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Philou017

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Informaticien. Je m'intéresse particulièrement à la géo-politique, la santé, l'histoire, l'information. Dans ce domaine, je pense que tout citoyen épris de démocratie se doit de dénoncer la soumission des médias aux intérêts et aux choix de l'empire de la finance.

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  • Premier article le 11/08/2008
  • Modérateur depuis le 19/01/2009
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Derniers commentaires



  • Philou017 Philou017 5 octobre 2010 19:39

    N’importe quoi.

    Dans La Revue des Deux Mondes du 15 septembre 1940, le maréchal Pétain écrit cette répudiation de la devise de la République française « Liberté, Égalité, Fraternité » :

    « Lorsque nos jeunes gens […] entreront dans la vie […] nous leur dirons […] que la liberté réelle ne peut s’exercer qu’à l’abri d’une autorité tutélaire, qu’ils doivent respecter, à laquelle ils doivent obéir […]. Nous leur dirons ensuite que l’égalité [doit] s’encadrer dans une hiérarchie, fondée sur la diversité des fonctions et des mérites […]. Nous leur dirons enfin qu’il ne saurait y avoir de fraternité véritable qu’à l’intérieur de ces groupes naturels que sont la famille, la cité, la Patrie[1]. »

    La devise « Travail, Famille, Patrie » était à l’origine celle des Croix-de-Feu puis du Parti social français (PSF) fondés par le colonel de La Rocque[2].
    On a souvent écrit que ces trois mots caractérisaient bien la Révolution nationale (RN) entreprise par ce régime. Léon-Paul Fargue persifla en « Tracas, famine, patrouille ».
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Travail,_Famille,_Patrie



  • Philou017 Philou017 5 octobre 2010 19:26

    C’est plus compliqué que cela. Rappelons les évènements. Profitant du choc de la défaite, c’est à un vrai coup d’état que s’est livré Pétain et sa clique :


    Ce n’est que le 4 juillet, à Vichy, qu’un projet de loi, à soumettre au vote de l’Assemblée nationale, fut accepté en Conseil des ministres. Il prévoyait de donner tous les pouvoirs au gouvernement de la République, sous la présidence du maréchal Pétain, pour élaborer une nouvelle constitution et la promulguer par des actes constitutionnels. Cela était la négation même d’une règle fondamentale de la démocratie qu’est la séparation des pouvoirs.
    Ce projet de loi ayant été approuvé par le gouvernement, Laval pensait avoir abouti dans ses manipulations des règles républicaines. Le 5 juillet, faisant alors fi de la loi constitutionnelle du 14 août 1884, complétant celle du 25 février 1875, qui précise : « La forme républicaine du gouvernement ne peut faire l’objet d’une proposition de révision », devant des parlementaires arrivés à Vichy, d’une part environ 80 députés et d’autre part 60 sénateurs, Laval leur dit que la nouvelle constitution s’alignera sur celles de l’Allemagne et de l’Italie.

    569 parlementaires votèrent le projet de loi modifié. Il est incontestable que la plupart d’entre eux avaient toute confiance en Pétain pour respecter la teneur de la loi. Par leur vote, sans en avoir pour la plupart conscience, ces 569 parlementaires avaient ouvert la voie à un coup d’Etat.

    Par contre, conscients du danger qu’il y avait de déléguer le pouvoir constituant aux détenteurs du pouvoir exécutif, malgré les menaces et les pressions dont ils furent l’objet, Quatre-vingts parlementaires votèrent contre ce projet de loi modifié. Par leur clairvoyance, leur civisme républicain et leur courage, ils ont sauvé l’honneur de la République.

    Le coup d’Etat fut rapide ; le lendemain, 11 juillet, dès que les parlementaires eurent quitté Vichy, contrairement à ce que prévoyait la loi votée la veille, Pétain signa trois actes préparés avec Alibert, son secrétaire d’Etat, une de ses relations privilégiées depuis 1934, pour qui la République était la gueuse qu’il fallait abattre.
    Pour être prêts dès le 11, il est vraisemblable que ces textes étaient déjà rédigés dans la logique de la première version du projet de loi, avant qu’il y soit ajouté que la constitution serait approuvée par la nation et appliquée par les assemblées qu’elle aurait créées.

    Ces actes ne furent donc que forfaitures et non pas des actes constitutionnels. Par ceux-ci, Pétain s’arrogea le titre de Chef de l’Etat, renvoyant le Président de la République ; il ajourna les Chambres ; il s’accorda les pouvoirs exécutif, législatif et dans les faits, également, le pouvoir judiciaire. Après avoir signé ces trois actes qui instauraient un régime de dictature, Pétain dit tout simplement « Voilà ».
    Le 11 juillet, il formait son nouveau gouvernement qui n’était plus celui de la République.

    ..........

