"Et de faire de nous, à l’instar de beaucoup de nos voisins, des trilingues : français, anglais et une autre langue."
L’herbe est toujours plus verte chez les voisins, c’est connu. Déjà des vrais bilingues sont rares, et les trilingues bien plus encore. Chez une personne polyglotte, il y a toujours une langue dominante. Donc, il reste que deux possibilités :
— imposer l’anglais comme langue obligatoire, se soumettre à la domination linguistique, sans jamais atteindre le niveau des natifs. Ce qui sous-entend la fracture linguistique majeure : les dominants (natifs anglophones) et les dominées (tous les autres). On peut se demander, si les 95% de la population mondiale ont réellement intérêt de se rendre esclaves des 5% restants...
— effectuer la transition vers l’anglais langue maternelle des Français. Là, on peut faire une croix bien grasse sur la francophonie, la culture française et tout ce qui va avec. Défendre la francophonie en prônant l’apprentissage généralisée de l’anglais et d’une langue alibi (dont le niveau est plus bas que la terre) est un drôle de procédé.
"le terme d’intelligence économique dépasse largement le cadre de la veille. il a un sens différent de l’intel anglais"
Ce n’est donc pas un anglicisme ? Je me suis adressée aux dictionnaires français (c’est utile, surtout pour les non-natifs), et voilà ce que j’ai trouvé.
Intellignece :
"Fonction mentale d’organisation du réel en pensées chez l’être humain, en actes chez l’être humain et l’animal.
Ensemble des fonctions psychiques et psycho-physiologiques concourant à la connaissance, à la compréhension de la nature des choses et de la signification des faits ; faculté de connaître et de comprendre."
Alors quel rapport avec l’économie ?.. Ce n’est pas un être vivant, et elle ne possède pas de fonctions psychiques et psycho-physiologiques.