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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 4 mai 2007 16:09

    @Sylvain Reboul

    Mon analyse n’avait rien d’une invitation à un vote personnel, mais se voulait objective. Votre interprétation est erronée, je me suis déjà prononcé sur mon vote sur d’autres fils, mais tout cela est sans importance. Je vous invite d’autre part à lire ma nouvelle contribution un peu plus bas.



  • Voltaire Voltaire 4 mai 2007 15:38

    Quelques remarques complémentaires, suite aux informations qui évoluent rapidement...

    La première concerne le futur parti ou alliance ou mouvement démocrate de François Bayrou. Un conseil national de l’UDF se tiendra jeudi pour sa création, mais il semble qu’il existe certains problèmes juriques pour que des statuts soient prêts à temps afin que des candidats puissent avoir cette étiquette aux législatives. Cela compliquerait bien sûr les choses pour François Bayrou.

    La seconde concerne le choix d’alliance de ce nouveau parti aux législatives. Si mon analyse tendait à suggérer qu’un choix sous condition en faveur de l’UMP pouvait s’avérer payant à court terme, il semblerait néanmoins que ce ne soit pas le choix de François Bayrou. Comme le suggère l’auteur, celui-ci serait prêt à un renversement d’alliance (je souligne l’extrême conditionnel ici), en fonction de la position du PS. Nous assisterions donc à un évènement politique considérable.

    Plusieurs intervenants ayant suggéré que cela signifierait la fin de Bayrou, j’ai jetté un coup d’oeil aux résultats de premier tour dans mon département, les Hauts-de-Seine, département Sarkozyste s’il en est. En supposant qu’au moins les deux tiers des électeurs de François Bayrou le suive aux législatives, ce qui est plausible, un accord de désistement Démocrates-PS permettrait à ces candidats de remporter au moins la moitié des sièges de ce département, largement acquis à l’UMP... Et dans ce département, il est probable qu’au moins deux de ces sièges reviennent aux démocrates... Le pari de François Bayrou pourrait donc n’être pas si perdant que cela après-tout, même si cela signifierait de sacrifier une partie de ses élus qui cogèrent avec l’UMP des municipalités très à droite.

    Bien entendu, ont est ici en pleine politique fiction, puisqu’il il est à ce jour impossible de prédire les éventuels reports de voix, mais au bout du compte, il est probable qu’avec cette stratégie, le parti de Bayrou puisse se retrouver avec plus de députés que lors de la mandature précédente. Le PS serait bien sûr le grand perdant... Et certains élus UDF dans des villes ou circonscription de droite. Mais cela serait compensé par des gains dans des villes et circonscriptions plus équilibrées.

    Le problème de François Bayrou sera donc de faire avaler à l’UDF et à ses élus ce changement. Pas de problème pour les militants qui ont été profondément renouvelés et adhèrent au projet de Bayrou. En revanche, il y aura des pertes au niveau des élus, mais finalement peut-être pas tant que cela, car peu nombreux sont ceux qui seront prêt à rejoindre ceux qui sont considérés comme traitre et ont dénigré de façon très hostile les « bayrouistes » (de Robien etc...).



  • Voltaire Voltaire 4 mai 2007 11:06

    Quelque soit le vainqueur de dimanche (et tout indique que ce sera Nicolas Sarkozy), ce débat de mercredi a mis en lumière les sévères insuffisances et limites des deux candidats. C’est dans ce cadre que les futurs députés démocrates auront un rôle essentiel : garantir que le futur gouvernement oeuvre pour l’intérêt général, et non pour un clan, ou une partie de la population.

    C’est un rôle ingrat, car il ne va pas dans le sens du prince, ni dans l’opposition systématique, tellement plus aisée, mais c’est une noble mission. Sans doute, en l’échange de garanties sur ces valeurs essentielles, le futur parti démocrate pourra t-il passer un accord de gouvernement avec l’un ou l’autre camp, de façon à aller de l’avant et à reconstruire ce pays blessé. Mais sur ces valeurs, il ne doit pas transiger.

    Dans ce cadre, comment analyser la position de François Bayrou et des députés UDF ?

    François Bayrou a besoin de députés pour donner une colonne vertébrale à son nouveau parti. Or, dans la plupart des circonscriptions de ses députés, Nicolas Sarkozy est arrivé très largement en tête. Si l’on ajoute à cela la prestation médiocre de Mme Royal sur le fond de son projet mercredi (je ne parle pas de la forme ici), et l’absence de remise en question de sa doctrine sur le rôle de l’Etat, leur prise de position en faveur de Mr Sarkozy n’est pas indéfendable.

