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thepouet

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  • thepouet 5 décembre 2011 05:39

    NE NOUS TROMPONS PAS D’ENNEMI !!
    Effectivement, car le temps est compté, les constitutions bientôt bafouées, le MES au dessus des lois, des nations, et pourquoi pas une bonne guerre pour clore le tout.
    Si Sarkozy est un ennemi, pour nos petites questions franco-françaises, il l’est surtout et gravement, en tant que serviteur de la « bête ».

    L’ennemi, c’est elle. Quelle est donc cette bête ?

    Vu la situation, ce n’est peut être pas superflu de la définir, de constater son existence, prudemment mais surement.
    Elle tient en un mot :

    EMPIRE

    Une des ses forces, à cette bête, est de se déguiser, de ne pas « exister », de ne pas être reconnue comme telle.
    Après tout : l’empire britannique n’a-t-il pas pris fin aux accords de Bretton Woods 1944 ?
    Et, malheureusement, on produit l’effet incrédule similaire à celui dont on a tous été un jour témoin au moment où on apprend à quelqu’un la chute d’une 3e tour le 11 sept, lorsqu’on dit ceci :
    Avec les accords de BW1944, Roosevelt avait l’intention de mettre fin à l’empire britannique par un accompagnement aux peuples dans leur accession à l’indépendance et au développement, en appliquant les méthodes (crédit productif public) qui ont permis aux USA de se sortir du marasme post 1929.
    Puis Roosevelt est mort (1945), et Truman a trahi les intentions premières de ces accords :
    il s’est fait le relais des politiques néo-coloniales de l’empire.

    La bête (qui désormais n’existait plus, ce qui est très pratique smiley ) s’est doté d’armes redoutables : FMI, BCE, puis ce fut le démantèlement de Bretton Woods en 1971 ( l’or, découplé du $, $ devenant une denrée spéculative, cessant mécaniquement d’être assigné au développement de l’économie physique, l’ère du court terme naissait ), abrogation en 1999 de la loi Glass Steagall, nous forçant à sombrer avec eux dans leur Titanic (Glass Steagall, loi vitale qui séparait l’argent casino (produits dérivés etc) de l’économie réelle) et la « MES » est dite ...

    Quelles sont les conditions, le système monétaire, les mécanismes qui permettent ou empêchent d’offrir un mieux vivre aux générations suivantes ?
    C’est curieux, pour ne pas dire terrifiant que pas un, enfin si ! un seul, parti politique ne pose cette question de L ’ ECONOMIE PHYSIQUE au centre de son approche, cette omission répondant au voeux le plus cher de l’empire ... Ah oui, c’est vrai, l’empire n’existe pas

    Alors qu’en tirant le fil, tout vient ... smiley
    Comme si on avait adopté la façon de penser de l’ennemi, qu’on est sensé combattre.
    Les économistes « alternatifs » restent tous dans une pensée monétariste, dans laquelle la valeur est l’argent en soi, et non sa correspondance sous une forme ou l’autre dans l’économie physique càd dans le « mieux vivre »

    L’empire, ses principes sont vieux comme le monde ... :
    diviser pour mieux régner, stratégie du chaos, toujours favorable aux plus forts
    ( à ce sujet, regardez le moyen orient, les fables sur la Syrie, l’Iran ... what is in preparation ?)
    Le non développement des peuples est au mieux indifférent à l’empire (profit profit, point barre)
    Mais en réalité, ce non-développement est recherché smiley (domination et libre échange)

    abêtir le peuple, du pain et des jeux
    rendre opaque tout ce gros merdier, laissant croire que la question du système à adopter n’est pas d’abord politique mais dictée par TINA (their is no alternative, eh ben si ! Glass Steagall global et on repart sur un système de crédit ! )

    Sa nature intrinsèque : le monétarisme, l’usure. Pas d’empire sans un système d’usure

