• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Walden

Walden

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 339 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • Walden Walden 7 juillet 2009 09:40

    « Marx ne revendique ni ne souhaite la dictature du prolétariat : sa réflexion l’amène à constater que cette phase de transition est inévitable. »

    Ben voyons ! Amusante réthorique smiley
    Rappelons donc comment mener un raisonnement logique simple, appelé syllogisme :

    Prémisse majeure : « Marx constate que pour établir la société communiste, la dictature du prolétériat est inévitable » (C’est exact, cf. la « critique du programme de Gotha », qu’il a écrit en 1875) ;

    Prémisse mineure : « Marx revendique et souhaite l’avènement de la société communiste » (Il est l’auteur, en 1847, du Manifeste Communiste) ;

    Conclusion implicite nécessaire : « Marx revendique et souhaite la dictature du prolétariat ».

    D’où l’on voit bien que la conclusion inverse que vous formulez est fausse.



  • Walden Walden 6 juillet 2009 15:50

    En effet cette métaphore du renard est très mordante smiley

    L’article est intéressant en ce qu’il rappelle à juste titre les significations de ces mots que l’on a souvent tendance à confondre, à tort bien entendu, et les rapports conflictuels qu’entretiennent les notions qu’ils désignent.

    Pour aboutir à une société équilibrée, le libéralisme présuppose sans doute le partage de certaines références morales par l’ensemble des citoyens, et principalement la règle de base selon laquelle la liberté de chacun s’arrête où commence celle des autres.

    Or, dans sa logique de recherche du profit, qui ne peut s’accommoder de la prééminence d’aucune règle, le capitalisme n’a cessé de subvertir par tous moyens les principes libéraux.

    Sa corruption du droit libéral la plus efficace fut sans doute, comme l’a justement analysé Chomsky, d’obtenir la reconnaissance de la personnalité juridique pour l’entreprise, en tant que personne morale, tout en la disjoignant de la notion de responsabilité pénale inhérente à toute personne physique (majeure).
     
    Ainsi les trusts ont la possibilité de faire valoir en droit leurs intérêts comme tout citoyen. Sauf que les moyens d’agir s’avèrent en réalité totalement disproportionnés, principalement pour des raisons financières.

    D’où il découle que, sauf à se regrouper en associations, le citoyen peut, en pratique, difficilement faire défendre ses droits face à ces nouveaux seigneurs féodaux que sont les entreprises capitalistes.

    En outre le lobbying est une autre manière de noyauter la démocratie qu’ont trouvé les multinationales pour confisquer la souveraineté populaire.

    Pour autant, comparer libéralisme et doctrine communiste apparaît quelque peut abusif. comme vous le rappelez justement, dès la source (cf. le Manifeste) le communisme revendique la dictature comme moyen de transformation sociale. Paradoxe congénital en ce qu’il prétend pourtant viser à l’émancipation...

    Alors qu’historiquement, la philosophie libérale est née de la remise en question de la tyrannie, à l’époque incarnée par la monarchie absolue, et de ce point de vue on pourrait la faire remonter, avant même Locke, jusqu’à La Boétie. Elle a permis l’avènement, au 18ème siècle, des régimes constitutionnels.

    Le point très contestable de l’exposé est l’explication que donne l’auteur de l’échec de ces idéologies, qui découlerait de « la nature humaine ». Pour conclure de manière aussi catégorique, encore faudrait-il préciser ce qu’on entend par cette terminologie passe-partout.

    S’il s’agit notamment des comportements d’égoïsme, d’avidité, on ne saurait se dispenser de démontrer en quoi ils sont naturels plutôt que culturels, en quoi ils sont nécessairement inclus dans la nature de l’Homme. Cela faisant toute la différence - énorme - entre le possible affranchissement de sa condition actuelle, ou la résignation au fait de son état intrinsèquement corrompu.






  • Walden Walden 3 juillet 2009 13:59

    Pour ne pas trop fatiguer non plus le lecteur, je rappelle juste en passant que l’administration fiscale n’agit pas « sournoisement » mais se contente en principe d’appliquer la loi. Laquelle est votée par les deux assemblées. Si la loi vous apparaît inéquitable, la responsabilité directe en incombe au législateur, donc à la majorité des députés qui la votent en l’état. Enfin si vous n’êtes pas satisfait d’une décision administrative concernant votre imposition, des recours sont toujours possibles.

