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Philippe VERGNES

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  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 9 novembre 2017 14:05

    @ Bonjour Rosemar,


    Le harcèlement est un sujet d’une rare complexité et il est toujours très difficile, dans certains cas, de pouvoir trancher entre le harceleur (ou le groupe harceleur) et le harcelé (ou le groupe harcelé). L’éclairage sur cette problématique est extrêmement récent et l’on peur rendre hommage en cela à Marie-France Hirigoyen pour avoir su le dénoncer comme il se doit avec son best-seller Harcèlement moral, la violence perverse au quotidien. C’est également elle qui, associant harcèlement et perversion narcissique, a mis en lumière cette notion désormais galvaudée dans les médias de ’’pervers narcissiques« . Tout mon travail de vulgarisation consiste justement à apprendre à ceux que ça intéresse la façon de discriminer les différents types de harcèlement et le »pervers narcissique« dont la reconnaissance ne peut se faire qu’avec une analyse très fine de sa rhétorique puisque, comme j’ai pu le signifier par ailleurs,  »L’instrument majeur du pervers narcissique : la parole« .

    Or, malheureusement, pour se livrer à une telle analyse il faut avoir des capacités d’analyse, un esprit critique (dans le bon sens du terme) et des facultés de discernement particulièrement aiguisés. Dès lors, excepté les situations »évidentes« où le harcèlement moral devient physique, il n’y a que très peu de personnes connaissant les subtilités du harcèlement lorsque celui-ci ne se manifeste que par la parole. D’où la grande incompréhension que ce phénomène »meurtrier« suscite (il s’agit d’une volonté de meurtre psychologique puisqu’il faut à tout annihiler autrui par n’importe quel moyen y compris même les plus »dingues« ).

    Ce que je constate aujourd’hui, c’est qu’il n’y a pas assez de personnes connaissant suffisamment le problème pour »contenir« un harceleur lorsqu’il se présente dans un espace public (internet, réseaux sociaux, écoles, entreprises, institutions, équipes sportives, etc.). C’est le point le plus important, car il n’y a que la pression sociale qui puisse stopper les velléités d’un harceleur. Autrement dit, c’est notre aveuglement qui tue (qui ne dit mot consent).

     »Internet, les réseaux dits « sociaux » favorisent ce phénomène, d’autant que l’anonymat permet d’insulter, sans être inquiété. Internet devient le lieu privilégié de la calomnie, du verbe insultant, de l’invective : le cyber-harcèlement fait des ravages, auprès des jeunes notamment...« 

    Internet n’étant qu’un outil, ou un moyen parmi tant d’autres, il serait plus juste de dire qu’il révèle la face obscure de nombreux contributeurs qui sous couvert d’anonymat peuvent s’en donner à cœur joie sans risque d’être inquiété.

    C’est un moyen qu’ont trouvé les »faibles« pour s’attaquer aux »forts« ou aux »ignorants« de s’attaquer à la »connaissance« . Cela leur procure une »jouissance" narcissique qui consiste à rehausser l’image défaillante qu’ils ont d’eux-mêmes. Et contre cela, il ne faut pas réprimer Internet comme cela se fait malheureusement de plus en plus souvent, mais apprendre à discriminer toutes les tactiques des manipulateurs/harceleurs et ça, c’est loin d’être gagné.


  • Philippe VERGNES 7 novembre 2017 18:46

    @ JL,


    « Vous ne comprenez toujours pas ? »

    Cesser donc, je vous prie, de faire passer votre contradicteur pour un imbécile en lui faisant de telles remarques, car manifestement, d’une, comme j’ai pu vous le signifier en faisant référence aux écrits de Racamier sur le deuil, lorsque vous parlez de « perversion narcissique » vous ne parlez que de votre propre conception de la « perversion narcissique » qui n’a aucune base théorique puisque le concept même de « pervers narcissique » est une découverte de Racamier qui prend racine sur ses travaux du deuil (bis repetita placent) et que refuser sa conception du deuil comme vous le faites... et ben, cela équivaut tout simplement à refuser le concept de « pervers narcissique » ; de deux, il n’y a effectivement pas de double-bind dans la phrase de Racamier, dès lors pourquoi écrire : « je n’y voie pas de double-bind ? », si ce n’est justement que vous avez interprété le paradoxe que soulève Racamier comme un double-bind que celui-ci aurait soulevé ?

