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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 5 mai 2007 19:35

    Les nombreux appels aux électeurs centristes, de la part des partisans de Mme Royal ou de Mr Sarkozy, sont pour le moins étranges.

    A gauche, plusieurs études nous montrent que plus de 40% des électeurs de Mme Royal au premier tour ont voté non pas par adhésion, mais par opposition à Mr Sarkozy. Or, tous savaient, comme tous les sondages le montraient, que seul Mr Bayrou était en mesure de battre Mr Sarkozy au second tour. Tenter maintenant d’en appeler aux électeurs de Mr Bayrou pour battre Mr Sarkozy est à tout le moins paradoxal.

    Certes, l’auteur se réfère ici à des convergences, réelles, entre les projets. Mais ne analyse un peu plus objective, et les débats d’entre deux tour, montrent que ces convergences sont contrebalancées par des divergences quasi aussi nombreuses. Mr Bayrou ayant été moult fois taxé d’homme de droite, qui ne pourrait que retourner vers la droite, avec lequel aucun accord n’est possible, on peut comprendre la réticence de certains à se trouver ainsi subitement courtisés, surtout lorsque l’on écoute les propos du secrétaire général du parti socialiste encore récemment.

    Quant à la droite, si là aussi on peut accepter qu’il existe des similarité sur l’analyse économique de la situation, l’attitude hégémonique et menaçante de l’UMP à l’égard de Mr Bayrou et de ses élus, et la persistance d’une idéologie consistant à considérer que les électeurs de Mr Bayrou sont « de droite » (et que lui-même est « de gauche »...) n’incite guère à voter en faveur de Mr Sarkozy.

    Il est en effet surprenant que de nombreux observateurs et partis politiques n’aient pas encore intégré la raison principale du vote des électeurs en faveur de Mr Bayrou : le souhait de dépasser les clivages droite-gauche et de faire travailler ensemble des compétences quelque soient leur étiquêtes, et cela sans réclamer un « serment d’allégence » comme le fait Mr Sarkozy.

    Certains de ces électeurs partageront donc les conclusions de l’auteur. L’analyse qu’il fait de certaines convergences, et du rejet profond de la « méthode Sarkozy » sont très largement partagés par ces électeurs. D’autres espèrerons que l’élection de Mr Sarkozy permettra néanmoins de faire un certain nombre de réformes nécessaires, alors que le PS emble encore caractérisé par ses dogmes issues des années 70.

    Pour avoir discuté avec de nombreux électeurs de Mr Bayrou, et comme le suggèrent les récentes enquête de popularité qui placent Mr Bayrou à un niveau record, il me semble qu’une chose est sûre : le mouvement initié par Mr Bayrou ne s’arrêtera pas avec cette élection présidentielle, tant il a suscité un espoir profond de changement des méthodes et pratiques de gouvernement. Tout accord pour les futures législatives avec le nouveau Mouvement Démocrate dépendra de l’acceptation de ces principes par le PS ou l’UMP.



  • Voltaire Voltaire 5 mai 2007 17:18

    Vous faites une sérieuse erreur d’appréciation. Le nouveau parti de François Bayrou détient la clé de très nombreuses élection. En ayant le pouvoir de faire basculer d’un côté ou de l’autre quelques pourcents d’électeurs, il peut changer les majorités existantes, ce que très nombreux élus savent bien. Il perdra donc des élus dans des villes de droites, mais en gagnera rapidement de nouveaux dans les villes et cantons où l’élection se joue à peu de chose, par le biais de désistements réciproques. Puis viendront les élections régionales et européennes, à la proportionnelle, qui li seront très favorables, un tremplin idéal pour 2012.

    Enfin, vous sous-estimez la populaité de François Bayrou et l’attachement de ses nouveaux électeurs à son projet. Je vous incite à interroger autour de vous les personnes quiont voté pour lui. Vous en trouverez peu qui ne soient prêtes à voter pour les candidats de son nouveau parti.

    Si comme je le pense, le PS se déchire à l’issue de ces élections, il n’aura guère de mal à apparaitre comme le recours pour les électeurs modérés. D’auant que cet automne promet d’être socialement âgité, ce qui lui permettra d’engranger des voix pour les municipales de 2008.



  • Voltaire Voltaire 4 mai 2007 21:13

    Je partage aussi cette analyse. Sauf exception, la situation de ces élus ex-UDF sera très inconfortable.



  • Voltaire Voltaire 4 mai 2007 21:11

    Effectivement. En réalité, c’est surtout dans la menace de triangulaires que réside la force de Bayrou, car il aurait peu de chances de les emporter, mais pourrait faire perdre les sortants. La menace de se maintenir devrait suffire à provoquer assez de désistements en faveur des candidats du nouveau mouvement démocrate pour que celui-ci ait un groupe parlementaire.



  • Voltaire Voltaire 4 mai 2007 19:49

    Je m’étais posé la question de la procédure exacte...

    En regardant les statuts de l’UDF sur leur site, il s’avère qu’il s’agit d’une association loi 1901. En théorie, une assemblée générale extraordinaire devrait être habilité à le dissoudre. Mais il est possible que le réglement prévoie que le conseil national puisse s’en charger. Ce conseil représente les militants, à raison d’environ 1 conseiller pour 10 militants. autant dire que les parlementaires ne pèsent rien. Bayrou n’aura aucun mal à faire passer sa proposition.

    C’est ensuite que les ennuis commencent, car il faut que la nouvelle formation soit enregistrée à temps pour que les candidats aux législative puissent s’y référer, mais j’imagine qu’ils ont dû prévoir le coup...

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