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Walden

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  • Walden Walden 23 juillet 2009 15:57

    « Forcement juger de la pertinence d’une loi a l’aune de sa petite personne c’est vrai que c’est tres PERTINENT... »

    NIET ! Il ne s’agit pas de prétendre juger de la pertinence de la loi, mais de répondre délibérément sur le même plan que toutes ces petites personnes que la taxe carbone révolte parce qu’elle va LEUR coûter : mais apparemment, les nombrilistes ne peuvent entendre l’intérêt personnel que dans un sens : le leur. Le poujadisme à encore de beaux jours...

    « Jamais il ne nous est donné la possibilité d’avoir recours a des moyens de transports ou chauffage alternatifs... » : c’est faux, bien entendu. Les 2 se développent, maix bien peu souhaitent changer leurs habitudes :

    - Par exemple la ville où j’habite a mis en place la gratuité des transports publics : la fréquentation a doublé, car des gens qui n’avaient pas les moyens prennent volontiers le bus. Mais la circulation automobile n’a pas sensiblement varié, alors qu’une majorité de gens ne sont pas des actifs...

    - Dans certaines conditions, l’installation de moyens de chauffage à énergie non polluante est subventionnée par crédit d’impôt, renseignez-vous !

    « Quelle est votre analyse à vous ? Le fait que cela va remettre en question les comportements des automobistes . Là je ris ... »

    Ce qui s’appelle faire les questions et les réponses... Mon analyse part de l’observation de toutes ces réactions épidermiques de rejet de la part de consommateurs enkystés dans leurs habitudes, que j’imagine mal en effet vouloir changer de mode de vie, mais plutôt payer toujours plus... jusqu’à un certain point. Comme les fumeurs avec l’augmentation du tabac : il reste des irréductibles, ceux qui ont les moyens, ceux qui préfèrent bouffer moins bien, ceux qui recourent au marché noir... et puis il y a tout ceux qui, petit à petit, l’air de rien, réfléchissent et se mettent à décrocher. Je sais, l’addiction c’est dur... mais on peut s’en sortir. L’avenir est aux pétrologues, comme il y a les tabacologues (sourire).



  • Walden Walden 23 juillet 2009 15:31

    En effet, alors bonjour ! (sourire)



  • Walden Walden 23 juillet 2009 15:28

    Que voici encore une remarquable analyse de François Jullien, ici résumée avec finesse !

    En effet, qu’elle soit peut-être induite par la peur de la mort, voire le fantasme de l’éternel présent, la vision occidentale apparaît culturellement fixiste. Et ce n’est pas l’apanage des religions monothéïstes, qui envisagent plutôt d’ailleurs l’éternité dans le futur, comme dérivatif à la peur de la mort justement. On pourrait par exemple tout aussi bien faire remonter cette compréhension figée du monde à l’idéalisme platonicien.

    Quoiqu’il en soit, cela révèle la dimension profondément conservatrice de notre culture, caractère paradoxalement pourtant éminemment partagé par la culture chinoise imprégnée de confucianisme. Mais tandis que l’Occident croit devoir lutter pour résister au changement, l’antique pensée chinoise, par ses sources taoïstes, conçoit le monde comme un processus dynamique en constant devenir, et sa vertu consiste à accepter ce qui vient tout en s’en servant, pour dériver au mieux l’énergie à son avantage, tel le surfer sachant glisser sur la crête de la vague.
     
    Non pas croire que l’on puisse maîtriser la Nature pour s’en faire une esclave, mais comprendre qu’en tant que partie intégrante de l’Univers, l’on doit faire avec, afin de mener sa barque en s’adaptant aux circonstances. Et il y a sans doute de ça dans la stratégie de la Chine moderne d’investir le capitalisme mondialisé pour tenter de mieux l’orienter à son profit, et de s’être fait un débiteur de l’empire américain. 



  • Walden Walden 23 juillet 2009 14:51

    Absolument d’accord. La question est observée ici par le petit bout de la lorgnette.

    La problématique de la mise à exécution des peines n’est que l’épiphénomène d’une politique pénale aberrante :

    - On condamne à tour de bras en comparution immédiate dans des tribunaux surchargés qui bien souvent n’ont pas le temps de mener le minimum d’investigations nécessaires pour rendre des jugements un tant soit peu équitables ;

    - On requiert des peines de plus en plus sévères pour des délits mineurs, pendant que des procédures à l’encontre de gros délinquants financiers se voient classées sans suite, quand les infractions sont pourtant si graves que le législateur n’a pas eu le cran de les dépénaliser (même pour les copains) ; 

    - Ce faisant, on encombre les prisons, on désocialise, on exclut, pour en bout de course confier des personnes libérées dans un état de dénuement total à des services sociaux de droit commun déjà surchargés par une « clientèle » de plus en plus précarisée ;

    - On incarcère y compris des quantités de gens qui relèvent objectivement de la psychiatrie, qui ont agi illégalement dans un état d’aliénation mentale, on les garde au chaud en les bourrant de médicaments avant de les libérer en les soumettant, dans le meilleur des cas, à un suivi judiciaire auquel ils ne comprennent rien ;

    - On ne met pas au regard de cette population pénale croissante, de moyens humains nécessaires ni dans les Services de l’Application des Peines, ni dans les Services d’Insertion et de Probation, les premiers ne pouvant faire mieux qu’une gestion administrative de dossiers, les second une gestion de flux, se voyant bientôt poussés à ne considérer que collectivement les catégories d’infractions, et non plus individuellement les personnes.

    L’alternative à l’incarcération principalement développée actuellement est le Placement sous Surveillance Electronique (= le bracelet pour entauler à domicile), mesure qui augmente de manière exponentielle, mais encore largement sous-utilisée, à la fois faute de moyens et de conditions matérielles adéquates.

    DANS TOUS LES CAS, continuer à considérer la prison comme la solution à rechercher en priorité relève de l’ignorance ou de l’aveuglement : laissons donc cela aux pitoyables imprécateurs du tout-sécuritaire.



  • Walden Walden 23 juillet 2009 14:10

    BRAVO !

    L’amoral de l’histoire : pour faire des quantités de fric, il vaut mieux fabriquer des milliers de tonnes de médicaments inutiles qu’on jettera pour des peuples riches à qui l’on fout la trouille, que des traitements salvateurs pour des gens qui, si ça se trouve, crèveront de toutes façons bien vite de faim ou d’autre chose si on les soigne...

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