"J’en citerai un autre, que j’appellerai l’immersion."
L’immersion, c’est pas pour tout le monde... Qui pourrait aller vivre dans un aute pays pendant 6 mois ? Plus court, c’est inefficace et s’oublie vite. Qui plus est, je n’aime pas cette doctrine actuelle de "mobilité"...
L’anglais, c’est vraiment spécial. Par exemple, j’ai étudié les bases du polonais avec un manuel et le disque qui allait avec. Par la suite, je lisais des livres. Aucune immersion, juste la lecture, mais quand les étudiants polonais sont arrivés dans notre université, je comprenais pas mal de choses. Pareil pour l’italien : les bases (sans disque), la lecture de polars, et j’ai été très étonnée de comprendre assez bien les Italiens (une délégation communiste est venue chez nous). Aves l’anglais, c’est impossible, les mots ne "sonnent" pas dans la tête pendant la lecture, parce qu’on ne connaît pas leur prononcitation, et voir à chaque fois dans le dictionnaire des mots qu’on comprend par écrit sans savoir leur prononciaton, c’est trop pénible.
"cette langue plus qu’une autre impose des séjours dans un pays anglophone, pour le plus grand profit de leur balance commerciale."
Exactement.
Je suis déjà allée voir l’autre lien, mais il n’y a pas de précisions sur des éventuelles études (durée, condition, description du groupe principal et du groupe de contrôle, s’il y en a un, etc.)
"Mais le niveau que l’on peut espérer atteindrre dépend fortement de l’âge de début"
Les enfants apprennent vite et oublient vite. Je connais tout plein d’exemples des enfants russes qui, en arrivant en France, cessaient de parler russe, souvent malgré les efforts de la mère (cas les plus fréquent) ou des parents. Certains le faisaient à l’âge relativement avancé (14 ans). Par ailleurs, j’ai vu que les adultes nés dans les familles d’origine russe, c’était leur première langue et ils l’ont plus ou moins gardée, mais leur niveau cédait beaucoup au niveau des adultes très motivés et décidés d’apprendre le russe. Bref, il y a beaucoup de "mais" pour cette histoire de l’apprentissage précoce...
Au fait, vous avez vu le personnage appelé Gullia qui chante "oups, j’aime pas l’anglais" ? Le cri de coeur des ados à qui on impose une langue et qui ne sont nullement motivés...
"je trouve passablement insultant de prétendre qu’un ingénieur belge, néerlandais, suisse ou danois n’est pas capable de s’exprimer correctement, sur un sujet technique, dans sa langue, c’est complètement faux"
Déjà, je n’ai pas dis ça. Ensuite, je ne l’ai pas inventé.
"La Suède a été parmi les premiers pays d’Europe à miser sur l’anglais, or, voici ce qu’a écrit Margareta Westman, une responsable du Comité linguistique suédois (“Svenska Dagbladet“, 24.10.1993) : "Il y a une différence entre commander une bière dans un café en anglais et conduire des négociations autour de la table d’un conseil d’administration. Ceux qui peuvent utiliser leur langue maternelle dans leur travail peuvent le prendre en main, à la fois pratiquement et psychologiquement. L’enseignement en anglais au niveau du lycée est une invention déplacée qui devrait cesser. Cet enseignement sera de plus en plus mauvais, car le professeur ne maîtrise pas l’anglais aussi bien que le suédois. Les professeurs ne sont pas aussi bons [en anglais] qu’ils le croient. Ils seront handicapés dans leur enseignement, comme s’ils avaient les mains liées dans le dos. (...) Tous pensent que l’anglais est nécessaire et incontournable ; à vrai dire, personne ne s’y oppose en principe. Au commencement, les contacts avec la langue internationale sont marqués du triomphe heureux de l’innocence : c’est si amusant d’être international, regardez comme nous sommes bons en anglais ! Ainsi, peu à peu, on prend conscience du problème : on devient un peu plus sot quand on ne peut pas utiliser sa langue maternelle."
"Si la presse scandinave s’accorde à dire qu’il faut défendre à tout prix les langues des Vikings, elle n’arrive pas à s’entendre sur le rôle de l’anglais dans les sociétés scandinaves. Officialiser l’usage d’une langue étrangère, est-ce une menace ou une nécessité ?
"Tout le monde parle de la langue, mais personne ne fait rien. Il faut bien entendu défendre la langue suédoise, mais contre quoi ? Le véritable danger ne vient pas des banlieues défavorisées, mais des universités, des entreprises et des ministères."
Cet avertissement du quotidien suédois Dagens Nyheter souligne que "si la langue nous donne la possibilité de communiquer sur un plan individuel, elle nous oblige à respecter des règles de communication collective". De plus, observe l’éditorialiste, "modifier une langue de façon importante exige un temps considérable. Les accents multiculturels au sein de notre société peuvent très bien exister à côté de la langue officielle sans que cette dernière connaisse jamais des changements importants."
