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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 7 mai 2009 11:54

    Une excellente analyse politique.

    La gauche est minoritaire en France. C’est un élément qui peut paraitre surprenant, quand on considère les scrutins locaux, où la gauche domine l’essentiel des collectivités. Mais à l’échelon national, c’est une tendance lourde, qui est renforcée par le vieillissement progrssif de la population (les personnes de plus de 65 ans votent aux deux-tiers à droite, et ne s’abstiennent pas...). Bien sûr, la conjonction d’une situation économique et sociale difficile et d’un bon candidat peut renverser cette tendance, mais de façon temporaire.

    Le PS n’a toujours pas réussi sa transformation idéologique. La faute sans doute à une absence de leader fort qui ait pu imprimer sa marque (comme Bayrou ou Sarkozy sur leur parti). La faute aussi à une tradition de gauche contestataire vivace en France, qui continue d’écarteler le PS entre gauche de protestation, étatiste, et gauche de gouvernement, sociale-démocrate. Cette synthèse impossible pénalise ce parti de façon aigüe.

    Les présidentiables ? A trois ans des élections, il semble difficile de se prononcer, même si Sarkozy et Bayrou seront incontournables. On pourrait prendre l’exemple américain pour suggérer qu’un(e) Obama français puisse sauver le PS, mais l’histoire politique française suggère que les électeurs de ce pays sont peu sensibles aux sirènes des nouveaux venus, et préfèrent des politiques ayant « faits leurs preuves ». Au PS, le seul choix tactique gagnant serait DSK, mais en raison de la branche contestataire de ce parti, sa nomination demeure hautement improbable. Faute de leader évident, le risque est grand de voir les prétendants s’épuiser mutuellement en 2011 : le tout sauf Royal sera toujours là, et les Aubry, Hollande et consors auront du mal à percer.

    A droite, de Villepin adorerait se présenter contre son némésis, mais y renoncera faute de troupes, Dupont Aignant demeure confidentiel, Borloo sera peut-être lancé dans les pattes de Bayrou mais le voudra t-il ? et le Nouveau Centre est moribond.

    Bayrou est il de gauche ? Non, au sens de la gauche française. Bien sûr, il y a accord sur les valeurs éthiques, mais jamais le PS n’accepterait de pousser le rééquilibrage des pouvoirs comme Bayrou le souhaite (l’appareil du parti socialiste est trop puissant), et les divergences sur le rôle de l’Etat et sur le modèle économique sont nombreuses. En cela, B. Hammon a raison, Bayrou est un concurent du PS, et il propose bien une vision sociétale différente.

    Une alliance est-elle possible ? Idéologiquement, oui. Il n’y a pas plus de différences entre le projet de Bayrou et celui du PS, qu’au sein même du PS entre son aile gauche et son aile droite (pour ne rien dire d’alliés communistes). Seul problème : le PS, parti puissant, peut-il accepter de ne pas être leader... La réponse est non, jusqu’au second tour. Ensuite, le PS négociera le soutient de Bayrou en cas de présence au second tour, si son ou sa candidat(e) est crédible, ou soutiendra Bayrou en échange d’une présence importante au gouvernement (et d’un premier ministre) en cas de présence de Bayrou au seocnd tour. Car cette fois, le PS ne peut pas se permettre de ne pas être au gouvernement, d’une manière ou d’une autre : ce serait sacrifier toute une génération de responsables qui aspirent au pouvoir, et peuvent prétendre à prendre la suite de Bayrou s’il est élu. 

    Je ne partage pas la vision « archaïque » du PS de l’auteur : il me semble que toute velléité communiste a bien disparue de ce parti, mais il reste attaché à un rôle centralisateur de l’Etat, très présent dans tous les rouages de la société, tandis que Bayrou lui substitue celui d’Etat garant, d’Etat contrôle, et donc de dépenses publiques moins élevées tout en refusant une loi du marché hégémonique.

