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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 29 avril 2009 14:29

    Dans de nombreux pays (y compris aux Etats-Unis, où la constitution originelle est largement détournée), il est difficile de ne pas se réclamer d’une religion.

    Cette liberté d’appartenir, ou de ne pas appartenir, à une religion, est un acquis important du modèle laïc, qui sépare le fait religieux, qui relève de la sphère privée, du fait politique, qui relève de la sphère publique.

    On ne peut que partager une partie importante du constat de l’auteur sur l’intolérance et, pire, le désir d’asservissement des religions sur la base de dogmes largements dévoyés. Bien que l’auteur se concentre surtout sur l’islam et la contradiction de son dogme avec les valeurs laïques (alors qu’une interprétation de l’islam compatible avec la laïcité est parfaitement possible, le coran étant largement ouvert aux interprétations), il est aussi utile de regarder l’incroyable impact des religions dans les conflits, qu’ils soient passés ou présents.

    Pour ne prendre que l’islam, les croyants de cette religion tuent et massacent infiniment plus de leurs coreligionaires que de non-musulmans, sous des prétextes religieux mais qui bien sûr représentent des luttes de pouvoir internes. On retrouvera de telles luttes violentes au sein de l’hindouisme (et entre hindouisme et islam), là aussi pour des raisons de luttes d’influences. La plupart des guerres de religions entre chrétiens ont eu pour raison ces luttes pour le pouvoir, et la pénétration du boudisme en Asie s’est accompagnée de luttes de pouvoir parfois sanguinaires. Dans une certaine mesure, les combats menés par l’Etat d’Israël ont aussi pour fondement des éléments religieux (pas uniquement bien sûr).

    Plus loin dans l’histoire, les religions ont toujours été liées au pouvoir et à l’influence d’une caste sur une population. Et le dogme des religions a ainsi été façonné de façon à justifier cette recherche du pouvoir.
    Pour autant, on ne peut pas non plus nier l’influence parfois structurante, voire éthique des religions. Ainsi, dans le moyen-orient du VIIème siècle, l’islam représentait un progrès considérable en matière de justice sociale pour une partie importante de la population. Et l’on peut prendre un tel exemple pour d’autres religions.

    Pour l’agnostique, au delà des abus évidents en matière de droit de l’homme que contiennent les dogmes de toutes les religions, la difficulté est aussi de différencier les fondements théologiques des différentes religions (pourquoi l’une serait elle porteuse d’un message plus « vrai » que l’autre ?), ce qui disqualifie ces religions dans leur intention prosélyte.

    Quant à l’athée, son droit à ne pas croire est souvent remis en question dans la mesure ou les religions souhaitent imposer à l’ensemble d’une population (et non seulement à ses croyants) un ensemble de dogmes et pratiques.

    L’immense qualité du modèle laïc est ainsi de déconnecter le fait religieux de la sphère publique, même si cette déconnection est combattue par l’ensemble des religions sans exception, car elle permet la coexistence des différentes religion et la possibilité de ne pas y adhérer. Ce modèle, remis régulièrement en cause y compris en France, devrait être défendu de façon plus vigoureuse et étendu dans l’intérêt de tous. Hélas, mis à part François Bayrou et quelques leaders de la gauche, ce n’est que rarement le cas, et l’on peut donc effectivement craindre que ces « guerres de religion » ne se poursuivent largement dans ce siècle.



  • Voltaire Voltaire 29 avril 2009 11:58

    Cher auteur,

    Je lis toujours soigneusement les articles que je commente... Mon commentaire était une incitation à reprendre votre texte et de le clarifier en le structurant. C’est un avis de lecteur, libre à vous de l’ignorer si vous ne souhaitez pas que l’on s’y arrête...



  • Voltaire Voltaire 29 avril 2009 11:37

    Il est en effet consternant de constater la totale incompétence scientifique de nos politiques, à moins qu’il s’agisse de mauvaise fois.