    Ce choix, François Bayrou ne pouvait l’effectuer. En tant que porte-drapeau d’une nouvelle politique, qui a réuni tant d’électeurs sur son projet, il se devait de demeurer en retrait. Sans doute les pressions actives de Nicolas Sarkozy et de l’UMP ont-elles été l’origine d’un mouvement d’humeur compréhensible, et de propos dûrs et sans doute justifiés. Et il faut reconnaitre le courage des élus UDF, comme Anne-Marie Comparini à Lyon, qui ont su résister à ces pressions et confirmer leur vote blanc.

    Mais surtout, François Bayrou doit se porter vers l’avenir. Non pas son avenir, mais celui de la France et des français. Car s’il est persuadé de la justesse de son analyse, qui en a convaincu plus d’un, alors en toute logique se doit-il de poursuivre un combat constructif en faveur d’une société plus juste et plus efficace.

    La recomposition du PS n’est pas pour tout de suite, elle se fera après les élections législatives, et en fonction de son score à ces élections. En ce sens, je partage largement votre analyse. Le premier et principal obstacle pour François Bayrou est cette élection législative. Faute d’élus, il sera bien en peine de poursuivre son combat. Et ce combat, selon toutes probabilités, il devra le mener seul.

    Là où je diverge, c’est sur l’opportunité d’une alliance avec le PS, à l’heure actuelle. Faute de recomposition rapide de celui-ci, et en raison des menances d’un UMP surpuissant et des UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, sa meilleure option est sans doute un accord avec l’UMP entre les deux tours de ces législatives. En l’échange de garanties sur l’impartialité de l’Etat, sur l’absence de politiques ultra-libérales, il pourrait ainsi faire taire ses détracteurs internes, consolider son nouveau parti, et préparer avec sérénité les élections municipales. Car pour exister, un parti a aussi et surtout besoins d’un réseau d’élus locaux.

    Plus tard, une fois la recomposition du PS terminée, et en fonction de la tenue des promesses de l’UMP, un renversement d’alliances pourra s’effectuer. Car même si garanties il y a, j’ai des doutes sur la tenues des promesses d’un gouvernement Sarkozy tout puissant, qui désirera assoir son pouvoir et imposer son idée de société à l’anglo-saxone.

    Alors, François Bayrou pourra légitimement se retourner vers les électeurs et leur dire « J’ai essayé, j’ai été constructif, pour l’intérêt général, mais il est des choses innacceptables, une ligne jaune a été franchie ».

    Et là, en effet, François Bayrou deviendra le recours légitime de l’opposition.



  • Voltaire Voltaire 3 mai 2007 15:41

    @Bozz

    Difficile de comparer Royal-Sarkozy et Le Pen... Je pense qu’un certain nombre d’électeurs modérés voteront Royal par défaut, mais le risque na rien d’équivalent à celui de 2002. Si Mme Royal est élue, je pense qu’elle sera contrainte de nommer DSK premier ministre, qui fera un boulot correct. Mais Sarkozy à 54 ou 55%, cela m’inquiète franchement, car il ne sentira plus de limites et je crains le retour de bâton.

    @Nessoux

    Voir ci-dessus. Je ne suis propriétaire que de mon vote... Et je l’utilise en conscience. Comme une vingtaine de personnes qui hésitent de la même façon m’ont aussi demandé mon avis, je leur donnerai et ils en feront ce qu’ils veulent.

    Encore une fois, vous aviez déjà choisi votre candidat dès le premier tour, donc le problème ne se pose pas pour vous. Respectez ceux qui, plus indécis et considérant qu’aucun des deux finalistes n’est à la hauteur de l’enjeu, décident en fonction d’arguments plus terre à terre, et tentent de limiter les dégats.



  • Voltaire Voltaire 3 mai 2007 13:39

    @bozz

    Vous m’avez, je pense, mal compris. Mon unique but est, et a toujours été,l’intérêt général.

    Je considère que ni le projet de Mme Royal, ni celui de Mr Sarkozy, ne sont crédibles. Ni sur le fond, ni sur la forme. La liste de promesses non financées est aussi grande dans les deux cas.

    Le projet de société de Mr Sarkozy a le mérite d’être plus clair, et plus réformateur. Mais je considére qu’il est inadapté à notre pays, et que sa méthode l’est aussi.

    Comme j’ai toujours pensé (et dit) qu’il avait match gagné en cas d’opposition à Mme Royal au second tour, mon objectif sera donc de faire en sorte de minimiser les risques pour notre pays. Pour cela, je souhaite que sa victoire soit limitée, afin d’éviter un raz de marée UMP aux prochaines législatives. Nous venons de connaitre cinq années de pouvoir absolu UMP, le moins que l’on puisse dire est que cela n’a pas été une réussite.

    Quand au projet, j’applaudirai toujours les mesures positives, et je dénoncerai celles qui me semblent néfastes. C’est, me semble t-il, un droit, si ce n’est un devoir, en démocratie.

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