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Rounga

Rounga

Le "r" se roule.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/07/2013
  • Modérateur depuis le 12/02/2014
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Derniers commentaires



  • Rounga Roungalashinga 10 octobre 2013 15:37

    Vous évoquez Sade. Il n’est, selon vous, pas philosophe, et pourtant sa philosophie, celle du boudoir, se tient. Elle ne se heurte qu’à l’impossibilité d’éjaculer quinze fois dans l’après-midi et de manger des excréments à tous les repas. Pour Sade, il n’y a que la jouissance qui compte. Et si cette jouissance passe par la torture d’êtres humains, il n’y a aucun problème. Cependant on voit bien que les libertins sadiens s’abstiennent de se massacrer les uns les autres. Tout au plus se fustigent-ils le derrière, mais c’est d’un commun accord. Il semble donc que pour Sade le Salut, ce soit la jouissance. Ceux qui sont capables de jouir, les libertins, sont admis dans l’Humanité qu’on préserve, et les autres, ceux qui ont encore un peu de morale chrétienne qui les empêche de jouir, n’ont qu’à crever. C’est pour cela qu’à la fin des 120 journées, les jeunes qui se sont révélés libertins sont épargnés et repartent sains et saufs avec les quatre milliardaires et les vieilles maquerelles.



  • Rounga Roungalashinga 10 octobre 2013 14:32

    Il me semble que vous avez mal suivi le fil du texte.
    J’y ai défini le Salut comme le fait de se sortir de la souffrance liée à notre condition d’êtres finis. J’ai ensuite développé deux conceptions du Salut, selon qu’on pense que celui-ci nous est accessible par nous-même, ou que celui-ci doit nous être apporté par une entité extérieure. Dans le premier cas, j’ai bien précisé que le Salut s’identifie au Bonheur terrestre. Ainsi, dans la conception anthropocentrique, on accorde de la valeur à la vie d’un individu car celui-ci est capable de bonheur. Certes pas forcément un bonheur total, pur et perpétuel, mais au moins une existence qui contienne quelques consolations substantielles et exempte de souffrances trop insupportables.
    Imaginez que vous sachiez qu’une existence à venir est vouée au malheur le plus complet, de la naissance jusqu’à la mort, une obscurité totale sans un seul rayon de soleil, un désert de souffrances sans un seul oasis. En considérant qu’il n’y a pas d’autre Salut possible que le bonheur terrestre, pensez-vous que cette vie vaudrait d’être vécue, et si vous en aviez les moyens, ne feriez-vous pas en sorte d’empêcher que cette existence advienne ? N’empêcheriez-vous pas un mal en agissant ainsi ?



  • Rounga Roungalashinga 10 octobre 2013 12:12

    Si j’avais dit « transcendantiste », vous auriez été plus satisfait ?



  • Rounga Roungalashinga 10 octobre 2013 12:05

    Cet article se veut être un texte philosophique. A ce titre je suis un philosophe. Modeste certainement, mais philosophe malgré tout. Et le privilège du philosophe est justement de définir lui-même les concepts qu’il utilise. Ainsi, les termes « Salut » et « transcendantal » ont une définition précise qui est donnée dans le texte. Vous pouvez tout à fait me reprocher les raisonnements que je tire à l’aide de mes concepts, mais pas de les définir comme je l’ai fait.

    Il est à noter que la conception pessimiste de la vie que j’expose dans la première partie est conforme à la conception bouddhiste, selon laquelle tout est souffrance. Elle est également compatible avec les considérations de Schopenhauer, qui voyait dans le bouddhisme le système métaphysique le plus proche du sien.



  • Rounga Roungalashinga 10 octobre 2013 10:34

    J’ai choisi de définir l’humanisme transcendantal comme la conception selon laquelle l’être humain a besion de quelque chose d’extérieur à lui-même et au-delà de lui-même pour faire son Salut. Quelque chose, donc, de transcendant. Je conviens que l’usage de transcendantal ne correspond pas à celui qu’on utilise en philosophie courante, mais désignant un objet transcendant, c’est correct sur le plan du français.
    Merci toutefois de votre remarque, je m’appliquerai davantage sur la sémantique la prochaine fois.

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