    Mélanger grippe porcine et utilisation des antibiotique fera hurler de rire tout scientifique ou médecin, mais ce qu’il y a de plus grave, c’est ce discours affligeant du type « ah, c’était mieux avant »... Et pourtant il y aurait beaucoup à dire sur l’agriculture industrielle. Mais en débitant ce type d’inepties, DCB se déconsidère totalement (comme avait pu le faire une certaine S. Royal en liant OGM et cancer du sein). 

    En réalité, ce n’est pas l’agriculture industrielle qui est responsable de cette épidémie de grippe, mais l’agriculture tout cours (qui a quand même 10.000 ans). Le porc sert en effet de réservoir de passage au virus de la grippe, entre l’oiseau et l’homme, et le virus en profite pour muter (ce virus est hautement variable, stratégie qu’il utilise pour échapper aux défenses immunitaires). C’est donc la proximité entre porc domestiqué et homme qui est la cause de ce type d’épidémie, qui survient généralement en asie où les porc sont élevé au contact des hommes.

    Ici, le virus a acquis une mutation rare au Mexique, par simple hasard, et sans aucune relation avec l’élevage industriel (à noter que les porcs mexicains eux, ne sont pas malades...), qui lui confère une virulence accrue chez l’homme. L’opportunisme politicien de Dany Cohn-Bendit est regrettable, franchement, j’avais une opinion meilleure de l’homme auparavant.



  • Voltaire Voltaire 29 avril 2009 11:26

    Pot pourri, du bon et du moins bon dans cet article, dont on a du mal à identifier une ligne directrice. Un bilan des années 2004-2009 en perspective des élections européennes aurait mérité mieux, sans forcément être exhaustif et en reflétant la vision personnelle de l’auteur.



  • Voltaire Voltaire 28 avril 2009 10:12

    Bonne analyse, qui reprend bien les forces et contradictions actuelles du PS dans cette campagne.

    Comme vous l’indiquez, le premier élément qui choque dans cette campagne du PS est le détournement du sujet européen au profit de l’antisarkozysme. Dans ma région, les tracts du PS contiennent la moitié de leur argumentaire consacré à cet antisarkozysme, tandis que la thématique européenne est réduite à une peau de chagrin, sans ligne directrice ambitieuse et nouvelle.

    L’Europe sociale est un vieux thème de bataille du PS, qui a un sens, mais ce parti peine à le mettre en musique. Faute d’arguments traduisibles en terme de politique européenne, on en reste à de bonnes paroles.

    Le plan climat est sans doute l’élément le mieux argumenté et le plus solide du projet PSE, qui mériterait d’être mieux lié à la sortie de crise, chose que font très bien les Verts et le MoDem.

    La partie sur le MoDem est effectivement assez comique, l’ADLE (alliance des démocrates et libéraux européens) dont fait parti le MoDem est à la fois plus européen et moins libéral que le PPE, et surtout ne trempe pas dans les magouilles politiciennes entre PPE et PSE, qui ont abouties à un partage du pouvoir entre cdes deux formations au mépris total de leurs convictions (rappellons que le PSE a refusé la proposition de nommer Geremek à la tête du parlement en 2004, au profit d’un accord de partage PSE-PPE de la présidence pour des illustres inconnus...).

    Ni Europe de la défense, ni Europe des affaires étrangères dans ce projet PSE, tout simplement parceque le PSE n’est plus favorable à l’intégration européenne... mais souhaite simplement préserver un statu quo.

    Le PS a effectivement réussi à faire taires ses querelles internes lors de cette campagne, mais au profit d’un consensus mou, sans relief ni idée nouvelle. En gommant toute aspérité, ils ont aussi anesthésié le débat européen, et joue une abstention élevée afin de faire un score honorable. Pas de risque, et donc pas d’élan. sans doute une occasion manquée de relancer le PS comme force de proposition, et 2012 arrivera bien vite...

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