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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 2 mai 2007 11:57

    La création d’un parti démocrate (une Alliance Démocrate d’après des rumeurs) est en effet devenue nécessaire pour répondre à l’attente du nombre considérable de français qui souhaitent dépasser le clivage classique droite-gauche.

    L’auteur détaille une série de thèmes importants qui pourraient figurer dans le projet d’un tel parti.

    Il me semble aussi utile de souliger deux éléments :

    Tout d’abord, quelques soient les qualités de François Bayrou, qui se sont révélées de façon surprenantes à bien des français lors de cette campagne, ce n’est pas de lui mais de son idéal qu’ont besoin les français.

    Ensuite, il me parait aussi essentiel de rappeler que ce projet n’est pas du « ni-ni » mais du « et-et ». La différence peut sembler anecdotique. Elle ne l’est pas. L’élément fondamental et fédérateur de ce projet, c’est bien l’addition et non la soustraction des talents, des idées, des forces.

    Enfin, si un tel parti voit le jour, et présente effectivement des candidats dans toutes les circonscriptions, il est aussi important de ne pas être naïf. Un tel parti aura besoin d’élus. Même si l’on peut imaginer que ces candidats obtiendront l’adhésion d’une partie importante des électeurs qui ont voté pour François Bayrou, cela ne suffira pas pour avoir des députés dans notre système de scrutin majoritaire. Cela signifie donc, nécessairement, un accord électoral entre les deux tours, menant à un accord de gouvernement.

    Il est pour le moment impossible de se prononcer sur une telle alliance. Tout d’abord parceque cela signifierait des concessions importantes au niveau des projets et des programmes du PS et/ou de l’UMP, vers un projet qui soit compatible avec les valeurs de ce nouveau parti. Or il existe actuellement des obstacles sérieux dans les deux camps.

    Pour que cette Alliance Démocrate s’entende avec le PS, il faudrait aussi que celui-ci effectue en un temps record sa transformation, et renonce à toute accord avec le PC, comme le parti social démocrate allemand l’a fait. Quand on entend les déclarations de François Hollande, on constate que l’on en est loin, même si Mme Royal a évolué plus rapidement.

    Et pour qu’un accord avec l’UMP se réalise, il faudrait que ce parti abandonne toute idée d’hégémonie et de pression sur les élus de l’Alliance Démocrate, et donne des garanties de fonctionnement plus démocratique et appaisé.

    On peut cependant penser que beaucoup de déclarations sont actuellement guidées par l’objectif immédiat de l’élection présidentielle, et que cela évoluera une fois cette échéance passée. On ne peut que l’espérer, pour un fonctionnement plus constructif et efficace de notre démocratie, et une vraie résolution des problèmes de la France.



  • Voltaire Voltaire 2 mai 2007 10:24

    Mes excuses pour cette réaction tardive, un long week-end à la campagne (sans internet...) en est responsable... J’en reviens donc avec quelques ampoules et un cerveau qui a pu un temps se resourcer hors média, même si j’ai quand même écouté ce débat samedi, à la radio.

    Ma première remarque ira dans le sens de beaucoup de commentaires des médias : ce débat était utile, intéressant, démocratique. Les cris d’orfraie entendus de la part des sarkozystes m’ont esbaudi... Que n’a t-on entendu à propos de ce débat, qu’il pouvait même être anticonstitutionnel... tout cela pour un évènement sommes toute bien naturel dans une démocratie, qui ne méritait certainement pas le tapage médiatique que l’UMP a provoqué, mais qui pour les nombreux électeurs indécis, dont je fais parti, était utile.

    Sur le fond, j’en ai retenu deux ou trois choses :

    - Il persiste des différences profondes entre les visions de la société de Mme Royal et de Mr Bayrou, qui tournent principalement sur le rôle de l’Etat. Ce n’est pas une surprise, mais cela méritait d’être éclaircit, car le programme de Mme Royal a tendence à évoluer au fil des évènements. Néanmoins, pour répondre à certains commentaires, il existe aussi des différences profondes entre les propositions de Sarkozy et de Bayrou sur l’économie. Je qualifierait les propositions de Bayrou dans ce domaine comme plutôt proches de celles des gaullistes classiques, à la mode Juppé, mais très différentes de celles du libéral Sarkozy : par exemple, jamais Bayrou ne proposerait une exonération totale de droits de succession sur tous les patrimoines (il propose un plafond de 200.000€).

    - Il existe en revanche des convergences tout aussi profondes sur leurs approches en ce qui concerne une série de problèmes graves qui touchent notre pays. J’ai retenu en particulier des analyses communes sur la justice, la sécurité, l’Etat impartial.

    Sur d’autres sujets, l’Europe, l’Education par exemple, les différences existent mais pourraient faire l’objet de compromis.

    La principale satisfaction de ce débat en a été la forme : qu’il ait pu se tenir, de façon cordiale mais explicite, est un élément positif pour la démocratie. C’est aussi, je pense, une certaine victoire pour la méthode préconisée par François Bayrou : en finir avec l’affrontement idéologique stérile, et aborder de façon constructves les problèmes.

    Même si personne n’est dupe des objectifs recherchés par chacun, Ségolène Royal et François Bayrou sortent grandis de ce débat. En revanche, Nicolas Sarkozy en est le perdant. En s’obstinant à persévérer dans le rapport de force, plutôt que dans le dialogue, et en refusant de débattre avec Bayrou, il s’est certainement aliéné de nombreux électeurs centristes. Ceux-ci, mis à part ceux qui se sentent par essence de droite, hésitent entre le vote blanc (ou l’abstention), et le vote Royal. Mme Royal a certainement, par ce geste, fait un peu pencher la balance en sa faveur (c’est en tout cas la réaction de très nombreux électeurs de François Bayrou autour de moi), tandis que les débauchages aggressifs perpétués par l’UMP sont vécus de façon très négative. Le débat de ce soir sera sans doute déterminant.

    Quant à la suite, une alliance PS-parti démocrate me semble toujours difficile, mais une alliance UMP-parti démocrate encore plus. Ce nouveau parti place le dialogue constructif en méthode principale de gouvernement, ce que réfute l’UMP, mais le PS de François Hollande demeure très dogmatique. Si Bayrou réussi son pari et obtien un groupe charnière conséquent lors des élections législatives, il pourra imposer cette méthode à ses deux partenaires. Autrement, je crains un quinquénat de confrontations, quelque soit le vainqueur.



  • Voltaire Voltaire 26 avril 2007 22:17

    J’ai écouté avec attention les interventions de Mr Sarkozy, hier, puis de Mme Royal, aujourd’hui, sur TF1. J’ai été surpris de voir ces deux candidats reprendre, parfois mot pour mot, une large part du programme de François Bayrou (celui qui n’avait, parait-il, pas de programme...). Je ne trouverai donc pas inutile de savoir ce qu’un pense l’intéressé, au cours de débats organisés avec les deux finalistes, puisque chacun souhaite attirer vers lui le vote des électeurs de Mr Bayrou.

    De plus, les diverses ouvertures faite au président de l’UDF méritent certains éclaircissements...

    Un débat entre Mr Bayrou et les deux finalistes, ouvert au public, et donc retransmis, est la meilleure chose qui puisse arriver dans cette campagne.

    Si Agoravox et d’autres partenaires sont les seuls à pouvoir l’organiser, qu’ils le fassent ! Car de très nombreux électeurs de François Bayrou n’ont pas pris de décision de vote, et cela serait donc très bénéfique pour la démocratie.



  • Voltaire Voltaire 26 avril 2007 14:19

    Débat Royal-Bayrou samedi à 11h

    Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou se tiendra samedi à 11heures dans le studio du ’’Grand Journal’’ de Canal+, annonce le co-directeur de campagne de la candidate socialiste Jean-Louis Bianco. ’’Il y a un accord’’ avec François Bayrou, indique-t-il.

    Ce serait quand même sympa d’avoir aussi ce débat sur internet...



  • Voltaire Voltaire 26 avril 2007 13:55

    @IP115

    Votre analyse est, je pense erronée.

    Tout d’abord, l’UDF a réalisé 12% aux dernières élections régionales et européennes. Sa base est donc plus importante que vous le pensez, sans doute autour de 10%. Je suis d’accord avec vous sur la répartition des autres électeurs de Bayrou.

    En revanche, vous sous-estimez trois éléments pour ces élections législatives :

    - elles arrivent très rapidement après la présidentielle. L’impact personalité lovale sera donc moindre, et ces élections seront plus « politiques ». Il est probable qu’elles confirmeront le président élu, mais aussi le score de Bayrou car beaucoup de ses électeurs adhèrent à son projet, et sa visibilité médiatique sera encore présente

    - son nouveau Parti Démocrate consitera en un refuge possible pour de nombreux électeurs de centre-gauche en cas de défaite de Mme Royal, car il est peu probable quele PS parvienne à se réformer d’ici les législatives. Au contraire, bayrou et son nouveau parti seront dans une dynamique montante.

    - Enfon, de nombreux députés sont élus pas des scores serrés dans de nombreuses circonscriptions. L’élément dissuasif du maintien de candidats Parti Démocrate au second tour devrait permettre à Bayrou d’obtenir suffisament de désistements en sa faveur pour obtenir une cinquantaine de députés.

    Un petit rappel : en 2005, l’UMP avait fortement menacé l’UDF de représailles aux élections régionales si celle-ci maintenait seslistes séparées. Le résultat a été que l’UDF a obtenu plus de siègdes de conseillers régionaux qu’aux élections précédentes, malgré la victoire des listes de gauche dans 20 régions sur 22, grâce à des scores de premier tour qui ont forcé à des listes communes comprenant beaucoup plus de candidats UDF. La dissuasion s’exerce toujours du faible au fort, mais peu être très efficace. Et pour Bayrou, ce système marche aussi bien envers le PS que l’UMP, suvant le choix d’alliance qui sera le sien.

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