    Mais extrapoler à partir de l’exemple de votre déconvenue personnelle des conclusions d’ordre général concernant la pertinence de l’écologie n’a pas de sens...

    Au demeurant, vous avez tout à fait raison de souligner l’importance cruciale de l’isolation du bâti - mais pas seulement pour les logements individuels. Or cela coûterait beaucoup à l’Etat de faire isoler les bâtiments publics, et aux enteprises leurs locaux. C’est sans doute pourquoi on envisage pour l’instant que de faire payer les particuliers, considérant sans doute que les contribuables ont seuls vocation à contribuer smiley

    Et quel marché juteux pour les magnats du BTP, par ailleurs amis précieux et soutiens du pouvoir en place... ce qui explique que ce soit quasiment la seule mesure concrète qui subsiste, avec peut-être le retour annoncé de la taxe carbone. On ne va par ailleurs pas inquiéter ces autres amis que sont les lobbies de l’automobile, de la pétrochimie, du nucléaire et de l’armement. Tous ceux-là possédant, avec les premiers, la plupart des médias de masse qui peuvent orienter l’opinion...

    Et puis tout ça, ça fait des emplois, n’est-ce pas ? Comme si on ne pouvait envisager de politique ambitieuse de reconversion industrielle, mais seulement se contenter de jeter de la poudre aux yeux...



  • Walden Walden 3 juillet 2009 13:30

    Comme il est justement dit plus haut, vous faites, comme l’auteur, et comme le veut une certaine tendance actuelle assez spontanément réac, dans le confusionnime : il est clair que des groupes industriels surfent sur le fait que le discours environnementaliste devienne enfin audible pour vendre leur camelote avec un label « Vert » plus ou moins usurpé, ce qu’on peut à bon droit effectivement appeler de la récupération.

    Il n’en demeure pas moins que les questions soulevées par le mouvement écologiste apparaissent désormais incontournables (comme justement, celle du changement climatique), et que les réponses qu’il propose méritent d’être examinées attentivement par l’ensemble des citoyens qui se veulent responsables, plutôt que d’être rejetées en bloc sous prétexte de « manipulation », à l’instar de ceux que semble effrayer le moindre risque de changement dans ses habitudes de vie, voire de pensée.

    ------------------------------

    @ l’auteur : vous m’avez mal compris, je ne dis pas que les gouvernants se soucient véritablement des générations futures, mais qu’ils prennent verbalement acte des préoccupations d’une part croissante de la population tout en se contentant de faire semblant de traiter les problèmes (cf. cette tartufferie du Grenelle de l’Environnement, usine à gazéïfier les propositions et à enfumer les électeurs).

    Cela pour protéger autant que possible les intérêts bien compris de l’oligarchie des puissances financières que sont les actionnaires et patrons des entreprises multinationales, qui profitent du maintien de ce système productiviste prédateur et destructeur - sur les plans non seulement environnemental, mais aussi social, comme on le voit de plus en plus clairement.



  • Walden Walden 2 juillet 2009 16:20

    Quel titre faux cul ! Comme si l’écologie avait vocation à asservir les peuples !

    Comme si le capitalisme avait attendu la « croissance verte » - encore une espèce d’oxymore smiley - pour chercher à capter les plus grands profits par tous les moyens !

    Comme si la haute finance avait besoin de prétextes écologiques pour diffuser un discours destiné à maintenir cet état de fait !

    Comme si les adeptes dociles de la société de consommation n’étaient pas le meilleur soutien du système productiviste qui les aliène !

    Comme si l’on pouvait encore croire envers et contre tout que ce système destructeur était durable ou soutenable ?

    Les gouvernants ne font que prendre le train en marche d’un mouvement nécessaire qui a vocation à transformer notre mode de vie afin qu’un avenir soit possible pour les générations futures.

    On observe surtout qu’ils le font à contrecoeur et sans réelle volonté que celle de maintenir le plus longtemps l’ordre établi qui préserve les intérêts des puissances financières (relance de l’automobile, du nucléaire, de l’armement : tout un programme de rupture verte, n’est-ce-pas ?)

    Ceux qui ont peur du changement, les conservateurs de tout poil, resteront toujours leurs meilleurs alliés, défenseurs de leurs maîtres. Quitte à caricaturer le débat, sans chercher à en comprendre les véritables enjeux...




Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv