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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 24 avril 2007 16:47

    La précision sur ce que dit la constitution en cas de décès n’était évidemment pas un appel à l’élimination de l’un des deux finalistes !

    Ceci étant, je ne serais pas en faveur du retrait de Mme Royal, il faut savoir accepter de choix des électeurs (sauf en cas de risques de dictature bien sûr). Un retrait ne peut être que la conséquence d’une impossibilité physique ou d’un grave problème personnel.

    Les français ont choisi les deux finalistes, ils éliront ensuite leur président parmis ces deux là. En général, ils donnent une majorité au président nouvellement élu. Ils peuvent cependant modérer ce choix s’ils le souhaitent par leur vote aux élections législatives... Nous sommes en effet dans le cas où, si Sarkozy est élu, il succéderait à un président et à une majorité du même parti (ce qui ne s’est pas produit depuis 1969).



  • Voltaire Voltaire 24 avril 2007 16:04

    Effectivement, Mme Royal peut se retirer, auquel cas Mr Bayrou serait au second tour :

    Article 7 (Loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962) “ Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, (Loi constitutionnelle n° 2003-276 du 28 mars 2003) “ le quatorzième jour suivant ”, à un second tour. Seuls peuvent s’y présenter les deux candidats qui, le cas échéant après retrait de candidats plus favorisés, se trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour.

    Mais il ne faut pas rêver...

    A noter qu’en cas de décès de l’un des deux finalistes, l’ensemble du scrutin serait à refaire..



  • Voltaire Voltaire 24 avril 2007 15:54

    Je pense que, comme la plupart des observateurs, vous n’avez pas compris la raison profonde du vote des électeurs de François Bayrou.

    Il s’agit d’abord, comme l’indiquent les enquêtes sur ce sujet, d’un vote d’adhésion à son projet, et non de refus des autres ou d’un vote « utile », contrairement au vote d’une proportion beaucoup plus importante d’électeurs de Sarkozy ou de Royal.

    Et l’élement principal de ce projet qui a entraîné ce vote, est dans le refus du clivage droite-gauche.

    Or, tant Sarkozy que Royal, tant le PS que l’UMP, et tous les média, essyent de replacer les électeurs danc ce clivage, en leur intimant de choisir un camp, ou l’autre.

    La question ne se situe donc pas seulement sur tel ou tel point de projet ; effectivement, les électeurs de Bayrou peuvent se retrouver dans environ la moitié des propositions de l’un ou de l’autre, et n’apprécient ni Royal ni Sarkozy pour leur personalité.

    Le vote sera donc tactique (qui pour faire en sorte que Bayrou se retrouve en position de rebondir ? ou faut-il s’abstenir, voter blanc ?), ou viscéral (qui serait le moins mauvais pour la France), mais il est peu probable que cela soit un vote d’adhésion...



  • Voltaire Voltaire 24 avril 2007 15:43

    Selon les dernières informations, François Bayrou devrait appeler à la constitution d’un nouveau parti demain, afin de rassembler au delà de l’UDF les responsables politiques, de la gauche modérée à la droite modérée, et les électeurs qui se sont retrouvé dans son discours de rassemblement.

    Il devrait aussi confirmer la présence de candidats de ce nouveau parti dans toutes les circonscriptions.

    Il s’agit donc bien là d’un pari audacieux : si les électeurs le laisse tomber lors de ces législatives, il aura du mal à s’en remettre. En revanche, réussir à constituer un groupe parlementaire dans ces conditions difficiles relèverait de l’exploit et lui permettrait d’attendre avec sérénité les élections municipales et surtout européennes et régionales de 2010, qui se déroulent à la proportionnelle.

    En terme de stratégie politique, il est probable qu’il essayera de passer un accord de désistement entre les deux tours de la législative, en l’échange d’accords aux municipales. Conserver, voire accroitre sa base d’élus locaux est en effet une condition essentielle au développement de son nouveau parti.

    Sur le papier, cela semble très difficile, puisqu’aussi bien le PS que l’UMP ont intérêt à éliminer ce concurent gênant. Les médias qui ont toujours été favorable au bipartisme ne manqueront donc pas de continuer à distiller des éditoriaux et commentaires doutant de cette stratégie. Néanmoins, si les états-majors de l’UMP et du PS souhaiteront la mort de ce parti, il peut en être différemment sur le terrain. Les quelques 18.5% de Bayrou constituent une redoutable menace vis à vis d’élus dont l’élection ne se joue qu’à quelques pourcents. Or, ils sont très nombreux, notamment à l’UMP qui a 366 députés sortants...

    On peut donc imaginer des accords au cas par cas partout où le parti de Bayrou est en position d’arbitre, et il serait en position de maintien au second tour dans 469 circonscriptions avec son score de premier tour...

    La plus grande victoire de François Bayrou serait donc de parvenir à constituer un groupe charnière, libre de son vote, au parlement. Celui-ci pourrait continuer, comme le groupe UDF l’a fait depuis 2004, à voter chaque loi en fonction de son intérêt et non en fonction de l’intérêt du gouvernement. Cet indépendance conservée placerait Bayrou dans une situation idéales pour les élections suivantes, mais cette stratégie ne tient qu’à un fil : il faudra beaucoup d’habilité au stratège Béarnais pour réussir à la fois à conserver des élus, conserver son électorat, et donc accroitre son influence politique.



  • Voltaire Voltaire 24 avril 2007 11:15

    Je partage l’essentiel de cette analyse, et aussi celle de la taverne des poetes.

    Selon toute vraissemblance, François Bayrou lancera demain un appel à la création d’un nouveau parti. Il ne pourra se prononcer sur le second tour que tardivement, et à mon avis, restera très neutre étant donné la campagne de premier tour et les projets en présence. Les divers appels du pieds du PS et de l’UMP sont si alambiqués qu’il ne pourra rien se passer avant le second tour, et une vraie négociation ne pourra avoir lieu qu’en vue des législatives.

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