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Walid Haïdar

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  • Walid Haïdar 2 février 2012 17:15

    Vous avez raison ! Si le candidat que vous soutenez, ou dont vous soutenez une bonne part des idées, n’est pas suffisamment présent dans les médias, plaignez vous : c’est injuste. Mais si jamais, par une stratégie bien ficelée, il arrive à se faire inviter suffisamment dans les médias, trouvez cela suspect, et jetez l’opprobre sur lui !


    Si cela vous intéresse, vous pouvez chercher à savoir qui finance le FdG et dans quelle mesure. Budget de campagne : 3 millions d’€. C’est faible.

    Si vous souhaitez savoir comment Mélenchon a réussit à s’imposer dans les médias, il existe une vidéo facile à trouver, je crois que c’est un documentaire de LCP, où Mélenchon ainsi que son directeur de cabinet ou conseiller principal (je sais plus trop), expliquent très clairement quelle a été leur stratégie pour entrer sur la scène médiatique. Constatant qu’écrire des bouquins théoriques et faire vivre le débat d’idée, défendre ses propres idées contre les autres tendances se prétendant de gauche, n’attirait absolument pas l’attention des médias, Mélenchon a choisit de jouer la carte du rentre dedans, et du caractère, et les médias sont tombés en plein dans le panneau, en l’amenant sur les plateaux pour le lyncher et lui demander des excuses. Le problème c’est qu’il les a fracassé d’interventions en interventions, et qu’ils n’ont obtenu aucune excuse. Ce faisant, les médias ont tout de même été forcés de considérer que Mélenchon était un très bon client pour l’audience, et comme la télé aujourd’hui, ne fonctionne que sur l’audimat, Mélenchon a la parole : ça arrange les médias qui font de l’audience, et ça l’arrange lui de façon évidente, puisque ça lui permet de s’exprimer.

    Mais vous pouvez refuser cette explication et privilégier l’hypothèse du grand complot, même si vous n’avez strictement aucun élément factuel vous permettant de le soutenir, sauf à considérer que le fait d’être FM fait de vous un méchant soutenu par les grands méchants qui mangent des enfants. Le problème étant que la FM n’a rien à voir avec ce fantasme : c’est une société (à moitié) secrète qui est gangrénée par les milieux affairistes et les petits arrangements, mais qui compte aussi des membres sincères qui sont là pour le côté spirituel. Il y a aussi des gens qui sont sincères spirituellement et qui profitent des réseaux auxquels la confrérie peut leur faire accéder. Cela ne métonnerait pas que Mélenchon fasse partie de la dernière catégorie. Et aussi bien que je trouve ridicule le concept de société secrète à caractère rituel et ésotérique, que je trouve lamentable le niveau de corruption qui règne en FM, je trouve complètement crétin de disqualifier un mouvement politique ou même un homme, sur la base de son appartenance à la FM. Même si Mélenchon était FM, qu’il profitait des réseaux FM pour défendre ses idées, ça ne le rabaisse pas dans mon estime, ni n’en fait un sombre comploteur. TOUS les hommes politiques (et presque tous les hommes en général d’ailleurs) utilisent des réseaux plus ou moins occultes pour parvenir à leurs fins, mais il est certain que lorsqu’on a des fantasmes sur la base des malheurs du monde, qui seraient dues à des sociétés comme les FM, on a une irrésistible tendance à diaboliser tout ce qui tourne autour : mais cela est un obscurcissement dramatique du jugement.


  • Walid Haïdar 21 janvier 2012 21:21

    Manque de bol, je suis né et vit actuellement dans un pays en voie de développement (le Sénégal). Et la situation est pire, bien pire qu’il y a des dizaines d’années, mais tout dépend des critères d’évaluation.


    C’est vrai qu’aujourd’hui même les pauvres ici ont des portables ce qui n’était pas le cas avant.

