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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 26 avril 2007 13:30

    Je soutien cette suggestion ! Cela aurait l’avantage de contourner le problème du temps de parole de Mme Royal par rapport à Mr Sarkozy, et de relancer l’intérêt d’internet, décidement le seul espace d’information encore libre... Nul doute que Bayrou acceptera, et cette fois Royal aussi. La seule contrainte est technique.



  • Voltaire Voltaire 26 avril 2007 13:27

    @Patrick

    Je pense que vous faites erreur. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs de François Bayrou étaient, en majorité et dans une plus grande proportion que pour Royal, d’abord séduits par son projet, et ne votaient pas en fonction d’un sentiment de rejet de l’un ou l’autre candidat. Le vote Bayrou a donc été avant tout un vote d’adhésion.

    Le pari de François Bayrou pour ces législatives est risqué, mais il a manoeuvré habilement jusqu’ici, en ce rendant incontournable, et il a réellement suscité une adhésion de la population qu’aucun candidat UDF n’avait réussi à provoquer depuis Giscard en 1974.

    Si, comme probable, Ségolène Royal est battue, il apparaitra comme la plus sûre alternative d’opposition crédible face à Nicolas Sarkozy, le PS étant divisé et incapable de faire émerger un leader. Il devrait donc réussir un bon score aux législatives, en jouant de la peur de beaucoup d’élus qui ne doivent leur élection qu’à un fil pour passer des accrods de désistement entre les deux tours. Et s’il arrive à empêcher Sarkozy d’avoir une majorité absolue (hypothèse cependant improbable), ce sera le jackpot.



  • Voltaire Voltaire 26 avril 2007 12:45

    L’analyse est intéressante, mais à mon avis partiellement erronée.

    Je ne m’attarderai pas plus que cela sur cotre première partie. Il me semble que dans l’ensemble, les auteurs pro-Bayrou de ce site ont toujours considéré que si Bayrou avait le plus de chance de battre Sarkozy au second tour, il avait moins de chance de parvenir à ce second tour que Royal.

    Pour le reste, vous surestimez les chances de Mme Royal à pouvoir remporter ce second tour, mêem avec l’aide de François Bayrou.

    D’une certaine manière, François Bayrou a remporté cette élection présidentielle. Il a réussi à faire bouger des lignes que l’on pensait encore immuables il y a quelques jours. Et s’impose de façon incontournable dans le paysage politique français. Quand on regarde en arrière son parcours depuis la tentative d’absorption de l’UDF par l’UMP de 2002, on mesure le chemin parcouru. En regardant la retransmission de la conférence de presse sur le net hier, je me suis demandé comment l’UMP de Nicolas Sarkozy pouvait répéter la même erreur que l’UMP de Jacques Chirac il y a cinq ans :

    En agressant l’UDF et ses députés, et les menaçants de toutes les foudres et représsailles en cas d’insoumission au grand parti frère, Nicolas Sarkozy et ses amis ont commis la même erreur tactique que leurs prédécesseurs : ils ont acculé le président de l’UDF et ses amis à prendre des risques. Et ont donné à François Bayrou toute la dimension médiatique qu’il pouvait espérer pour créer son parti, justifiant par avance sa position de défiance. Et ils ont aussi, de nouveau, sous estimé l’obstination de ce Béarnais, jamais plus dangereux et brillant que lorsqu’il est attaqué.

    Déjà survivant de l’épisode de 2002, revigoré par ses scores de 2005, cette dernière offensive UMPiste prend pour cible un candidat qui vient d’obtenir 18.5% des suffages... gageons que cela ne pourra que le faire encore grandir.

    Et ce d’autant qu’en face, Ségolène Royal lui a, contrainte par son score, ouvert un boulevard. François Bayrou a, lors de cette conférence de presse, non seulement repris la perche tendue par Mme Royal, mais en a renversé l’orientation, devenant maître du jeu. En plaçant Mme Royal dans la nécessité de faire un pas vers lui, il étire jusqu’à l’éclatement les tensions au sein d’un parti socialiste plus divisé que jamais, et toujours en quête d’un leader incontesté.

    Si Mme Royal perd cette élection, comme cela demeure probable, il n’aura plus qu’à ramasser les miettes pour devenir le champion le plus crédible de la nouvelle opposition à Nicolas Sarkozy.

    Tout cela peut apparaitre comme de la combine politicienne. Il n’en est rien. Car faute de cette rénovation du paysage politique au centre gauche, Nicolas Sarkozy serait sans rival pour les dix années à venir. L’émergence d’un leader d’opposition crédible face à lui est essentiel pour la démocratie, quelque soit notre opinion politique. Or, le PS n’a pas réussi à en faire émerger un en son sein.