    Comment parler de politique, comment se dire indigné, comment chercher à résister sans se pencher sur la distinction entre système monétariste et système de crédit productif :
    Système monétariste : post 1971 essentiellement, usure, recherche du profit sans équivalent nécessaire dans l’économie physique (spéculation à outrance captant les capitaux), entrainant pensée et projets à court terme, assèchement de l’économie physique 

    système de crédit  : ( de type Bretton Woods, les « 30 glorieuses » ) taux de change fixe permettant de soutenir des projets à long terme, sans subir d’attaque de type monétariste, spéculative.
    reprise en main par l’état de l’émission monétaire, celle-ci consacrée à soutenir des projets pour un mieux vivre de la génération de demain. Càd tout ce que l’empire a patiemment détricoté.

    Dans un système l’être humain est d’abord un estomac, dans l’autre il d’abord est un être créatif ...



  • thepouet 11 novembre 2011 04:17

    Le problème de ce système financier est de nature systémique, lié aux règles concernant l’émission monétaire.
    La taxe Tobin, ça me plaisait beaucoup, je fus même le 477e adhérent d’attac

    Étudier Larouche et Cheminade aide à saisir l’insuffisance d’une telle mesure.

    Ne perdons pas de vue que leur mouvement est le seul à considérer l’économie sous l’angle de l’économie physique. Cad production, bien sur, mais aussi, système, faut que ça fonctionne, donc éducation, santé-social et recherche font partie de l’économie physique.
    L’ECONOMIE PHYSIQUE S’ENVISAGE dans du LONG TERME. Elle a besoin de pouvoir se penser à long terme, mais les profits ne sont pas les mêmes que le trading :
    financièrement : pas beaucoup
    en terme d’équipement pour nos enfants et petits enfants : énormes !
    Tous les économistes, et malheureusement politiques, tous quoi, osent appeler économie tout ce qui concerne ce pognon ( émis sous forme de dettes) équivalent à 12 ou 15 PIB mondial, par les banques d’affaires, organismes privés, philanthropes avérés ;
    Ces quantités obscènes d’argent ( produits dérivés, CDS etc ), ces 15 PIB mondiaux correspondent à de l’argent souvent sans rapport avec l’économie physique, mais sa force réside dans les masses considérables qu’il représente.

    Et ici ne commence-t-on pas à toucher au problème que la taxe Tobin ne résout pas :

    une puissance financière, dans ce système monétariste, cherche le profit, toujours le profit, et le court terme ne la dérange pas.Au contraire. Spéculation etc, de la masse d’argent engendre de la masse d’argent, PARFOIS AU DÉTRIMENT DE CERTAINS ASPECTS DE L ÉCONOMIE PHYSIQUE ( un petit dessin ? )
    mais c’est la nature du système : de l’argent est fabriqué avec de l’argent parfois en démantelant ... ce à quoi pourrait servir l’argent dans l’économie. Mondialisation, réduction dramatique de notre capacité à produire chez nous. Si encore c’était pour le développement des pays, mais la loi du plus fort fait que dans ce jeu, seuls les plus forts gagnent ( multinationales, intérêts financiers ...)

    Et là EUREKA : de toute cette tune, prenons l’écume , et voici la taxe Tobin !  smiley

    Bon ... L’idée de cette taxe est de ... allez disons « contribuer à sauver le monde »
    bien ... ! Oh quelle louable intention ! smiley

    Mais pourquoi taper là ? Bon Dieu, pourquoi accepter la nature de ce système monétaire, et essayer de s’en arranger trop timidement par cette taxe ????  smiley  smiley
    Ne voyez vous pas le compromis scandaleux auquel vous participez ?
    Ne voyez-vous pas que la vraie lutte est d’instaurer un système dans lequel c’est l’équipement de l’homme est de la nature qui est au centre ! Un système dans lequel l’argent ne sera plus aspiré par un jeu de casino de poker financier ?
    Changer les leviers qui induisent, autorisent ou empêchent, le penser à long terme et à court terme
    Dans ce casino financier la taxe tobin prend le rôle du croupier : et hop, un p’tit jeton dans la boite !
    Et par exemple le casino redonne aux enfants démunis du quartier, c’est bien hein ?
    Du « Bill Gates ing » local, quoi !

    Ne voyez-vous pas que, ici, le problème est d’abord que leur papa va craquer toute sa tune au casino ? Doit-on applaudir alors quand le casino va offrir sa « tobinnette » tirelire à la MJC du coin ?

    Le jeu de la city de Londres et de Wall Street parle un langage inscrit dans du court terme.
    Contre « nous », toujours, donc. Suffit de réfléchir dix secondes ...

    Le mieux vivre de demain a besoin de long terme.

    Et c’est incompatible !  smiley Et la taxe tobin ne touche pas à ce principe, c’est bête hein ?

    Donc : oh pardon !, taxe tobin, ton intention est légitime mais voilà, tu tapes à coté :
     la taxe Tobin ne touche pas à cette pathologie de notre système oligarchique, mené par une logique d’empire, qui empêche organiquement, « systémiquement », de concevoir sur du long terme, de penser à long terme, de oser envisager un mieux vivre pour demain, à 7 milliards, ( ou 8 ou 9 ) d’âmes. Très malthusienne pathologie, en passant. smiley

    La taxe Tobin, finalement, c’est aborder la chose du point de vue de sa manifestation et non sa cause.

    La taxe Tobin, ouai c’est beau, mais avant the bigs crises, avant l’an 2000, why not ?
    Mais là, vous avez réalisé où on en est ?  smiley  smiley  smiley
    Ce n’est plus de mesurettes dont on a urgemment besoin ...



  • thepouet 21 octobre 2011 07:09

    Pas un mot sur le système de crédit, au service de l’économie physique et du mieux être de l’humanité ?
    Système de crédit productif, à la Roosevelt, qui envoyait direct à la poubelle les lettres de Keynes, sans les lire. Intéressant, non ?
    Il pourrait être mis en place après avoir restauré le très urgent Glass Steagall, càd après cette grande purge de l’argent toxique, qui asphyxie et dévie l’économie physique.
    Créer de l’argent dédié à l’amélioration des infrastructures au sens très large, c’est cela un système de crédit.
    Créer de l’argent qui, en retours, aidera à faire mieux, plus facilement, plus vite, etc.,bref qui met de l’huile dans tous les rouages, il est logique que, ce soit une bonne chose, même si le prix est élevé. Il faut pour cela s’inscrire dans une vue à long terme.
    Regardons un pont romain :
    le travail devait être colossal, on en conviendra !
    Mais il tient encore ...
    Et si on se met à faire une division, ce travail certes « colossal », par le nombre de petits pas qui l’ont foulé, on se met à rire, avec ce vieillard de 2000 ans
    Dans quel « temps » est-on prêt à penser ?
    Et comment cette pensée s’inscrit-elle dans un système monétaire / et dans un système de crédit productif  ?
    Pourquoi ce principe illustré par le pont, serait-il actuellement différent dans son essence ?
    Les infrastructures, ce ne sont plus les ponts.
    Justement !
    Cela s’appelle eau,( pour une grande partie de l’humanité), énergie, bien sûr, mais aussi recherche, sur des décennies.
    Donnons à nos enfants les moyens d’envisager de soutenir 7, 10 ... milliards d’individus sans problèmes, parce que c’est tout simplement physiquement possible, mais tout simplement physiquement impossible au sein de ce système monétaire.
    En effet, produire mieux, moins polluer, se donner les moyens d’agir en enfants dignes de la planète, ne voyez-vous qu’une des causes majeures qui transforment cela en vœux pieux, c’est avant tout la logique de vision à court terme imposée par la recherche de toujours plus de profit.
    Il est temps de constater que ne peut pas se soustraire à cette logique, par décret ! Non, c’est le changement systémique que constitue le Glass Steagall suivi de l’établissement d’un vaste système de crédit, qui constitue la réponse dans cette GUERRE
    Relever de grands défis, vivre dignement, est une question inséparable de celle de la nature du système financier
    bla bla bla
    Pendant ce temps, « EUX », ils ne se font pas chier !!
    du pognon, ils en crée. Un max !
    Ils ont trouvé une machine extraordinaire.
    Tu promets de lui donner 440 milliards.
    Elle te dis, pas de problème mec, avec ce bon grain, je te ponds 2000 milliards.
    Pas pour « notre » économie physique. Ah non !
    Non, mais pour « l’économie », puisque c’est ainsi que certains osent appeler ces flux gigantesques, 10 PIB mondiaux de flux pour que dalle dans des projets à longs termes.
    Au contraire d’ailleurs, pensez à ce pauvre pont romain qui demande des années de travail pour des milliers d’années de services, à coté de la nanoseconde de leur programme à raser l’écume de la bourse, il ne fait pas le poids !
    Dans le paysage politique français, PERSONNE, parce que ce sont tous des monétaristes, personne, n’aborde le fond de ces questions. Sauf un !
    Pardon, mais ne pas relier l’examen des systèmes monétaires à un projet de vie, aux conditions qui le rendent possible, c’est prendre le risque de se retrouver à n’être considérés que comme un estomac sur patte, estomac laborieusement rempli pour quelques milliards d’individu.
    Belle conception de l’humanité, ces milliards d’étincelles, de forces individuelles, de potentiels, c’est triste non ?
     



