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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 9 mai 2007 14:47

    Le PS a déjà exclu toute alliance ou accord avec le parti de François Bayrou. DSK a raté son OPA rapide, il ne faut rien attendre jusqu’aux législatives.

    Si François Bayrou refuse tout accord de désistement, en échange d’un soutien conditionnel à Nicolas sarkozy, non seulement il n’aura quasiment aucun député, mais il perdra ensuite ses élus locaux. Or, sans élus locaux, un parti est mort, comme l’exemple des Verts.

    François Bayrou et ses députés doivent arriver à un compromis : banco pour rentrer dans la majorité présidentielle, sous conditions (Etat impartial, contrôle dela dette etc...), mais création du Mouvement Démocrate, autonome, hors de l’UMP. Ce mouvement pourrait être une confédération, qui intégrerait l’UDF mais aussi des adhérents directs, et d’autres mouvements dans le futur (Cap21 etc...). Il pourrait ensuite lacher l’UMP à l’occasion de mesures inacceptables, et préparer sereinement 2012.

    Mais sans accord, le parti est mort-né je le crains, sauf si Bayrou nous sort quelques chose de son châpeau demain. Ses électeurs le suivent, mais sans élus, cela ne va pas loin...



  • Voltaire Voltaire 9 mai 2007 14:36

    François Bayrou est en effet dans une situation paradoxale. Il a réussit à conquérir un électorat important, mais se retrouve au milieu du gué, abandonné de ses députés.

    Mon opinion, qui est personnelle, est que François Bayrou, et son Mouvement Démocrate, doivent dire à Nicolas Sarkozy : Banco.

    Nicolas Sarkozy a tenu un discours d’ouverture dès son élection. C’est sur ce discours que les 22 députés UDF dissidents se basent pour rejoindre la majorité présidentielle. Même si l’on peut avoir des doutes sur la sincérité de l’UMP et du nouveau président de la république sur cette ouverture, il faut néanmoins la tenter, dans l’intérêt du pays. On peut bien sûr se complaire dans une opposition politicienne, mais qui trinque ensuite ?

    Contrairement à ces 22 députés, je considère comme indispensable la création du Mouvement Démocrate. L’UDF actuelle n’est pas représentative des électeurs de Bayrou.

    Mais contrairement à Bayrou, je pense qu’on ne peut dès à présent viser 2012 sans tenter de réformer de façon constructive le pays, et se placer en position d’opposant.

    Bien entendu, si le PS avait changé dès cet échec, que DSK avait repris le parti, et le PS accepté les propositions de changement de Kouchner et des Gracques, une autre alliance eût pu voir le jour. Mais il n’en est rien, le PS s’enfonce dans des luttes intestines de pouvoir sans se remettre en question. Dans ces conditions, le parti de Bayrou doit poursuivre sa ligne de conduite initiale : être constructif.

    Il faut rappeller qu’une large majorité d’électeurs de Bayrou n’a pas voté contre Sarkozy, mais bien pour le projet de rassemblement de Bayrou, pour le « et-et ». Si Sarkozy propose un large rassemblement, il faut le tenter.

    Mais pas à n’importe quel prix ! Bayrou, le mouvement démocrate et ses députés doivent fixer les conditions minimales : réformes et impartialité de l’Etat, maitrise de la dette, priorité à l’emploi (petites entreprises), à l’environnement, à l’éducation et la recherche, à la lutte contre l’exclusion. Sous ces conditions, il peut y avoir convergences dans une majorité présidentielle large.

    Je conçois que cela puisse être vécu avec difficulté pour certains électeurs de Bayrou. Mais il n’y a pas d’alternatives viable. Le PS refuse tout accord avec Bayrou, et sans accord de désistement, le nouveau parti est mort-né. Plus grave, il perdrait l’essentiel de ses élus locaux aux élections suivantes, et sans ces élus, un parti ne peut survivre, comme le montre l’exemple des Verts.

    Je ne pense pas possible aux candidats du Mouvement Démocrate nouvellement créé d’emporter des circonscriptions dans des triangulaires, sauf exceptions. Si ces candidats on en effet le pouvoir de faire perdre certains UMP ou PS, cela ne suffit pas pour négocier assez de postes, et surtout d’anticiper la suite, les municipales, où il faut aussi trouver des accords.