    Par contre tout le monde s’accorde pour dire que tout est invivable ici (sauf pour les « riches » comme moi, et encore), que l’éducation par en couille, qu’on ne produit plus rien localement alors que le climat s’y prête, qu’on exporte tout ce qu’on produit (sauf grosso-modo la viande)... Les gens mangent de la merde complètement déséquilibrée et le plus drôle c’est que l’alimentation est basée sur du riz...importé d’Asie ! Nos paysans fuient la campagne puisqu’il ne vendent rien, ils viennent mendier en ville où avec leur compatriotes ils mangent du riz avec une petite sauce pour la forme, et donc tombent souvent temps malades (et oui, pas à cause des microbes, mais bien parce qu’ils mangent de la merde, puisque moi je ne prend jamais de médocs, je mange très bien, je ne me tue jamais à la tâche, et donc je ne suis jamais malade). L’espérance d vie ici est d’un peu moins de 50 ans je crois. Ah oui j’oubliai, on souffre aussi des même plaies que chez vous : les commerçants, qui achètent le peu de fruits et légumes produits chez nous pour les revendre sur les marchés 10 fois plus cher : c’est pourquoi la population regarde les fruits sur les étals (moi j’ai la chance de pouvoir en acheter).

    Concernant vos délires sur l’agriculture, je n’en discuterai pas puisque vous semblez fermé sur la question. « L’essentiel a été traité dans les années 70 » : donc vous ne connaissez rien à la question, et campez sur une position idéologique. Il y a de très lourds enjeux écologiques et sanitaires, d’autant plus frustrants que les solutions existent pour nourrir la planète et même plus de gens encore, si on ne continue pas à faire n’importe quoi n’importe comment, et à croire qu’on peut manger à 10 milliards comme s’empiffraient les aristocrates du moyen-âge : non, il va falloir être un peu plus subtils que ça et rediriger nos besoin affectifs sur autre chose que la graille indécente, ce qui d’ailleurs nous permettra de continuer à jouir de grands festins de temps en temps. La désertification est en cours, cela est indéniable, et démontré comme étant la conséquence de nos modes de productions complètement crétins.

    Ce n’est pas parce que la peur n’apporte rien que les imbéciles heureux sont plus malins.


  • Walid Haïdar 20 janvier 2012 22:58

    Si vous trouvez-ça fumeux, avez-vous autre chose à proposer que du flan ?



  • Walid Haïdar 20 janvier 2012 22:50

    Bonjour Alain.


    Je ne suis pas du tout apte à juger de la fraude ou non que constituerait le concept décrit par l’article, mais je suis tout à fait sur votre ligne concernant l’approche rationnelle à adopter vis à vis de ce genre d’annonces, ainsi que sur la profonde dépression qui touche nos sociétés.

    Néanmoins, je trouve que vous profitez de certaines vérités pour mettre un tas de choses indûment dans un même panier de saloperies, et ce de façon idéologique.

    Le « retour à la nature » comme vous l’appelez, est en effet un pur fantasme, puisque même les fermes les plus artisanales n’ont rien à voir avec l’oeuvre de notre mère la terre, et plus fondamentalement, on est bien obligés de fabriquer des outils pour satisfaire nos natures de flemmards, et pire encore : même les singes utilisent des outils. Ceci étant dit, le BPA n’a-t-il pas des effets prouvés fort nocifs sur plusieurs générations ? Nos méthodes agricoles « conventionnelles » ne travaillent-elles pas très fort à la désertification ? Les substances artificielles par milliers que l’on utilise, que savons-nous de leur impact à long terme, pour les utiliser aussi massivement ? En avons-nous (vraiment) besoin ? N’est-ce pas justement ce mode de vie stupide et coupé de la nature (au sens large, incluant (surtout) notre propre nature) qui nous rend malheureux, ou ce malheur descend-il du ciel d’après vous ? Peut-on faire tout et n’importe quoi, sous prétexte que certains voient trop de danger partout ?
    Le fait que le système génère une diarrhée de normes à but lucratif (et dépressif), suffit-il à conclure qu’il faut laisser la bêtise et la cupidité faire la loi, et continuer à jouir de n’importe quoi n’importe comment, sans s’intéresser aux éventuels effets nocifs (à moins que ça ne fasse injure au dieu progrès, indéfectible, et forcément positif, puisque artificiel, autrement dit la connerie inverse de celle que vous fustigez) ? réponse : c’est le système marchand qui produit les normes, mais c’est le système marchand et l’ignorance qui produisent nos montagnes de superficialités. On gère comment les déchets ? en travaillant comme des abrutis dans des usines de traitement pour le plaisir de continuer à consommer des choses inutiles ? En jouant au docteur pour soigner les maladies induites par les déchets toxiques et le surmenage ? La vacuité de nos modes de vie ? Êtes-vous opposé aux progrès possibles de l’organisation de la société, et à l’élévation de la conscience des êtres humains ? Opposez-vous ce progrès à celui des sciences ? Pour moi les deux vont de paire, et de même qu’il y a des dangers dans la nature, il y en a dans les artifices, qui d’ailleurs, à proprement parler, font AUSSI partie de la nature, de même que les hommes.

