Je m’attendais, chère madame, à cette réaction enfantine, tout à fait digne du reste de votre œuvre. Et voilà ce que j’ai à vous répondre :
1) En quoi le fait de ne pas écrire des articles disqualifierait-il un interlocuteur, le privant d’avoir une opinion ? Si vous prenez la peine de consulter mes posts, vous verrez qu’ils exposent souvent au moins autant, sinon plus, d’idées que les vôtres.
2) Figurez-vous que des articles, j’en ai écrit sur d’autres sites, et qu’il m’est même arrivé de publier des livres. Mais je me suis fixé une règle : pas une seule publication sur un support qui pratique ce que vous nommez la modération et que j’appelle la censure. Aucune envie, en effet, de devoir faire des ronds de jambes à un tel ou un tel afin qu’il consente à laisser passer mon article. De telle pratiques conduisent inévitablement à la naissance de coteries et de castes, et j’ai passé l’âge de ces choses-là. Dans le même ordre d’idées, je n’interviens jamais sur des forums tels que celui de Marianne, où sévissent des modérateurs frappés de folie furieuse. Voulez-vous encore un exemple : bien que de gauche et antiraciste convaincu, j’estime que les « lois mémorielles » sont une abomination et une honte. Vous en voulez plus ? Fervent partisan du mariage gay - au point de trouver que cela coule de source et ne devrait pas donner lieu à débat - je désapprouve radicalement la pénalisation des propos homophobes. Par esprit soixante-huitard, allez-vous dire, mettant en marche votre machine à débiter des banalités. Eh bien, non, mais parce que ce n’est pas en interdisant une chose qu’on l’élimine ou la rend moins dangereuse, chère madame. Mais pour savoir ça, il faut vivre dans un autre monde que le vôtre...
Puis-je en toute modestie rappeler ce que je nomme la « parabole Claire Chazal » ? Quand on déverse de la merde à longueur de temps sur les autres, pas étonnant qu’on s’en fasse un jour vider un seau dessus. Pour que je respecte quelqu’un, il faut qu’il m’inspire du respect, et pour ça, il doit commencer par ne pas m’injurier jour après jour. Or, que font les Nicolas Doze, Yves Calvi, François Hollande, Nicolas Sarkozy et autres BHL, sinon nous prendre quotidiennement pour des cons ? Un autre exemple, sur ce site, le sinistre Spartacus et sa propagande ultra-libérale sont une insulte permanente à l’intelligence et à la décence. Pourquoi faudrait-il répondre courtoisement à des gens pareils ?
Quant à Rosemar... Eh bien, vos articles, immanquablement, enfoncent des portes ouvertes, énoncent des banalités ou donnent comme celui-ci des leçons de morale à trois sous cinquante. Du coup, ils ne récoltent pas des commentaires enthousiastes, et c’est la règle du jeu. Personnellement, je vous respecte, chère madame, ce qui ne m’empêche pas de trouver vos textes aussi stimulants qu’une infusion de camomille. Et de le dire haut et fort, parce que nous sommes encore (pour combien de temps ?) en démocratie.
Pour ma part, je respecte les limitations de vitesse (facile, avec un limiteur) et j’essaie en toutes circonstances de réduire au maximum tous les risques. Mourir ou tuer, tout ça pour se déplacer, voilà qui ne me semble pas très intelligent. Sans compter les pertes de permis et autres contraventions. Cela dit, je n’attends pas prioritairement de l’Etat ou des institutions européennes des interventions sur la sécurité routière ou la santé publique. Que ces braves gens commencent par s’attaquer aux racines du mal - chômage, dettes odieuses, ultra-libéralisme dément - et qu’ils cessent de traiter le citoyen comme un enfant. Car voyez-vous, j’ai bien peur que ces « grandes causes », avec tout le pathos paternaliste qu’elles impliquent, soient surtout un cache-misère pour nos misérables dirigeants.
Je verrai plutôt les choses comme ça : on décide de ne pas appliquer la TVA Sociale (et on a raison) mais comme on est une grosse bouse de socialiste bidon, absolument incapable d’innovation et d’audace, on finit par mettre en application la politique qu’on faisait semblant de combattre quand on était dans l’opposition. De mon point de vue, il y a une surplus de « consensus politique et social », pas le contraire.