    Cet accord de gouvernement sera forcément temporaire ; je pense que l’UMP et Sarkozy seront tenté d’aller trop loin, et le MD pourra se retirer à ce moment, mais en s’étant renforcé, et en ayant surtout tenté de réformer de façon constructive et plus consensuelle le pays, ce qui est l’essentiel.



  • Voltaire Voltaire 9 mai 2007 14:30

    Dans notre système politique, il est impossible de faire des alliances à droite ET à gauche. Il faut un minimum de cohérence, et de toute façon l’UMP et le PS refuseraient ce genre d’accord.

    François Bayrou est en effet dans une situation paradoxale. Il a réussit à conquérir un électorat important, mais se retrouve au milieu du gué, abandonné de ses députés.

    Mon opinion, qui est personnelle mais semble partagée par un certain nombre d’électeurs de Bayrou autour de moi, est que François Bayrou, et son mouvement Démocrate, doivent dire à Nicolas Sarkozy : Banco.

    Nicolas Sarkozy a tenu un discours d’ouverture dès son élection. C’est sur ce discours que les 22 députés UDF dissidents se basent pour rejoindre la majorité présidentielle. Même si l’on peut avoir des doutes sur la sincérité de l’UMP et du nouveau président de la république sur cette ouverture, il faut néanmoins la tenter, dans l’intérêt du pays. On peut bien sûr se complaire dans une opposition politicienne, mais qui trinque ensuite ?

    Contrairement à ces 22 députés, je considère comme indispensable la création du Mouvement Démocrate. L’UDF actuelle n’est pas représentative des électeurs de Bayrou.

    Mais contrairement à Bayrou, je pense qu’on ne peut dès à présent viser 2012 sans tenter de réformer de façon constructive le pays, et se placer en position d’opposant dès maintenant.

    Bien entendu, si le PS avait changé dès cet échec, que DSK avait repris le parti, et le PS accepté les propositions de changement de Kouchner et des Gracques, une autre alliance eût pu voir le jour. Mais il n’en est rien, le PS s’enfonce dans des luttes intestines de pouvoir sans se remettre en question. Dans ces conditions, le parti de Bayrou doit poursuivre sa ligne de conduite initiale : être constructif.

    Il faut rappeller qu’une large majorité d’électeurs de Bayrou n’a pas voté contre Sarkozy, mais bien pour le projet de rassemblement de Bayrou, pour le « et-et ». Si Sarkozy propose un large rassemblement, il faut le tenter.

    Mais pas à n’importe quel prix ! Bayrou, le mouvement démocrate et ses députés doivent fixer les conditions minimales : réformes et impartialité de l’Etat, maitrise de la dette, priorité à l’emploi (petites entreprises), à l’environnement, à l’éducation et la recherche, à la lutte contre l’exclusion. Sous ces conditions, il peut y avoir convergences dans une majorité présidentielle large.

    Il me semble que la solution la plus simple pour le mouvement démocrate est de créer une confédération, sous la forme qu’avait auparavant l’UDF. L’UDF actuelle y serait intégrée, mais cela permettrait d’aggréger d’autres mouvements (comme Cap21), et des adhérents directs qui ne se retrouvent pas dans l’UDF actuelle. Les députés UDF actuels pourraient donc concourir sous l’étiquette Mouvement Démocrate-UDF, tandis que d’autres auraient simplement Mouvement Démocrate, le tout dans la majorité présidentielle. Il va de soit que le MD devrait présenter des candidats dans une majorité de circonscription, pour des raisons de crédibilité et financement des partis, mais avec un accord de désistement en faveur de celui le mieux placé de la majorité présidentielle ensuite.

    Je conçois que cela puisse être vécu avec difficulté pour certains électeurs de Bayrou. Mais il n’y a pas d’alternatives viable. Le PS refuse tout accord avec Bayrou, et sans accord de désistement, le nouveau parti est mort-né. Plus grave, il perdrait l’essentiel de ses élus locaux aux élections suivantes, et sans ces élus, un parti ne peut survivre, comme le montre l’exemple des Verts.

    Cet accord de gouvernement sera à mon avis temporaire ; je pense que l’UMP et Sarkozy seront tenté d’aller trop loin, et le MD pourra se retirer à ce moment, mais en s’étant renforcé, et en ayant surtout tenté de réformer de façon constructive et plus consensuelle le pays, ce qui est l’essentiel.