    Pourquoi serait-on obligés de se faire chier à entretenir tous les spécialistes du superflu ? Les publicitaires, les ouvriers de toutes les industries liées à toutes les conneries du monde, les universitaires qui font des études là-dessus au lieu de faire avancer la science et nous épargner encore du labeur : je préférerais payer tous ces gens à dormir et qu’on m’épargne le bruit, les odeurs, et les déchets induits par leurs gagne pains (et en vérité, l’immense connerie induite par tout ce bordel auto-entretenu). 

    L’homme avisé s’est toujours organisé pour s’épargner du travail. Je ne vois pas pourquoi on devrais cesser cette quête honorable, si ce n’est pour engraisser des tiers. C’est tout le message d’une authentique écologie : éviter de foutre le bordel, pour s’épargner de tout ranger. C’est d’ailleurs parce qu’on a BESOIN de produire un certain nombre d’outils et de machines toujours plus utiles et efficaces, qu’on a pas intérêt à dépenser des ressources et du temps pour produire de la merde et transporter n’importe quoi. Et si par bonheur ces technologies dont vous parlez étaient démocratisées, elles ne seraient salvatrices que si le peuple s’en saisissait, contre le système marchand qui ne ferait que le dévoyer, avec ses normes à la con et SON IMPÉRATIF de maintenir en esclavage l’humanité. Car c’est bien là la clé : j’en ai rien à foutre de l’énergie illimitée si je suis obligé de continuer à me casser le cul pour entretenir un système qui me fait vomir. Cette énergie « gratuite », elle n’a d’intérêt que si elle me permet de vivre comme je l’entend, c’est à dire de satisfaire mon désir d’autonomie relative, dans un petit village à échelle humaine, avec une grande ferme qu’on entretiendrait à plusieurs familles, et des machines qui font le boulot chiant à notre place, pendant qu’on se concentre sur la théorie (par exemple, l’art de cultiver sans labourer, mais en laissant faire les vers de terre, c’est à dire la vilaine méchante nature du monde binaire des gentils et des méchants), la pratique sympa (un peu d’exercice ne fait pas de mal au contraire), les mathématiques, la poésie, le sexe, l’amour, le rire, le temps avec les enfants, l’enseignement, et autres choses qui ne font de mal à personne, mais du bien à beaucoup. Bien entendu, il y aura toujours des villes plus grandes où on regrouperait de gros moyens pour des écoles et universités, centres de recherches, et usines pour produire les machines de plus en plus bien roulées : et bien plus d’ingénieurs pour cela, puisqu’on aurait plus de métiers inutiles à pourvoir via des formations de merde comme « commercial », par exemple.

    Mais si c’est pour continuer à bosser chez macdo (même si ce n’est pas mon cas) et acheter des Iphone sur le dos des petits mineurs africains, je vois pas l’intérêt du progrès.


  • Walid Haïdar 2 janvier 2012 17:46

    Je n’avais pas lu votre dernier message avant de répondre :


    Sur l’Irak, vous pointez un élément décisif. Vous dites : « cela aura profité à ses opérateurs de guerre, mais pas aux états-unis ». Or qui dirige la puissance américaine sinon ses opérateurs de guerre, leurs financiers et industriels ?

    Au fond, on aboutit toujours à ce que l’intérêt gouverne toute entreprise, et que, si l’intérêt revêt une multitude de formes autres que matérielles (on a attisé l’intérêt des américains avec des histoires d’armes de destruction massive et de 11/09, par exemple), aucun intérêt ne suffit sans qu’il n’y ait un fondement matériel pour les agents décisifs (qui n’étaient pas, en l’occurrence les américains, mais les planificateurs de cette guerre, d’ailleurs prévue de longue date), ou alors il ne suffit pas bien longtemps privé de son pendant matériel.

    Si le peuple américain gouvernait les USA, il n’y aurait aucun GI en Irak, mais c’est essentiellement le complexe militaro-industrialo-financier qui le gouverne du moins à l’époque ou Cheney était à la vice-présidence, et l’opération était très vraisemblablement juteuse pour ces gens là, non seulement en termes matériels directs (pétrole, vente d’armes), mais aussi en terme de stratégie de puissance (influence de zone).
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