    Le nouveau parti démocrate, s’il réussi à obtenir un groupe parlementaire aux élection législatives, sera sans doute l’alternative démocratique la plus crédible pour les électeurs ces cinq prochaines années. Par son ancrage de centre-gauche, il permettra aussi l’émergence d’un parti de gauche anti-libérale structuré, tandis que la droitisation de l’UMP repoussera le FN dans une position de faible influence.

    Cete recomposition à gauche est importante. Il existe en France un véritable mouvement anti-libéral et alter-mondialiste, qui n’est pour le moment pas représenté à sa mesure. En abandonnant leur idéologie révolutionnaire, les partis d’extrême gauche peuvent se rassembler avec la gauche du parti socialiste pour former un grand parti de gauche de gouvernement, et non pas d’opposition systématique. Il pourra ensuite avoir pour partenaire possible quelques petits partis, comme les Verts, si la proportionnelle est instaurée un jour, et le grand parti démocrate, en fonction des coalitions.

    Cette conférence de presse était donc bien plus qu’un évènement médiatique de cette campagne présidentielle. Elle marque le début d’une profonde recomposition de notre paysage politique, d’une rénovation qui était nécessaire et sera positive pour notre démocratie.



  • Voltaire Voltaire 26 avril 2007 12:04

    D’une certaine manière, François Bayrou a remporté cette élection présidentielle. Il a réussi à faire bouger des lignes que l’on pensait encore immuables il y a quelques jours. Et s’impose de façon incontournable dans le paysage politique français. Quand on regarde en arrière son parcours depuis la tentative d’absorption de l’UDF par l’UMP de 2002, on mesure le chemin parcouru.

    En regardant la retransmission de cette conférence de presse sur le net hier, je me suis demandé comment l’UMP de Nicolas Sarkozy pouvait répéter la même erreur que l’UMP de Jacques Chirac il y a cinq ans :

    En agressant l’UDF et ses députés, et les menaçants de toutes les foudres et représsailles en cas d’insoumission au grand parti frère, Nicolas Sarkozy et ses amis ont commis la même erreur tactique que leurs prédécesseurs : ils ont acculé le président de l’UDF et ses amis à prendre des risques. Et ont donné à François Bayrou toute la dimension médiatique qu’il pouvait espérer pour créer son parti, justifiant par avance sa position de défiance. Et ils ont aussi, de nouveau, sous estimé l’obstination de ce Béarnais, jamais plus dangereux et brillant que lorsqu’il est attaqué.

    Déjà survivant de l’épisode de 2002, revigoré par ses scores de 2005, cette dernière offensive UMPiste prend pour cible un candidat qui vient d’obtenir 18.5% des suffages... gageons que cela ne pourra que le faire encore grandir.

    Et ce d’autant qu’en face, Ségolène Royal lui a, contrainte par son score, ouvert un boulevard. François Bayrou a, lors de cette conférence de presse, non seulement repris la perche tendue par Mme Royal, mais en a renversé l’orientation, devenant maître du jeu. En plaçant Mme Royal dans la nécessité de faire un pas vers lui, il étire jusqu’à l’éclatement les tensions au sein d’un parti socialiste plus divisé que jamais, et toujours en quête d’un leader incontesté.

    Si Mme Royal perd cette élection, comme cela demeure probable, il n’aura plus qu’à ramasser les miettes pour devenir le champion le plus crédible de la nouvelle opposition à Nicolas Sarkozy.

    Tout cela peut apparaitre comme de la combine politicienne. Il n’en est rien. Car faute de cette rénovation du paysage politique au centre gauche, Nicolas Sarkozy serait sans rival pour les dix années à venir. L’émergence d’un leader d’opposition crédible face à lui est essentiel pour la démocratie, quelque soit notre opinion politique. Or, le PS n’a pas réussi à en faire émerger un en son sein.

    Le nouveau parti démocrate, s’il réussi à obtenir un groupe parlementaire aux élection législatives, sera sans doute l’alternative démocratique la plus crédible pour les électeurs ces cinq prochaines années. Par son ancrage de centre-gauche, il permettra aussi l’émergence d’un parti de gauche anti-libérale structuré, tandis que la droitisation de l’UMP repoussera le FN dans une position de faible influence.

    Cette conférence de presse est bien plus qu’un évènement médiatique de cette campagne présidentielle. Elle marque le début d’une profonde recomposition de notre paysage politique, d’une rénovation qui était nécessaire et sera positive pour notre démocratie.



  • Voltaire Voltaire 25 avril 2007 17:23

    @Cambronne

    Critiquer l’action passée de Jacques Delors est légitime, mais le critiquer pour être le père de sa fille, c’est fort peu élégant...

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