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Samuel Moleaud

Rédacteur qui s'entraîne, et se cherche une place dans ce monde. Bonne lecture.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/09/2009
  • Modérateur depuis le 24/10/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Samuel Moleaud 6 novembre 2009 11:00

    Vous avez raison, sauf qu’en acceptant le poste de directeur du FMI, j’irai plus loin en disant que DSK est encore plus un criminel que le nabot..
    Sarko est un vassal de l’économie, DSK tue par les ajustements structurels (même si la dette a été suspendue)...
    Perso, je n’attends rien des politiques... A moins d’une fausse révolution récupérée par des gauchistes qui n’ont rien à reprocher à la domination politique pour avoir du pouvoir, donc écraser autrui pour soi (et quitter le socialisme) l’extrême gauche ne sera jamais élue, et pour cause, elle constitue un paradoxe monumental au système de vote dans cette démocratie représentative bourgeoise..elle prône la révolution anticapitaliste, en se présentant aux élections d’un pays capitaliste, et n’est donc qu’un pantin au service du pouvoir donnant la fausse image d’un réel pluralisme politique....et de plus en chaque français ou presque, sommeile un actionnaire, qui votera pour protéger son portefeuille..
    Donc, même si le front de gauche parvient à surmonter le libéralisme du PS, cela ne changera guère. Ajoutons à cela la proximité des médias avec le pouvoir sarkozyste, la propagande n’ira jamais dans le sens du (vrai) socialisme au sens de Jaurès, Marx ou Saint Simon.



  • Samuel Moleaud 4 novembre 2009 10:24

    La France n’est plus parlementaire, ça fait longtemps qu’on le sait. Cependant, l’Espagne et la Belgique sont des monarchies (parlementaires), cela n’enlève pas le caractère participatif de la démocratie pour la population espagnole et belge, puisque le particulier peut se monter en collectif et saisir la-bas l’équivalent du conseil constitutionnel pour demander la révision d’une loi... Même dans un système gaulliste chiraquien de démocratie parlementaire, cela n’a jamais été possible en France..
    De plus, aux Etats-Unis, les institutions garantissent plus de libertés aux citoyens, comme par exemple la réelle protection de la liberté d’expression, figurant dans le premier amendement de la constitution. Ce qui mine les US, sont la dictature des lobbies et des intérêts financiers des transnationales capitalistes.

    Je pense que comparer la France sarkozyste aux US aujourd’hui n’est pas le bon moyen pour arriver à la conclusion que nous sommes dans une démocratie autoritaire, même si je suis en accord avec votre conclusion. Le problème n’est pas pri dans le bon sens.

    Et quel rapport avec la suppression des avantages fiscaux des footballeurs ? Je suis radicalement contre la RGPP et ce « gouvernement », mais pour une fois je dois avouer que la proposition de loi visant à supprimer leurs avantages fiscaux (footballeurs) est une bonne idée : pourquoi pousser un ballon dans des filets leur donnerait le droit d’être exonéré de 30% de leurs charges, là où ils « gagnent » infiniment plus que le smicard moyen français ne palpe en une année ? Surtout lorsqu’un artisan du bâtiment fait 70h par semaines pour être imposé à 75% de ses bénéfices annuels...sans être assuré d’avoir une retraite alors qu’il travaille depuis environ 35 ans sur les chantiers.
    Pourquoi refuser cela, lorsque la pression de l’actionnariat à la baisse des salaires et le management tyrannique de l’entreprise pousse des milliers de salariés au stress, à la précarité voir au suicide, alors que l’on offre à ces mêmes sportifs réduits à se faire acheter pour des millions la possibilité de se conduire comme des hommes d’affaire, de vraies stars ?
    Ou alors je n’ai rien compris, et vous me l’expliquerez, je recevrai vos arguments avec plaisir, mais ce n’est que le minimum que de supprimer ce DIC...



  • Samuel Moleaud 29 octobre 2009 11:40

    @ Markoff :
    Le problème que pose la limitation à un mandat non renouvelable, est que cela porte également un aspect antidémocratique, et dangereux préjudiciable : imaginons un homme politique humaniste qui a pour ambition d’effectuer des politiques publiques en faveur de sa population, avec des réelles redistributions sociales et des politiques sociales (économie solidaire, justice sociale, etc), c’est un scénario jamais vu en France mais admettons que cela arrive (je ne vois pas comment). Une fois son mandat effectué, il y a un risque que la place qu’il laisse soit occupée ensuite par un gouvernant dictateur tyrannique, monarchique ou oligarque : un empereur qui re-centralise tout, qui impose à son peuple de prolétaires l’exaltation du travail au profit de sa république oligarchique, et qui place enfants et amis aux rênes du pouvoir politique et postes clés (banques, centres d’affaires, medef, entreprises transnationales etc) tout en manipulant ses foules pour qu’elles boivent la soupe des lois liberticides et sécuritaires rentables aux lobbies et grosses entreprises...Et vous aurez compris de qui je parle ;)
    Votre idée est juste, mais elle laisse peu de risque que la société civile s’émancipe.



  • Samuel Moleaud 29 octobre 2009 11:27

    Je partage votre point de vue sur le système représentatif et le tableau médiatique qui biaise l’information au profit de l’oligarchie dominante, en totale négation de l’individu. Toutefois, j’ajouterais que la constitution de l’an I était issue des révolutionnaires de 1789, mais non du peuple ayant fait sa révolution. Nuance, car ces révolutionnaires étaient des bourgeois qui en avaient marre du pouvoir aristocrate féodal : c’était remplacer une dictature par une autre, juste un changement de pied dans la botte...
    Le peuple, n’a jamais eu le pouvoir, et je partage plutôt l’analyse de Rousseau concernant la démocratie et le pouvoir politique : les maux de la société proviennent de la propriété, et c’est celle ci qui génère les inégalités, la convoitise, la guerre. Les théories dites modernes du contrat social de Montesquieu ou de Hobbes semblent être celles qui ont été appliquées par la démocratie représentative, et on fait facilement le lien entre cela et l’individu, qui abdique sa liberté pour que le Léviathan (l’Etat) gouverne et achète ainsi la paix sociale. Mais ce contrat social n’efface pas l’inégalité, encore moins l’oppression. Pire, il l’accroit.

    En Suisse, et avec un système de démocratie semi-directe, le peuple détient davantage de pouvoir qu’en France : le citoyen suisse peut directement contester une loi, et les parlementaires par la voie du référendum, sont réellement responsables devant le peuple, ce qui me paraît être un meilleur système. Reste encore ce problème issu de la Grèce antique de la distinction peuple/population : le système de vote, accordé au peuple donc pas à tous, est donc à la source de la reproduction perpétuelle des inégalités.
    L’alternative qui me paraît être la plus positive reste l’abstention, et l’auto-organisation, sans s’en remettre aux politiques qui se proclament légitimes là où il ne le sont pas.
    Mais c’est un long débat ;)



  • Samuel Moleaud 28 octobre 2009 10:22

    Marx disait, le capitalisme va s’autodétruire de lui-même, et on passera par la dictature du prolétariat avant que l’Etat s’autodétruise au profit de l’autogestion...
    Comme quoi, même les plus grands peuvent avoir tort sur les conclusions... car la finance internationalisée n’existait pas en 1850-60.
    Je rejoins votre thèse, le capitalisme n’est pas mort, et pour causes : les crises font partie intégrante du sytème capitaliste, la propagande le perdure en permanence, les banques commencent à rembourser les Etats (tiens donc, re privatisation des gains après socialisation des pertes ...) et on crée sans cesse de nouveaux marchés issus de l’inventivité mercantile des lobbyistes, au profit des industries et multinationales (grippeA...etc). Bon article je trouve, mais votre analyse est tout de même complexe je pense pour quelqu’un qui n’aurait jamais entendu parler de macroéconomie : normal, me direz-vous ;)
    A ce propos, sur la crise financière, l’économiste-journaliste Frédéric Lordon explique très bien ce système, dans ses bouquins, sur France Inter (la-bas j’y suis) et au Monde Diplomatique.

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