  • thepouet 28 septembre 2011 06:05

    Exactement, Ronny, notamment pour le « On peut ajouter à cela à mon avis la création d’une dette insurmontable pour les états » !

    Concernant Naomi Klein, je trouve plus pertinent de considérer que ce qu’elle dénonce, c’est bel et bien les pratiques d’un EMPIRE, que le capitalisme en soi. Mais elle ne le dit pas !
    « Diviser pour mieux régner » , « abêtir le peuple » et l’utilisation de la peur, ça a toujours marché.
    Bien se le dire, avec un effroi serein !
    La stratégie du choc, et même « le capitalisme », dans cette façon de voir, ce sont des moyens, ... qu’emploie copieusement la bête, ça on est bien d’accord.
    Mais la bête, l’empire, ses principes, sa cohésion, ça, c’est un morceau à identifier, à dénoncer et à mettre hors d’état de nuire !

    Un empire est toujours monétaire ! (basé sur l’usure)
    Cette crise, cette crise de l’usure finalement, cette crise, prétexte à nous tenir encore plus fort par le kiki, façon « stratégie du choc », n’est-elle pas LA crise systémique qui PEUT ( ou peut ne pas ... ) mettre l’empire par terre, le fascisme financier annoncé, au rang des horreurs auxquelles on aura échappé ?
    C’est maintenant, Le FESF and Cie, que les chaines de l’esclavage tintinnabulent !
    Souhaitons que nos enfants n’aient pas à nous dire, un jour :
    « M’enfin, papa, papy, en début de ce siècle, vous n’avez rien vu venir ? L’ennemi était si bien dissimulé ? »

    Oligarchie, système monétaire, empire, dette-no-futur, s’opposent à Glass Steagall, système de crédit, (Hamilton), souveraineté, crédit-créativité
    En cela seulement réside le véritable poison tueur d’empire.



  • thepouet 17 septembre 2011 09:07

    Intégrez-vous comme vrai, ou pas, un petit principe  :
     » Les oligarchies ont toujours voulu bloquer les découvertes de la science et leur communication au plus grand nombre, par peur de voir se lever contre elles une exigence de justice, de liberté, d’égalité et de fraternité.
    "

    En marge de la faisabilité de cette technologie, d’une densité énergétique apte à sauver le monde, rien que ça, je me pose la question :
    le sujet du nucléaire, il a toujours échappé, lui, comme un grand, à ce principe vieux comme le monde ? 
    Ah merde ! Je me suis trompé, cette règle ne s’applique que dans un empire ! smiley
    Et bien entendu, nous ne sommes plus dans un empire !! Pardon !  smiley

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