@Nobody knows me Bon, d’accord, être maçon pour vous n’est pas un boulot pérenne et ne peut correspondre aux attentes. Alors je repose la question : tous les dentistes ont une installation avec un microtour, faut-il que tout un chacun s’en procure une ?
@Nobody knows me Les maçons ont besoin d’une bétonneuse, faut-il que tout un chacun s’en procure une ?
Au sujet des termes : il y a peu, j’ai décidé de trier un amas de revues informatiques. Mais comme c’est impossible de trier sans lire un peu, je suis tombée sur un article d’il y a 15 ans à peu près, qui se moquait méchamment de certains termes traduits en français. Hahaha, quel mot ridicule - « courriel », ça ne prendra jamais !
Une chose en faveur des anglophones : ils sont tellement narcissiques qu’une pensée dans le style « notre langue est ringarde » ne les effleure même pas. Pour donner le noms aux choses, ils n’hésitent pas à piocher dans leur propre vocabulaire (qui n’est, soit dit en passant, nullement supérieur aux autres langues). En France, la soumission est telle que, non contents d’attendre l’arrivée de nouveaux anglicismes plutôt que faire travailler un p’tit peu son imagination, on en crée ! De faux anglicismes, je veux dire.
@Fergus Ah bon, l’Asie = Taïwan, Hongkong et Singapour ? Faut que j’aille réviser ma géo
dans de nombreuses écoles du sud de la France, l’espagnol est très demandé
Sans blague ? Il se trouve que j’habite justement au sud de la France. Seule ma fille aînée a pu avoir un peu d’allemand à l’école primaire. Une classe d’espagnol a été promise (il y avait même une prof bilingue), mais ça ne s’est jamais fait « à cause des difficultés structurelles », comprenne qui voudra... Depuis, il y a l’anglais, l’anglais et l’anglais, le choix est vaste. De même, quand ma fille aînée est entrée au collège, l’espagnol première langue a été supprimé. J’étais présente à la réunion parents-profs et j’ai vu l’indignation dans la salle. N’empêche : c’est soit l’anglais première langue, soit une espèce de vente liée, alias « classes bilangues » 3 heurs d’anglais + 3 heures d’espagnol. Quelques années plus tard, les classes bilangues ont été supprimées, car elles faisaient la sélection prématurée de bons élèves, dixit le nouveau principal. Au lycée local, on peut (enfin !) choisir l’espagnol première langue, mais on fait comprendre à ceux qui l’ont choisie (sans le dire directement) que c’est une solution pour les nuls en langues. Alors pour le libre choix dans l’âme et conscience, il faut repasser...
@Fergus Oui, dans certains pays les gens parlent anglais. Mais n’allez pas me dire que la quasi-totalité de vendeurs-acheteurs est concentrée dans ces trois lieux que vous citez. Il est facile de donner un contre-exemple : l’une de mes anciennes compatriotes, polyglotte (anglais, allemand, polonais, français, russe langue maternelle), traductrice-interprète de métier est allée voir une amie installée au Mexique. L’amie l’a prévenue qu’elle devrait apprendre un brin d’espagnol, l’autre avait pensé : j’ai plusieurs langues à mon actif, dont l’anglais, je me débrouillerai. Eh bien, celle installée au Mexique passait son temps à servir d’interprète... La liste d’exemples serait longue. Actuellement, plusieurs pays font les échanges commerciaux dans leurs monnaies nationales respectives, sans passer par le dollar. Et ils emploient les personnes bilingues pour les échanges bilatéraux. Les rudiments d’anglais peuvent servir pour voyager (en encore...), mais pour ça nul besoin de commencer à la maternelle et apprendre des matières scolaires en anglais.