@sls0 Je copie ici mon commentaire sur les difficultés du français et de l’anglais :
Anglais vachement facile, français horriblement difficile, ce sont
les clichés tenaces. Est-ce vrai ? D’un côté, plus la langue ressemble à
la langue maternelle d’un « apprenant », plus elle est perçue comme
facile. Mais il y a des critères objectifs à considérer.
1. Alphabet.
Anglais : non phonétique, 20 voyelles, 46 phonèmes, 1120 graphèmes.
Français : non phonétique, 16 voyelles, 36 phonèmes, 190 graphèmes.
2. Prononciation.
Anglais : chaotique, insaisissable ; impossibilité de fixer une
norme, les règles existent, mais les exceptions sont trop nombreuses
pour pouvoir lire des mots inconnus.
Français : chaotique, règles existent avec quelques exceptions, il
est possible de lire des mots inconnus pour la plupart des cas.
3. Accent tonique.
Anglais : indéfinissable, fixé par l’usage ; aucune norme ne peut être établie.
Français : fixe, sur la dernière syllabe (prononcée).
4. Verbes irréguliers.
Anglais : 283.
Français : 81.
4. Identification de la fonction grammaticale.
Anglais : très confuse, le même mot pouvant être un nom, un verbe, un adjectif, un adverbe...
Français : plus claire ; il existe des mots faisant office à la fois
d’un nom et d’un adjectif, mais les verbes et les adverbes sont
identifiables.
5. Syntaxe.
Anglais : ordre des mots rigide, la moindre inversion change le sens.
Français : ordre des mots fixe, mais l’inversion est possible, le sens n’est pas altéré (une belle maison - une maison belle).
C’est vrai que les verbes français, c’est pas de la tarte, mais
l’anglais est-il mieux ? Présent simple, présent progressif, preterit
simple, preterit progressif, présent perfect simple, présent perfect
progressif, past perfect simple, futur simple, past future, conditionnel
présent, futur proche, passé exprimant une habitude... Si on se
souvient que plusieurs temps français ne sont pour ainsi dire jamais
utilisés... disons, ex æquo pour l’anglais et le français de ce point de
vue.
@sls0 Je suis d’accord avec vous sur plusieurs points, mais...
Je réside en zone hispanique, malgré que l’espagnol et le français
sont très proches, l’anglais plus éloigné est plus facile à apprendre.
Hors de la zone francophone la langue française est très riche, trop riche ce qui la rend difficile.
Très complète la langue française pour exposer ses idées, une chance
pour celui qui la maitrise. Trop complète, elle en devient difficile
pour celui dont ce n’est pas la langue maternelle.
C’est marrant - les Français sont persuadés que leur langue est presque la plus difficile au monde... En plus, souvent ils sont en dissonance cognitive entre « le français est très difficile mais très culturé » et « le français est ringard et dépassé ». Croyez-vous vraiment que dans d’autres langues on arrive à exprimer ses idées moins bien qu’en français ? La seule condition - c’est la bonne maîtrise de la langue, quelle qu’elle soit.
Non, le français n’est pas vraiment facile, mais l’anglais non plus, et à chaque langue ses propres difficultés. Le russe, par exemple, est difficile ? Je pense que la majorité écrasante répondra « oui ». Et pourtant, nous n’avons que 3 temps verbaux + l’impératif (même le conditionnel est formé par le verbe au passé + une particule non accolée). C’est juste un exemple sur le fait que les difficultés ne se trouvent pas au même « endroit » selon la langue. D’ailleurs, je vois plein d’exemples que l’espagnol est plus facile pour un francophone que l’anglais.
Les liseuses sont très bien pour les gens qui ont la vue déclinante, ainsi que pour le stockage de livres qui, en physique, auraient pris trop de place (tout le monde n’est pas la fille de Rothschild). Pourquoi l’un devrait exclure l’autre ? Les livres papier et électronique peuvent coexister tout à fait pacifiquement, chacun ayant ses avantages et ses inconvénients. Le scandale pour moi, c’est quand on vent une version numérique plus cher que l’édition poche, une véritable arnaque du consommateur.
Une ligne fixe passant par une boîboîte (ou « box » en bon franglais) est en effet inopérante en cas de coupure d’électricité, ce qui impose la possession d’un portable « au cas où ». Et si la borne est touchée, le fixe et le portable sont inopérants... Tout le monde n’a pas la fibre optique, en espérant que celle-ci est plus fiable.