup même si j’adhère à vos constats.

    « Le pervers est un lâche qui n’a pas d’intériorité, pâle reflet d’une réalité qu’il mime et abuse ceux qui ne regardent guère, et ne voient plus. »

    Oui... bien évidemment et les abusés constituent la grande masse des individus, mais il en est malgré tout qui cherchent encore à comprendre même s’ils sont rares. Pour eux, nommer la perversion et les conforter dans leurs ressentis, leur ôter les doutes qu’ils ne peuvent qu’avoir (cf. notre précédente discussion sur les cerveaux droits), etc. leur permet de ne pas sombrer dans la fatalité et quelque part de savoir où le nord. Ce n’est pas rien. Pour les autres, effectivement, qu’en attendre ?


  • Philippe VERGNES 8 janvier 2018 18:59

    @ Rincevent,


    Sur votre point de désaccord, cela susciterait tout un débat, car je me pose moi-même beaucoup de questions à ce sujet. Je n’ai fait là que reprendre l’assertion de Pierre-Henri Castel dans son excellent essai de philosophie morale sur la question de la perversion.

    Ayant un parti pris pour l’éducation populaire et les sciences populaires, ce qui nécessite de rendre les théories accessibles au grand public, je me demande si ce n’est pas une erreur que commettent les scientifiques lorsqu’ils utilisent un terme issu du langage courant pour désigner une particularité qu’ils souhaitent isoler et étudier, exemple ici la perversion. L’inconvénient de ce procédé, c’est qu’il existe tant de disciplines aujourd’hui qu’un même mot devient de plus en plus polysémique et même les scientifiques entre eux n’arrivent plus à se comprendre, car chacun possède sa propre acception sans forcément que celle-ci s’accorde avec celle de l’interlocuteur auquel on s’adresse.

    Sur la question des pères-copains, ce n’est pas en soi un problème d’incestualité qui lui, fait bel et bien de sacrés ravages dans notre société sans que nous en ayons véritablement conscience.


  • Philippe VERGNES 8 janvier 2018 14:39

    @ Bonjour Rincevent,


    LOL !

    On aura compris quand même... c’est l’essentiel.


  • Philippe VERGNES 8 janvier 2018 14:17

    @ Mélusine ou la Robe de Saphir,


    « ... ne jamais oublier... »

    J’en pense que cela n’a rien à voir avec un climat incestuel tel que décrit par la situation.
Voir tous ses commentaires (20 par page)


Agoravox.tv