  • Voltaire Voltaire 9 mai 2007 14:07

    La première partie de votre analyse est bonne, mais vos propositions utopiques.

    Dans notre système politique, il est impossible de faire des alliances à droite ET à gauche. De la même façon, il serait impossible à un pôle de centre-droit de s’engager avec le gouvernement sans que le mouvement démocrate en entier suive. Il faut un minimum de cohérence, et de toute façon l’UMP et le PS refuseraient ce genre d’accord.

    François Bayrou est en effet dans une situation paradoxale. Il a réussit à conquérir un électorat important, mais se retrouve au milieu du gué, abandonné de ses députés.

    Mon opinion, qui est personnelle mais semble partagée par un certain nombre d’électeurs de Bayrou autour de moi, est que François Bayrou, et son mouvement Démocrate, doivent dire à Nicolas Sarkozy : Banco.

    Nicolas Sarkozy a tenu un discours d’ouverture dès son élection. C’est sur ce discours que les 22 députés UDF dissidents se basent pour rejoindre la majorité présidentielle. Même si l’on peut avoir des doutes sur la sincérité de l’UMP et du nouveau président de la république sur cette ouverture, il faut néanmoins la tenter, dans l’intérêt du pays. On peut bien sûr se complaire dans une opposition politicienne, mais qui trinque ensuite ?

    Contrairement à ces 22 députés, je considère comme indispensable la création du Mouvement Démocrate. L’UDF actuelle n’est pas représentative des électeurs de Bayrou.

    Mais contrairement à Bayrou, je pense qu’on ne peut dès à présent viser 2012 sans tenter de réformer de façon constructive le pays, et se placer en position d’opposant.

    Bien entendu, si le PS avait changé dès cet échec, que DSK avait repris le parti, et le PS accepté les propositions de changement de Kouchner et des Gracques, une autre alliance eût pu voir le jour. Mais il n’en est rien, le PS s’enfonce dans des luttes intestines de pouvoir sans se remettre en question. Dans ces conditions, le parti de Bayrou doit poursuivre sa ligne de conduite initiale : être constructif.

    Il faut rappeller qu’une large majorité d’électeurs de Bayrou n’a pas voté contre Sarkozy, mais bien pour le projet de rassemblement de Bayrou, pour le « et-et ». Si Sarkozy propose un large rassemblement, il faut le tenter.

    Mais pas à n’importe quel prix ! Bayrou, le mouvement démocrate et ses députés doivent fixer les conditions minimales : réformes et impartialité de l’Etat, maitrise de la dette, priorité à l’emploi (petites entreprises), à l’environnement, à l’éducation et la recherche, à la lutte contre l’exclusion. Sous ces conditions, il peut y avoir convergences dans une majorité présidentielle large.

    Pour répondre à vos propositions plus techniques sur le mouvement démocrate, il me semble que la solution la plus simple est de créer une confédération, sous la forme qu’avait auparavant l’UDF. L’UDF actuelle y serait intégrée, mais cela permettrait d’aggréger d’autres mouvements (comme Cap21), et des adhérents directs qui ne se retrouvent pas dans l’UDF actuelle. Les députés UDF actuels pourraient donc concourir sous l’étiquette Mouvement Démocrate-UDF, tandis que d’autres auraient simplement Mouvement Démocrate, le tout dans la majorité présidentielle. Il va de soit que le MD devrait présenter des candidats dans une majorité de circonscription, pour des raisons de crédibilité et financement des partis, mais avec un accord de désistement en faveur de celui le mieux placé de la majorité présidentielle ensuite.

    Je conçois que cela puisse être vécu avec difficulté pour certains électeurs de Bayrou. Mais il n’y a pas d’alternatives viable. Le PS refuse tout accord avec Bayrou, et sans accord de désistement, le nouveau parti est mort-né. Plus grave, il perdrait l’essentiel de ses élus locaux aux élections suivantes, et sans ces élus, un parti ne peut survivre, comme le montre l’exemple des Verts.

    Cet accord de gouvernement sera forcément temporaire ; je pense que l’UMP et Sarkozy seront tenté d’aller trop loin, et le MD pourra se retirer à ce moment, mais en s’étant renforcé, et en ayant surtout tenté de réformer de façon constructive et plus consensuelle le pays, ce qui est l’essentiel.



  • Voltaire 9 mai 2007 12:02

    La réalité est plus nuancée. Voir Ipsos http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/poll/8450.asp

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