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Rounga

Rounga

Le "r" se roule.

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  • Premier article le 19/07/2013
  • Modérateur depuis le 12/02/2014
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Derniers commentaires



  • Rounga Roungalashinga 7 avril 2014 16:51

    Votre vision des choses est biaisée par le fait que vous considérez que ce que vous appelez « mysticisme » est en-dessous de la philosophie, et que celui-ci peut-être étudié par celle-là. Platon avait bien compris que la contemplation commence là où la philosophie devient impuissante. Ainsi, les « concepts » liés au mysticisme ne sont pas, comme en philosophie, des outils permettant de développer sa pensée pour parvenir à une conclusion, mais des indications qui permettent de guider l’adepte dans sa méditation. L’expérience de celui-ci étant au-delà des mots, les « concepts » utilisés sont forcément imprécis et vagues, visant à éclairer la raison (intuition) et non l’intelligence (intellection). C’est la raison pour laquelle les écrits de Platon, d’Hermes Trismégiste, d’Al-Ghazali ou de C.G. Jung parlent de la même chose même si les termes utilisés sont différents. Ainsi, il n’y a pas deux types de mysticisme, l’un qui serait réactionnaire et l’autre qui serait progressiste, mais un mysticisme qui permet réellement à l’individu de sortir de la caverne, et l’autre qui ne le permet pas, et qu’on appelle charlatanisme.
    Il s’agit d’une science immuable, et les progrès des autres sciences ne permettent que d’en reformuler les termes, sans la modifier pour autant.

    Mais je ne sais pas si un matérialiste peut comprendre de quoi je parle.



  • Rounga Roungalashinga 7 avril 2014 16:32

    A notre niveau de complexification, il y a donc à la fois le hasard et le finalisme qui œuvrent ensemble pour l’évolution.

    Ce qu’on peut dire, c’est que la volonté humaine interfère effectivement avec le processus aléatoire évolutionniste, puisque nous réduisons désormais au maximum les risques de mutations « monstrueuses ». En revanche, pour les plantes, j’ai plus de doutes.


    Opposer hasard et présence de loi de l’univers, n’est pas une approche scientifique.Le hasard à des lois, des lois probabilistes. Et le chaos est un objet mathématique auquel ressemble beaucoup le monde et l’univers qui nous entoure.

    Je n’oppose pas le hasard et la présence de lois. Le tout est de savoir où commence le hasard et où finit la loi. Au niveau macroscopique, les phénomènes sont déterministes, ce qui veut dire qu’ils obéissent à des lois, et que la connaissance de la situation initiale rend possible la connaissance de l’état du système à n’importe quel instant t, à condition cependant de connaître chaque paramètre avec une précision infinie. C’est la sensibilité aux conditions initiales qui est à l’origine des comportements chaotiques, qui effectivement obéissent à certaines lois. Au niveau microscopique, en revanche, on a bien affaire à des phénomènes aléatoires, approchables seulement par le biais des probabilités. Mais il est vrai que les probabilités sont également une forme de loi. Quoi qu’il en soit, on ne peut séparer l’évolution du système univers des lois qui le gouvernent. La question est de savoir si ces lois procèdent de la configuration de l’univers, ou si elles pré-existent à sa formation. Autrement dit : sont-elles immanentes ou transcendantes. Car dans le premier cas, les lois physiques que nous connaissons (i.e. pour ce qu’on en sait actuellement, les quatre intéractions fondamentales ainsi que la valeur des constantes fondamentales) sont également le fruit du hasard : elles auraient pu être autre. Ce n’est donc pas une question que l’on peut balayer d’un revers de la main.



  • Rounga Roungalashinga 7 avril 2014 16:12

    Les concepts d’existence et de non-existence ont été passé à la moulinette logico-mathématiques ces dernières années.

    Je ne l’ignore pas.



  • Rounga Roungalashinga 7 avril 2014 16:07

    oui c’est ça, le Kalos kagathos platonicien qui a justifié pendant des années que les apparences reflètent la morale :

     
    Grâce à cette triade débile, les gens laids ont été suspectés d’être mauvais pendant des siècles.


    Il est bien clair que dans la doctrine de Platon, le Beau, le Bon et le Juste sont des attributs des réalités intelligibles, et non pas des corps physiques. Platon avait d’ailleurs un visage plutôt grossier.
    Que des gens déforment les idées philosophiques pour justifier des comportements absurdes n’est pas la faute de la philosophie. Les humains sont comme ça et ils ne changeront probablement pas de sitôt.


  • Rounga Roungalashinga 7 avril 2014 16:01

    ça s’appelle la barbe de Platon, c’est un problème de linguistique, de grammaire, de formation des énoncés, de définition des quantificateurs, certainement pas un problème physique 


    Je suis assez d’accord. Ceux qui barbotent dans la question « pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » ne se rendent pas compte que l’idée du Rien ne leur vient que parce qu’il y a quelque chose, en négatif, et que « il n’y a rien » ne renvoie à aucune possibilité d’existence. S’il « n’y avait rien », on ne pourrait rien en dire, on ne pourrait même pas dire qu’il n’y a rien, car aucune conscience ne serait pas là pour l’observer, ce rien. La réponse à la question posée, je crois, par Leibniz, est donc simplement : il y a quelque chose.

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