Bonjour, 2 remarques sur votre article. - G. Frèche a au moins eu le mérite de dire fort ce que tous les hommes politiques pensent bas. Au cours du psychodrame sur les parachutages (EELV et UMP), on a entendu des leaders de droite et de gauche parler des circonscriptions dans lesquelles « un âne avec une étiquette PS/UMP (au choix selon les circonscriptions) serait élu ». Bel exemple de respect des capacités intellectuelles de leurs propres électeurs. Mais le plus grave est que je ne suis pas sûr de répondre non à la question : ont-ils tort ? Leur âne sera sans nul doute élu, et les électeurs manifesteront avec force drapeaux et klaxon dans les rues leur fierté de l’avoir fait ! - Les « catégories supérieures » qui lisent sont aussi souvent celles qui nous dirigent et qui nous ont amené dans le mur (et pour qui le premier point s’applique parfaitement aussi). S’agit-il donc d’un électorat plus éclairé que celui qui ne vote qu’avec son bon sens ?
Bonjour, Plutôt que de dépenser des milliards pour maintenir « en vie » des gens qui ne demandent qu’à mourir, je pense qu’effectivement, il serait intéressant de pouvoir choisir un « suicide » assisté avec des moyens médicaux modernes. Cela permettrait de rendre plus sereine la fin de vie du demandeur, et d’éviter au demandeur comme à sa famille le traumatisme du suicide. Cela n’a évidemment aucun rapport avec l’euthanasie dans la mesure ou le demandeur serait le « suicidé » sous des conditions de sanité d’esprit à définir. Mais cela ne plait ni aux religieux, ni aux lobbys médicaux et pharmaceutiques qui veulent vendre un maximum de leur camelote (il parait qu’en moyenne les 6 derniers mois d’une vie rapportent autant aux labos que tout le reste de la vie cumulé !). les enjeux financiers sont colossaux ! Ce n’est pas prêt de passer !
Fergus, Vous avez raison de dire que le pari est dangeureux. Mais le choix n’est pas entre empêcher le nivellement de notre société par le plus bas mondial et prendre un risque, mais seulement entre ralentir ce nivellement et prendre le risque que du chaos naisse quelque chose de plus juste.
De plus, je ne suis même pas sincèrement convaincu que l’avènement de FH au palais ralentisse réellement quoique ce soit : - Les nationalisations, c’est quand même majoritairement les « socialistes » ! - La mise sur un piédestal de la bourse pour développer le « petit actionnariat », c’est les « socialistes ». - La schizophrénie du petit salarié (ou fonctionnaire) actionnaire qui veut que d’autres salariés soient licenciés pour que le cours et le rendement de ses misérables actions montent, puis qui hurle au scandale quand c’est à son tour de payer les conséquences de sa stupidité ... c’est encore les « socialistes »... - Maastricht, Amsterdam, Nice, Lisbonne, l’Euro, l’entrée dans l’UE de pays d’économies trop différentes, la validation d’un système de gouvernance non démocratique, .... à chaque fois ils étaient soient à la manoeuvre, soit 100% solidaires quel que soit l’avis des peuples ... - Aujourd’hui le nucléaire, les interventions militaires à hue et à dia, les OGM, ... aucune position affirmée donnant à penser qu’ils ont envie de favoriser les peuples plus que les marchés
... alors oui, je pense qu’il faut prendre le risque !
Bonjour Fergus, Vous partez du principe que le ’moins pire’ est mieux que le ’pire’. Mais d’autres avis sont possibles. Le « moins pire » conduit à la désespérance et à la résignation que l’on ressent bien actuellement dans l’opinion. Le pire a l’avantage de peut être conduire à la révolte, et on peut rêver à plus. Or je partage le point de vue de l’auteur quand il dit qu’il y a des citoyens qui ne veulent pas d’alternance, mais qui veulent une alternative que n’offre pas F. Hollande. En conséquence, je préfère essayer de contribuer à faire exploser le système en ne votant pas si la configuration NS/FH se produit, plutôt qu’à le cautionner en votant pour n’importe lequel des deux.