Bonjour Fergus, Je vous suis sur l’évolution nécessaire de la Vème république. Mais pensez-vous vraiment que ce soit en abondant dans le sens du système que l’on va s’en débarrasser ? Il me semble que les changements de république sont amenés par des crises : coups d’état, guerre (ou « évènements »). Que tout le peuple de gauche s’abstienne de voter serait, créerait, je pense, une crise majeure du système. Mais voter pour un potentat du système, même le « moins pire », ne fait que le confirmer. Si il existait un programme, que ce point en fasse partie, et que le porteur du programme puisse être destitué en cas de non respect ......
Etrange article qui pose en principe que la démocratie en France a pour objectif ultime de pouvoir choisir sa maladie. Et qui plus est, réduit la maladie à un homme, alors qu’au moins on pourrait exiger qu’elle soit un programme de gouvernement !
1 - Que savez-vous de ma vie pour vous permettre un avis définitif sur ce que je sais et ce que je ne sais pas ?
2 - Et …. ? En quoi l’énoncé de votre cas personnel, aussi dramatique soit-il, fait il que le débat du financement de la dépendance sur le capital du malade doivent être clôt avant d’être ouvert ?
3 - Votre exemple pourrait aussi montrer la pertinence de poser la question du droit pour chaque citoyen (je ne parle pas de ses « ayants droit ») de pouvoir choisir entre profiter de la médecine moderne pour avoir une mort digne (même si dans votre cas le désir n’existait peut être pas) ou profiter de ces mêmes progrès pour prolonger sa vie jusqu’à l’extrême des possibilités de la science
Bonjour, Votre article me semble très correctement analyser la triste réalité.
Cependant, vous sous entendez à la base qu’il y a un axiome indiscutable : tout citoyen doit aspirer à devenir dépendant, état qui semble être un objectif ultime de la vie humaine.
Pourtant, au delà de l’émotion individuelle quand on est concerné (la même émotion que celle qui fait que certains sont pour la peine de mort quand les siens sont concernés), du sentiment religieux de préservation de la vie (enfin, seulement humaine, et encore, pas de toutes), et de l’eldorado que cela représente ; quelle considération réellement humaniste fait-elle aller de soi que ne pas reconnaitre les siens, avoir des douleurs en permanence, ne plus pouvoir aller seul aux toilettes ou soulever sa fourchette, etc ... sont une sorte de nirvana de la dignité humaine au point de ne même pas avoir le droit d’en remettre en cause le principe sans risquer immédiatement la sanction suprême ? Etre traité de fasciste !
Avant de poser le très réel sujet du financement, le principe même de l’obligation de passer par cet état de dépendance ne pourrait-il pas être lui aussi posé ? Chaque citoyen pourrait-il au moins avoir le choix, après avoir consciencieusement engraissé toute sa vie les rapaces de la finance, de pouvoir éviter d’engraisser tout au long de son agonie médicalement prolongée à l’extrême les charognards ... de la finance ? Pourrait-on au moins avoir individuellement le choix entre une mort « choisie » (voilà un vrai progrès de la médecine), et la déchéance de devoir être torché pendant des années par ses enfants, ses petits enfants ou leurs amis ? La seule façon qu’a notre société pour redonner de l’espoir aux jeunes est-elle de leur proposer par millions ce genre d’emplois ?