Dès lors, pour le journal libéral, "ce n’est pas le tant décrié ’suédois des banlieues’ qui menace le plus la langue nationale, mais l’anglais, qui s’introduit lentement mais sûrement dans nos écoles et entreprises, alors que se poursuivent les débats plus ou moins inutiles sur la place des accents multiculturels en Suède".
En effet, "pourquoi un chercheur à l’université doit-il mettre en exergue ses théories dans une langue qu’il ne maîtrise pas [en l’occurrence l’anglais] plutôt que rédiger dans sa langue maternelle, puis avoir recours à un traducteur professionnel ? Pourquoi, dans les établissements dispensant des programmes scolaires internationaux, les instituteurs sont-ils obligés d’enseigner en utilisant un anglais médiocre ?" se demande l’éditorialiste."
"Certaines cultures très ouvertes, comme les pays-bas, intégrent effectivement beaucoup de vocabulaire anglais dans leur langue nationale"
Une culture ouverte, c’est celle qui intègre beaucoup d’anglicismes ? Et que veut dire "ouverte" ?
"Skirlet se plaît à dire qu’il parle plusieurs langue"
"Se plaît" ? Intéressant comme tournure Seulement c’est juste une constatation : eh oui, elle (c’est-à-dire moi) parle en effet plusieurs langues, tels étaient les hasards de ma vie
"Anglais d’abord, puis 2 langues au collège, ensuite chacun fait ce qu’il veut pour le post bac."
Pourquoi l’anglais ? Parce que vous pensez que c’est utile ? Fumer nuit à la santé, mais personne n’envoie les policiers à domicile pour l’interdire. Il n’est pas bon de manger trop gras et trop sucré, pourtant personne n’impose à tout un chacun des menus élaborés par le ministère et obligatoires. Pour les langues, c’est pareil : laissez-nous décider nous-mêmes, car la liberté de choix est indispensable dans un pays démocratique. En plus, les bienfaits de l’anglais sont somme toute très relatifs
"Pour l’anglais en primaire je suis contre et je prône une amélioration MASSIVE de l’enseignement du français, de la primaire au BAC d’ailleurs."
A votre tour - où sont les chiffres qui mettent les Français à la dernière place ?
"Moi, je viens d’un pays de l’est AUSSI, ma moitié vient de Pologne (natif ), ma meilleure amie slovaque (parlant 7 langues), j’ai travaillé en Hongrie, a Bucarest, j’ai sillonné la région (centrale et Est), et je parle en connaissance de cause, même si cela vous déplait."
Quel pays ? Votre amie slovaque, c’est bien. Je connais une instit’ française qui parle 6 langues, je connais un autre Français qui en parle 8. Et alors ? Vous n’allez pas me dire que la Slovaquie est remplie de gens qui parlent 7 langues, ça ne prendra pas. Et à propos de votre sillonage, ça dépend des milieux que vous avez fréquentés. Dans certains, il y a un pourcentage plus élevé de polyglottes, mais c’est vrai pour n’importe quel pays, la France y compris, et ne prouve nullement des soi-disant "gens de l’Est" surdoués.
"je me demande si vous y avez déjà fait un tour, car ça m’agace aussi."
Oui. Sinon je n’en aurais pas parlé. La campagne slovaque remplie de parfaits anglophones ? A d’autres.
"Pas très intéressant cet article."
Ca, c’est un argument massue
"Je prône un renforcement de l’anglais (raisons économiques, pratiques et politiques) ET un maintien et une amélioration du français, ou d’autres langues nationales."
Eh ben, apprenez-le de façon renforcée. Laissez les autres de décider pour eux. Par ailleurs, donnez-moi un seul exemple d’un renforcement des plusieurs langues sur le même territoire.
"Aucun humour ?"
L’humour potache, c’est pas tellement mon truc. J’aime quand c’est plus fin
"Je suis farouchement contre cela et je n’ai jamais prôné cela."
Enfin on est d’accord sur quelque chose !!! Je sors le champagne
"Au collège on a le choix d’une deuxième langue, cela fonctionne très bien comme cela"
Déjà il faut supprimer la distinction entre première et deuxième langue. Et la première langue doit être choisie librement, au moins parmi toutes les langues disponibles dans l’établissement.
"On ne peut pas prendre allemand 1ère langue au collège ? ? ? ? Et du point de vue pratique comment proposer 15 langues différentes au collège ? ? ? ? ?"
Ben non. Allez visiter les sites de Académies. Pour la pratique - voyez l’article du même auteur
"En résumé et très cordialement, je parle d’expérience, de vécu, et je ne suis pas le premier à dire que notre niveau est mauvais."
Excusez-moi, vous êtes un homme ou une femme ? Votre pseudo fait penser à une femme, mais corrigez-moi si je me trompe.
Dire - oui. Il faut aussi prouver. Si vous faites un tour sur les sites dans d’autres langues, vous serz surpris(e) de constater que tout le monde se trouve mauvais...