    (1) Le 11 juillet 1940, en violation de la loi votée la veille, qui prévoyait qu’une nouvelle constitution ne serait applicable, après sa ratification par la nation, que par les assemblées qu’elle aurait créées, Pétain met fin au régime républicain, en instaurant une dictature, s’engageant ainsi, délibérément, dans la voie de l’extrême droite dont certaines de ses composantes, en 1936, disaient publiquement «  Plutôt Hitler que le Front populaire ».
    (2) Le 27 juillet 1940, Pétain abroge le décret réprimant les insultes raciales et confessionnelles et ce, afin de permettre à la presse à sa dévotion de faire une propagande xénophobe et antisémite éhontée. Il est regrettable que cette décision, ignoble, mais capitale pour sa politique, soit trop souvent passée sous silence, même par des historiens.

    http://www.80-vichy.fr/vote/vote.html

    La liste des 80 parlementaires :

    http://mjp.univ-perp.fr/france/80.htm



  • Philou017 Philou017 5 octobre 2010 17:30

    Beaucoup sont donc nés dans une France chrétienne
    C’est encore pire vu comme cela.

     certains ont donc préféré livrer des gens d’autres religions à l’enemi pour éviter des représailles.
    Ca alors. Quid de l’anti-sémitisme tres présent en France. Quid des gens qui se sont emparés des bien des juifs quand ils ont été déportés.
    Votre histoire est une foutaise. Personne n’a liré des juifs pour éviter des représailles.

    C’est du vrai négationnisme.



  • Philou017 Philou017 5 octobre 2010 15:19
    1/ Parce que même si l’on est contre, on est dans une démocratie et elle a le droit de s’exprimer.

    De s’exprimer oui. De faire deux articles par semaine qui n’ont aucun fond, mais qui pointent constamment une communauté, non. Pas sur un site citoyen, en tous cas.


    2/ Parce que vous remarquerez que partout dans le monde les démocraties ont une mode pour l’extrémisme de droite.....ça fait bien de dire que l’on aime pas l’autre, qu’il porte un voile, qu’il est noir, qu’il parle pas pareil, etc......

    pourquoi pas. Mais la répétition continuelle, ca tourne à une forme de propagande.


  • Philou017 Philou017 5 octobre 2010 14:56

    Merci d’échanger dans le calme.

    Laval, élu SFIO, élu socialiste indépendant, oui c’est vrai élu sans étiquette aussi, mais son « camp » historique a été la gauche en général. C’est un collabo dont la culture politique est de gauche.

    C’est tres discutable. Il prend ses distances en 1927, à 44 ans. Plus tard :
    En janvier 1936, à l’approche du Front populaire, Laval est écarté du pouvoir. Déjà très hostile à son ancien camp politique, il en garde une vive hostilité envers les « socialo-communistes » qu’il associe à la Troisième République. Réélu à son poste de sénateur de la Seine pendant 10 jours en 1936, il devient sénateur du Puy-de-Dôme la même année[1]. À partir de 1937, il incline vers des idées sinon autoritaires, du moins antiparlementaires. De retour au privé, il accumule un empire commercial basé sur les journaux, l’imprimerie et la radio.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Laval

    Il a tourné sa veste à 44 ans. Le presenter comme un homme de gauche me parait simplement faux. S’il a commencé sa carrière à gauche, il peut au moins autant être catalogué à droite.

    On constate donc que les 3 grandes figures de proue la collaboration ont toutes été des membres haut placés de la SFIO ou du PC dans les années 20 et 30. Aucun n’est issu de la droite parlementaire et républicaine. 

    La grande figure de proue, c’est Pétain, et il n’est certainement pas de gauche. Les représentants venant de la gauche sont clairement minoritaires dans le gouvernement Pétain. Déat n’a pas eu un rôle essentiel. Et Darlan n’a jamais appartenu à la SFIO.

    Évidemment si tous les collabos sont des hommes de droite par définition, effectivement la boucle est bouclée...C’est ce que l’on appèle un raisonnement circulaire qui ne fait guère avancer...
    Je me base sur leur positionnement établi à l’époque de Mai 1940, pas sur le fait qu’ils aient participé au gouvt Pétain.

    Et je ne noie pas le poisson en désignant quelques individus car ce sont des personnalités majeurs de la collaboration et ces personnalités majeures sont issues de la SFIO et du PC.

    Ces personnes représentent des exceptions. Le fait qu’ils soient passés à un moment par la SFIO ou par le PC n’implique nullement l’implication de ces mouvements politiques dans le pétainisme. C’est justement parce qu’ils ne sont plus à gauche qu’ils peuvent se joindre au Pétainisme.
    C’est comme si vous disiez que Besson est un socialiste.

    Néanmoins, mon but n’était pas stigmatiser la droite traditionnelle. La gauche effectivement n’est pas exempte de reproches.
    Ce que je vise, comme je l’ai précisé, c’est la droite réactionnaire, celle qui sympathisait avec les régimes fascistes en douce, la droite cagoularde et synarchiste, justement pointée par Mme Lacroix-riz, que les historiens traditionnels ont soigneusement occulté, minimisant ce courant puissant et agissant de sinistre mémoire, quand ils n’ont pas cherché à le nier..

    Et Pétain était un représentant de ce mouvement.

    On remarque d’ailleurs dans le gouvernement actuel, les mêmes personnalités isolées qui ont renié leur appartenance à la gauche.

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