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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 26 mai 2009 11:19

    Il eût été plus honnête de la part de l’auteur, dont c"est le premier article, d’annoncer clairement la couleur (verte), et de faire un article pour soutenir le projet de son parti favori. Ce type d’article négatif, de mauvaise fois, destiné à décrédibiliser un parti qui risque de vous prendre des électeurs, est profondément lassant.

    Il y a quelques jours, l’ancien secrétaire national de Verts, Jean-Luc Bennahmias, qui fut son directeur de campagne en 1999, lançait à D. Cohn-Bendit : « Dany, si la campagne d’Europe Écologie ne te suffit pas, tu n’es pas obligé de mener la campagne de l’UMP. »

    Il semble malheureusement que le mot d’ordre de taper sur Bayrou soit toujours d’actualité chez ses sympathisans. Dommage, car un article d’analyse sur le projet des Verts, qui est intéressant, aurait lui mérité d’être publié. Mais en diffusant ce type de tract politique, ses soutients se déconsidèrent largement.



  • Voltaire Voltaire 25 mai 2009 17:18

    Je partage l’avis du Furtif. Il y a beaucoup trop d’articles de « propagande » politique sur Agoravox, au détriment d’articles d’analyse ou de fond. J’essaye aussi de les limiter, ou de les renvoyer en tribune libre (quelque soit leur couleur politique) quand l’article apporte quelque chose, mais c’est manifestement difficile.

    J’avais suggéré notamment de vraiment limiter ce type d’articles en période électorale, je souhaite que cela soit le cas, sinon nous allons assister à une dérive ingérable en 2012.



  • Voltaire Voltaire 25 mai 2009 11:39

    En se focalisant sur l’aspect « politicien » de cette éventuelle nomination, l’auteur passe à côté de l’essentiel.

    La nomination de Mr Allègre pose t-elle un problème au PS ? Probablement pas. Il y a bien longtemps que Mr Allègre gène ce parti, qu’il a d’ailleurs quitté, et le PS doit se dire « bon débarras ». Mr Allègre n’a jamais été une personnalité « politique » du PS, un artisan de son idéologie ou de son projet de société. Il n’a pas valeur de symbole, sauf comme repoussoir pour les fonctionnaires de l’éducation nationale. Son passage au gouvernement du président de la république sera donc sans effet néfaste, car il ne sera pas perçu par l’opinion comme une trahison de celui qui a toujours été un franc-tireur à l’ego démesuré.

    Mais le plus important n’est pas là.

    Le plus important est le double signal qu’une telle nomination signifierait aux yeux des défenseurs de l’environnement et de la recherche.

    Le premier point a été parfaitement décrit par Nicolas Hulot : une telle nomination serait un bras d’honneur aux scientifiques du GIEC qui ont eu le prix Nobel, collectivement, pour leurs travaux sur le climat. Non pas parce que Mr Allègre ne puisse pas avoir un point de vue sceptique vis à vis d’une cause humaine sur le réchauffement climatique, mais parce qu’une telle nomination signifierait que le gouvernement de la France est sceptique vis à vis de cet effet, et qu’il est donc inutile de prendre des mesures pour le contrer.

    Le second point a été lui explicité par François Bayrou : nommer Claude Allègre ministre de l’industrie et de la recherche, et donc disjoindre le lien qui existe entre enseignement supérieur, recherche et innovation en instaurant un lien unique entre industrie et recherche, ce serait signifier une mise sous tutelle de la recherche sous la rentabilité économique (chose que ni les US ni le Japon n’a jamais fait, contrairement à ce que prétend Mr Allègre).

    On le voit, ce n’est pas l’aspect politicien qui importe, mais le signal politique d’une telle nomination en ce qu’il implique en matière de politique environnementale et de recherche de la part de la France. Et, de façon complémentaire, le signal qui serait envoyé aux communautés de la recherche et de l’environnement. En matière de politique publique, une telle nomination sonnerait le glas d’un processus de Grenelle déjà menacé, et la find e toute possibilité de réforme de notre système d’enseignement supérieur et de recherche en raison de la révolte de l’ensemble de la communauté scientifique déjà méprisée par la Présidence de la République



  • Voltaire Voltaire 20 mai 2009 21:47

    @l’auteur

    Tous ceux qui ne partagent pas entièrement votre avis ne sont pas nécessairement envoyés par un lobby...il leur arrive de penser par eux-même, si si, même des fois, d’avoir un doctorat en génétique moléculaire, si si, c’est possible aussi... bon, je n’ai pas trop l’occasion d’envoyer un mail à votre ami britanique là maintenant, (je pars en we chez des amis) mais je vous promet de le faire à mon retour... en attendant, si vous lisez l’anglais, je vous recommande quand même une petite recherche internet sur le sujet de la résistance de l’amarante aux herbicides, il y a pas mal de publications sur le sujet.

    @chanteclerc

    Je ne suis ni contre ni pour les OGM en général ; je suis contre tout ce qui est nocif. Dans l’agriculture, les dégats du système intensif sont évidents, même s’ils ont permis d’accroitre les rendements de façon importante et d’alléger le travail des agriculteurs. Pour les plantes OGM, il y en a des mauvais, mais il peut aussi y en avoir des utiles. Il ne faut pas diaboliser la technique. En revanche, je suis favorable à une agence vraiment indépendante d’évaluation et à des tests plus poussés avant mise sur le marché.



  • Voltaire Voltaire 20 mai 2009 14:43

    Excellente analyse.

    La droite parlementaire (UMP-NC) chute de façon très importante comparée aux législatives 2007 (de 40 à mois de 30%). Même en tenant compte de la droite nationaliste, on arrive péniblement à 35%. S’il est classique de voir la majorité défaite lors d’élections de mi-mandat, la présentation que font les média de la situation est biaisée.

    La situation à gauche est plus complexe, en raison dela multitude de mouvements : l’alliance des écologistes bénéficie d’un bon leadership (ce qui lui manquait depuis longtemps) et d’un accord entre tendances longtemps divisées. Reste à savoir si cela tiendra par la suite... Et le PC se refait une virginité sous sa nouvelle dénomination « front de gauche », une très belle opération de marketing. La gauche de gouvernement demeure à son score autour de 35%, même si l’équilibre est bouleversé en dévafeur du PS (on en revient à « une gauche plurielle »).

    Au centre, le MoDem réussit à s’installer durablement dans le paysage politique français (il était à 7.6% en 2007 et souvenons-nous de ce qu’on lui prédisait alors), mais demeure en dessous du potentiel représenté par son leader : il paye son manque de candidats connus, achetés par l’UMP, mais devient incontournable pour toute future majorité.

    Quant aux extrêmes, ils demeurent sur des scores classiques pour des élections européennes, avec juste un échange entre extrême droite et extrême gauche.

    En raison du mode de scrutin, de faibles écarts en voix pouraient se traduire par des différences considérable en sièges, différences accentuées par l’abstention : ainsi, le MoDem oscille entre 1 ou 2 élus par région (la limite est autour de 14%), les verts entre 0 et 2 etc... Les gros partis sont, comme souvent, avantagés par le scrutin. Cela peut se traduire par des effets insoupçonnés au parlement européen, où le choix du futur président de la commission européenne se décidera.

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