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Spip

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Infirmier retraité. 63ans, 2 enfants
Intéressé par plein de choses : en ce moment, les liaisons/contradictions possibles entre écologie et économie, la résurgence du sentiment religieux y compris dans ce qu’il a de pire, les éternels rapports hommes/femmes et tout ce qui vient bousculer nos habitudes et le « prêt à penser »
Dernièrement, inquiet par l’atmosphère de guerre civile véhiculée par tous les médias, Internet compris.

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  • Spip Spip 28 juillet 2011 13:35

    @ clojea

    « on peut avoir recours à des antalgiques pour enrayer une migraine ponctuellement, très bien, mais les antidépresseurs eux... » C’est bien là que ça coince. A part les traitements réservés aux psychoses, qui doivent être pris au long cours, toutes les autres molécules psycho-actives ont une prescription clairement limitée dans le temps.

    Les AD doivent permettre de maintenir la tête hors de l’eau dans un premier temps pour éviter de sombrer et pouvoir ensuite passer à l’élucidation de la (des) cause (s). Donc médicament ET psychothérapie. Il ne viendrait à l’idée de personne de prendre de l’aspirine à vie sans connaître et résoudre les raisons de sa fièvre, et pourtant...

    Jadis, on apprenait qu’il y avait deux sortes de dépressions de nature différente (et donc de dépressifs) : l’endogène (sans cause clairement désignée, ces personnes seraient « nées » dépressives et très vulnérables) et l’exogène (qui se manifeste face à un événement ponctuel : séparation, deuil, etc. celles-là plongeraient dans un premier temps et s’en sortiraient ensuite)

    Aujourd’hui, on considère la frontière comme moins étanche. Les AD induisent un risque réel de dépendance, mais il n’est pas que chimique...



  • Spip Spip 27 juillet 2011 22:54

    Bonsoir, Clojea.

    Je m’en doutais un peu... Votre article donnait plus l’impression d’affectif que de scientifique. Vos expériences vous motivent et c’est bien votre droit mais, sur certains points , ça ne vous aide pas dans votre argumentaire : vous êtes trop impliqué.

    Les soignants sont aussi confrontés à ça, mais ils ont (devraient avoir) une formation pour l’éviter. C’est le principe de la bonne distance thérapeutique : trop près ou trop loin de l’autre, on ne l’aide pas plus dans les deux cas.

    Quant à l’orientation globale de la santé, outre notre vision occidentale de l’humain (corps d’un côté/psyché de l’autre), notre consumérisme nous pousse plus vers la petite pilule à effet rapide que vers un travail (éventuellement long) en profondeur, c’est sûr. Ajoutez l’orientation politico-financière actuelle en matière de soin et vous aurez la trame du problème.

    Toujours aussi d’accord avec Sir Oswald. Olivenstein avait bien défini ce qu’est la toxicomanie/dépendance : la rencontre d’une personnalité, d’un produit et d’un moment de la vie. A partir de ce dernier point, il était bien plus optimiste que ses collègues et aujourd’hui le concept de résilience vient le réactualiser.



  • Spip Spip 27 juillet 2011 18:06

    Assez d’accord avec la chaîne de responsabilités que vous décrivez, mais quand même, il faudrait faire quelques petites mises au point.

    - Le problème de fond est que la grande majorité des psychotropes est prescrite par des généralistes qui n’ont souvent pas la formation suffisante pour le faire. Mai si on s’adresse à lui, c’est bien parce qu’on ne veut pas voir un psychiatre, « je ne suis pas fou, quand même ! »

    - Entre les molécules prescrites pour leurs effets anti-dépresseurs et celles qui sont plus sédatives, le Prozac, le Rohypnol et l’Halcyon ne sont pas à amalgamer. Ils n’ont pas les mêmes indications ni les mêmes effets (y compris secondaires). La confusion est présente aussi chez les personnes (plutôt âgées, assez souvent) qui disent prendre des somnifères alors que ce sont des anti-dépresseurs légers (quand le médecin a bien écouté son patient, il a souvent détecté de l’anxiété qui empêche de s’endormir plutôt que de l’insomnie vraie qui est une maladie en soi)

    - « se voient prescrire des antidépresseurs sur de longues durées... » Les limites de prescriptions sont claires pour tout le monde et c’est souvent le client qui insiste pour renouveler « ad vitam ». Ce n’est pas une bonne pratique de la part du médecin qui cède, c’est vrai, mais s’il refuse, le demandeur ira voir ailleurs...