    Question de logique, s’il n’y a pas de double-bind, pourquoi employer ce terme si ce n’est justement que vous mélangez tous les concepts ?

    Pourquoi j’y insiste ? Tout simplement parce que m’avez toujours démontré que vous étiez incapable de traiter trois problèmes à la fois et que les autres points que vous soulevez sont également relatif à la question des paradoxes.

    Cette question étant soldée puisque double-bind il n’y a effectivement pas dans la phrase de Racamier, d’où le fait que vous parliez parfois pour ne rien dire (ou alors autre chose ?), on peut désormais passer à la suite, je vous cite : « Question : est-ce que l’abandon de la toute puissance, ce n’est pas ce que Freud et d’autres après lui appellent la castration ? »

    J’y ai déjà répondu en disant justement que le deuil originaire avait pour mission de préparer la castration. Comme quoi, on se demande bien parfois quel est celui qui ne comprend pas l’autre ou ne veut pas écouter ses arguments. Mais j’entends bien que vous réfutiez cet argument, or, si vous le réfuter, vous réfuter également toute la théorie de la perversion narcissique. D’où ma question, que je répète également, de quoi parlez-vous donc quand vous parlez de perversion narcissique ?

    « Par ailleurs, je ne pense pas que la distinction entre le monde interne et le monde externe de la psyché ait quelque rapport avec le deuil. »

    Il n’est pas ici question de deuil, mais de deuil originaire avec pour acception la thèse du deuil élargi telle que déjà définie dans un de mes commentaires précédents et pour définition celle que je communique dans cet article. Que vous refusiez cette découverte clinique qu’a pu faire Racamier, qu’à cela ne tienne, pour moi vous en avez tout à fait le droit. Si tel est le cas, il vous faut cependant admettre que finalement vous n’avez jamais parlé de « perversion narcissique » sous mes articles, mais simplement de quelque chose que vous appelez « perversion narcissique » et qui n’en est pas. Je n’ai jamais dis autre chose.

    Ceci dit, nous attaquerons votre « résumé » après avoir épuré cette question du deuil, centrale dans la théorie de la perversion narcissique de Racamier. Une chose après l’autre. Si vous étiez capable de traiter les trois problèmes que soulèvent votre première intervention ici d’une seule traite, j’y aurais également répondue d’une seule traite, mais vous m’avez prouvé par le passé que c’était là mission impossible pour vous. Donc, je procède par étape.

    En résumé de ce post et avant de passer à l’étape suivante : admettez-vous oui ou non n’avoir jamais parlé de « perversion narcissique » dans vos interventions sous mes articles ? La question est importante, car elle a aussi rapport au deuil au sens élargi d’après la description de Racamier.



  • Philippe VERGNES 7 novembre 2017 15:32

    ... « sempiternelles manœuvres... » je n’ai pas vérifié la correction automatique.




  • Philippe VERGNES 7 novembre 2017 14:29

    @ JL,


    Vos sempiternelles manouvries dilatoires, confusiogènes et redondantes sont fatigantes à la longue, car c’est toujours le même scénario qui se rejoue avec vous.

    Comme il est simple de pouvoir écrire que vous n’avez pas écrit ce que vous avez écrit alors que c’est l’exemple type des confusions dans lesquelles vous entraînez la plupart de vos contradicteurs dans les débats auxquels vous participez, et pas seulement ici sous ce genre de sujet.

    L’objet du quiproquos est la phrase de Racamier : « (Racamier) a mis en lumière le rôle fondamental du deuil comme organisateur psychique, processus par lequel le bébé abandonne l’illusion de toute-puissance et de fusion avec la figure maternelle et au cours duquel l’enfant apprend à distinguer le monde interne et le monde externe de la psyché.’’