    Ce que votre article n’aborde pas en revanche, et qui est intéressant, c’est la vision de la fonction présidentielle, fondamentalement différente entre Sarkozy, Bayrou, et un candidat PS (ils ont tous une vision à peu près identique sur ce point), et qui pourra jouer un rôle important dans le choix des électeurs. 2012 sera intéressant à ce niveau :
    en cas de confirmation de Nicaols Sarkozy, la France sera pour longtemps passée dans un modèle « présidentialiste ». En cas d’élection de François Bayrou, qui ne dispose pas d’un parti très fort, on retrouvera un président arbitre, impulsant une direction générale au pays, à la de Gaulle (sans le contrôle strict de l’information...). En cas d’élection d’un(e) candidat(e) socialiste, on retrouvera sans doute le modèle Chiraquien (domaine réservé, influence modérée sur la majorité parlementaire, plus forte sur le gouvernement ). Trois visions de notre système politique...



  • Voltaire Voltaire 6 mai 2009 14:07

    Je ne partage pas l’avis de l’auteur.

    Certes, l’UMP est dans une position inconfortable sur ce sujet et a décidé de parier sur une abstention massive en ne ciblant que ses électeurs traditionnels, mais ce n’est pas le cas des autres partis.

    Le PS a effectivement mélangé Europe et antisarkozysme, mais il a un projet, qui vaut ce qu’il vaut, il a même repris l’idée du MoDem d’emprunt européen pour lutter conter la crise. Et ce projet ce décline au niveau du Parti Socialiste Européen.

    Comme d’habitude, ce sont les Verts et le MoDem qui ont les projets les plus aboutis sur l’Europe, et qui ont identifiés les enjeux les plus importants. Les grandes lignes de leur projet sont disponibles, et le détail viendra dans les jours à venir. Et ce n’est pas parce que ces partis sontr pro-européens et qu’ils ont été pour le traité de Lisbonne, malgré ses limites, qu’il faut dénigrer leurs efforts. Ces deux partis tiennent meeting sur meeting et de très nombreuses réunions locales, malgré le boycot médiatique.

    Le front de gauche est aussi actif, de même que Libertas, chacun dans une logique anti-européenne bien définie et bien centrée sur la problématique de l’élection. C’est moins le cas pour le FN et le NPA néanmoins.

    Mais il me semble que ce sont plutôt les media qui n’ont pas fait leur travail, peut-être en raison de la volonté dupouvoir en place, mais on ne peut pas en rejetter globalement la responsabilité sur les partis politiques.



  • Voltaire Voltaire 6 mai 2009 13:56

    Ce livre insignifiant et son auteur (tout autant) méritait-il un article ? Au mieux, il s’en écoulera 500 exemplaires auprès des commentateurs patentés des articles du Figaro sur Bayrou, et le ridicule de l’ouvrage n’en fera que mieux apprécier le livre de François Bayrou, un vrai livre celui-là. Mais franchement, faut-il que vous ayez du temps à perdre pour commenter de telles fadaises ?



  • Voltaire Voltaire 5 mai 2009 10:15

    J’avoue ne pas comprendre l’objet de cet article.

    L’auteur promeut l’idée d’une 6ème république, en revenant sur les dérives de la cinquièmes et les raisons qui poussent à un renouvellement. Jusqu’ici, on suit. Puis il demande à François Bayrou de ne pas se présenter ? tout en lui demandant de défendre cette idée de 6ème république ? Alors il fait comment Bayrou pour changer la constitution ?

    François Bayrou propose de nombreux changement dans le fonctionnement de notre république, notamment sur le rôle du parlement et la séparation des pouvoirs. On peut appeler cela une 6ème république, en tout cas, c’est une rupture avec la pratique actuelle. Mais pour effectuer ces changements, il doit évidemment accéder au pouvoir... Dans le système actuel, seul le président de la république le peut, Nicolas Sarkozy ayant de fait anhilé le pouvoir du parlement. Logiquement, François Bayrou concentre ses efforts pour atteindre ce but, qui seul peut lui permettre d’effectuer les changements qu’il propose. Si on est contre ces changements, il est logique d’appeler à voter contre lui, mais si on est favorable, je vois mal la logique qui pousse à lui conseiller de ne pas se présenter... 



  • Voltaire Voltaire 4 mai 2009 14:48

    A chaque fois que je me relis, j’en rougi de honte... La concentration en fautes d’orthographe est absolument catastrophique et je ne peux que plaider coupable, en implorant l’indulgence du lecteur. J’avoue avoir la plus grande fainéantise à me relire, faute de temps et de courage, mais cela ne constitue guère une circonstance atténuante.

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