    - Édouard Zarifian,
    n’a pas fait que son fameux rapport, qui comme bien d’autres a dû finir dans un tiroir ministériel. Il a écrit un livre remarquable « les jardiniers de la folie » où il alerte déjà (en 1988) sur les dangers du tout médicament, mais d’autres écoles en prennent aussi pour leur grade au passage...

    - « le résultat à la longue est peu ou prou le même. Déconnexion de la réalité, du monde environnant, manque d’intérêt pour la vie, sa famille, les autres etc… » Vous confondez les éventuels effets secondaires et les symptômes de la dépression !

    - La prescription, en augmentation, de substances psycho-actives chez les enfants. Outre le désir de « normalisation » inquiétant (enfants dits hyperactifs, par ex.), quid de l’effet à long terme sur un système nerveux en développement, par définition ?

    - Comme d’autres intervenants, je vous trouve assez dur avec des gens qui sont en souffrance... Si vous aviez eu l’occasion de travailler dans un service d’urgence psy, par ex. vous auriez pu vous rendre compte de la diversité des situations. De celui ou celle qui traîne un mal-vivre qui déborde ce soir là, à l’autre qui vient de passer à l’acte, avec toute la gamme intermédiaire ( problèmes de couple + boulot + enfants + deuils pas faits, etc. etc...)

    - La « déresponsabilisation » . Dans notre société, vous n’avez plus le droit d’être moins « performant » (et pas que dans le travail) sauf si vous acceptez l’étiquette d’une pathologie. Et donc la pilule qui va avec. Pour revenir sur les Urgences, on voit arriver de + en + de cas relevant du psycho-social plutôt que de la médecine, mais le soignant doit répondre avec ce qu’il a...

    Pour le reste, OK avec Sir Oswald.



  • Spip Spip 25 juillet 2011 17:59

    « l’humanité passe d’une civilisation de production soumise aux aléas de la nature à une civilisation d’extraction (matières premières, énergie…) émancipée, elle, de ces aléas. Cela permet à l’humanité de faire un bond sans précédent et permet l’émergence d’une société humaine globalisée, une sorte de civilisation unique. En conséquence, vu de l’histoire de l’humanité, la proposition écologiste de favoriser les énergies renouvelables constitue donc, objectivement, une régression civilisationnelle. » Manque pas quelque chose entre le début et la fin ? Affirmation (lapidaire) et raccourci saisissant qui ne démontrent rien du tout, donc faute de raisonnement.

    Je pensais reprendre point par point ces diverses affirmations, mais à quoi bon ?Tout est du même tonneau, à base de raccourcis, d’imprécisions et surtout de sophismes.

    L’écologie et le nucléaire ont suscités de nombreux articles sur AGV, avec des contenus où, souvent, l’affectif l’emportait sur la raison. Mais là, c’est le pompon !



  • Spip Spip 25 juillet 2011 17:24

    L’être ou l’avoir...

    « Le cycle consumériste actuel nous incite à vouloir toujours mieux pour nos enfants... » C’est quoi, toujours mieux pour nos enfants ? Les faire nager dans l’opulence matérielle et les gadgets qui finiront par les submerger ?

    Ou alors, leur laisser des biens quand nous serons partis ? Si c’est ça, sous quelle forme ?

    - De l’argent en banque ? : l’effondrement du système financier qui se profile pourrait bien réduire sa valeur au poids du papier ou pour les collectionneurs (comme l’emprunt russe)

    - Des biens immobiliers ? : une nouvelle crise couve aussi...

    - Ce qu’on doit impérativement à nos enfants c’est une ÉDUCATION (au sens large du terme) rien d’autre. Et ça, à priori, ce n’est pas polluant et finit par générer du respect de la part des bénéficiaires. Le reste n’est qu’illusion.

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