    Y’a-t-il oui ou non, selon-vous, un double-bind dans cette affirmation ? Et si non, où y en aurait-il un pour que vous puissiez écrire, je cite :  »Pour résumer : je ne dirai pas que la castration est un traumatisme ; le deuil oui. Les parents doivent préserver l’enfant contre les traumatismes, mais la castration est le passage obligé de la socialisation. Je n’y vois pas de double-bind : seulement le principe de réalité."

    C’est tout ce que je demande, car que vous supprimiez ou non votre dernière phrase ne change rien au fait que vous utilisez des mots dont vous ignorez le sens. D’où les dérives dans les discussions que vous reprochez ensuite, sur le mode projectif, à vos contradicteurs.

    Je parle en bon français, nullement besoin de se trouver des prétextes d’arbre qui cache la forêt, je parviens très bien à vous suivre même dans le méli-mélo de vos propos.

    Tenons-nous en aux faits, si vous le voulez-bien (si vous ne le voulez pas, et bien... allez voir ailleurs si j’y suis, les choses sont désormais rendues plus simple sur ce forum et c’est tant mieux).


  • Philippe VERGNES 7 novembre 2017 14:05

    @ Mélusine ou la Robe de Saphir.


    Je réponds ici à vos deux messages dont je reproduis celui inséré dans une discussion avec un autre intervenant, car à trop croiser les messages, la discussion devient difficile, si ce n’est carrément pas possible.

    « Alors, le terme « pervers narcissique » n’est pas adéquat. Parlons plutôt de structure perverse et même paranoïaque. Vos cas sont des névrosés avec des failles de type pervers narcissiques. Relire Bergeret. Ce qui pourrait s’appliquer à Freud.  »

    Partant de la représentation sociale actuelle de l’expression « pervers narcissique », il est clair qu’elle n’est plus adéquate, mais est-ce la représentation que nous en avons où l’expression qui n’est pas adéquate ?

    La question se pose, vraiment.

    Pour ce qui est de « Racamier sans Mélanie Klein ne nous mènent nulle part », je vous trouve bien catégorique et je n’irais vraiment pas jusque là même s’il est vrai que Racamier s’est servi des travaux de Mélanie Klein, tout comme de ceux d’un grand nombres des auteurs historiques tel que V. Tausk, S. Ferenczi, M. Torok et N. Abraham, Freud, O. Rank, et une quantité impressionnante d’autres auteurs. Ainsi, il serait plus juste de dire « Racamier sans la psychanalyse ne nous mènent nulle part », ou, pour être plus juste « Racamier sans une synthèse des différents courants psychanalytiques ne nous mène nulle part ».

    Ainsi et seulement ainsi, vous auriez une vision plus juste des travaux de Racamier, car je ne cesse de le répéter, la synthèse de Racamier à l’immense avantage de corriger les apories et les dérives de certaines conceptions psychanalytiques et c’est l’une des principales raisons pour laquelle les professionnels ne voient en lui qu’un opposant à la doctrine à laquelle ils adhèrent. Se n’est pas pour autant qu’elle n’est pas « évolutive », car faire progresser nos connaissances de l’humain a toujours été l’un de ses priorités.

    Dès lors, il conviendrait d’abandonner définitivement le concept de structure au regard des avancées scientifiques concernant la plasticité du cerveau. Le plus juste serait simplement d’avouer que l’on ne sait pas encore, mais cela ne veut pas dire que nos connaissances ne nous permettront pas, dans un avenir proche, de savoir ce que nous ignorons encore.

    Vous qui lisez beaucoup, je vous invite à lire un livre vraiment intéressant qui fait une bonne synthèse des avancés actuelles de l’usage du terme « pervers » dans notre société : Pierre-Henri Castel, Pervers analyse d’un concept.

    Ceci dit, si vous ôtez le terme de « structure » pour désigner le pervers et le paranoïaque, je vous suis pour le reste de vos remarques.
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