« Puritain enthousiaste ». Si tu veux, même si je pense être aussi violent que toi à la base, on est vraisemblablement pas d’accord sur l’art de la propagande, du moins en les circonstances qui nous occupent.
Le respect me paraît une évidence en l’occurrence, puisque si je considère que les nazis ne méritent ni ne comprennent que les coups, je ne considère as tous mes adversaires comme des nazis, ni comme des adversaires éternels.
Après tout, ta violence (quasi) systématique n’est pas étonnante, et répond à la violence d’en face, même si ce n’est pas celle des plus malins.
Ceci étant, pourquoi ressens-tu le besoin de m’insulter (pour moi, le puritanisme est une abomination), suis-je un irréductible nazi avec lequel on ne peut souffrir pacifiquement de désaccord ?
En tous cas ce désaccord est net : pour moi les gens sont aujourd’hui aptes à distinguer le vrai dans les arguments énoncés clairement et tranquilement, et la violence du propos est contre productive, sauf cas très spécifique (stratégie de percée médiatique de Mélenchon par exemple). Enfin je ne confond pas la fougue, la fermeté, l’audace et le mot qui tue, avec la grossierté et le manque de tact : dans la vie de tous les jours, avec mes potes, je suis gras, cynique, extrêmement provocateur, mais pour autant je ne crois pas que cette attitude soit universellement transposable. Les contingences rendent le tact nécessaire (une droite dans la gueule, c’est une forme de tact, c’est à dire la résultante de l’appréciation de la situation particulière).
Ton agressivité me paraît excessive en l’occurrence, mais bon, si tu n’es pas d’accord, ce n’est as un drame non plus.
@robin : plus radicalement que Black Matter, je dirais que les lois ne sont que la résultante de notre découpage « arbitraire ». Je met arbitraire entre guillemets parce qu’en réalité, ce découpage est influencé en retour par les lois que l’on découvre au fur et à mesure, sans qu’on soit certain de qui a influencé quoi dans quel ordre, du moins dans quelle mesure. En fait, à partir du moment où notre nature nous conditionne à séparer le monde en entités distinctes, nous cherchons les rapports entre ces entités ainsi découpées les unes des autres. Mais notre configuration physiologique et suivant, psychologique, nous a incliné à des découpages particuliers, que n’auraient pas fait des êtres dotés de conscience mais configurés différemment.
Il n’y a donc pas de loi parfaitement adéquate dans l’univers, mais simplement des lois relatives à notre perception/découpage actuel de l’univers. C’est d’ailleurs ce postulat qui me fait penser qu’il est absurde de chercher des lois ultimes, dans la mesure où toute loi découle de nos conceptions particulières : les lois sont des humaines, et non divines.
Ceci étant, je ne suis pas relativiste cognitif, au sens où je ne pense pas que tout se vaut. Une connaissance physique ou cosmologique ou chimique ou biologique etc. a de la valeur selon sa capacité à permettre la prédiction d’un certain nombre de choses, et d’accomplir un certain nombre d’objectifs, ou de construire des objets réels et fonctionnels. C’est pourquoi selon moi la physique, même vouée à devenir « fausse » (relativement aux futurs paradigmes), qui permet de mettre des satellites en orbite, a beaucoup plus de valeur que l’astrologie. Mais c’est pour cela aussi que je ne suis pas fan des innombrables théories des cordes, super cordes, et bien d’autres : tout cela me fait trop penser aux innombrables circonvolutions ad hoc du modèle de Ptolémée.
Les mathématiques sont un peu différentes, au sens où on ne leur demande pas d’être fécondes dans le réel. L’expérience montre que les belles (et même les moches) mathématiques sont le plus souvent hyper fécondes, mais pas forcément tout de suite. Ceci dit, elles n’ont même pas besoin de cela pour être valides. La seule beauté justifie leur développement, dans la mesure où elles restent mathématiques, et non complètement irrespectueuses de leurs propres normes (alors c’est plus du grand n’importe quoi que des mathématiques). Tout ceci vient de ce que les mathématiques (modernes), sont des modèles (au moins dans une large mesure) indépendants du réel, et conditionnés (au moins quasiment) exclusivement par leur propre système d’axiomes dont découlent ses objets (l’ensemble des définitions valides vis à vis du système d’axiomes), tandis que la physique par définition s’intéresse à des objets lui étant préexistants et sur lesquels elle « attache » un paradigme « dont découle » des lois (guillemets parce qu’en fait c’est moins simple que ça).
Si tu t’exprimes par des mots, c’est que ton but est d’emporter la conviction. Si tel est le cas, tu dois employer la meilleure allure possible.
La question est donc : comment convaincre (c’est à dire faire valoir ses idées) en l’occurrence ? en étant agressif ou en étant aussi courtois que ferme et rigoureux ?
C’est par faiblesse que tu choisis la première option, pas par calcul. Je ne te le reproche pas d’ailleurs, mais j’avais envie de te mettre le nez dedans.
Aaah, cet Isga, je ne sais pas quel âge tu as, mais tu es chaud bouillant (ou chaude bouillante en fait je sais pas) !
Quel intérêt d’avoir des bonnes idées si c’est pour insulter ceux qui ne les comprennent pas aussi vite que tu voudrais ?
C’est dommage d’éloigner les gens de la lumière en les braquant contre des idées et arguments bien formulés.
Tu aurais du mal à me convaincre que ta manière de défendre tes idées tombe vite sous le coup des passions...irrationnelles.
Peace (je dis ça, moi-même j’ai du mal à me retenir parfois, je relis 5 fois pour remplacer chaque agression par un truc intelligent. Dur de reconnaître sa propre connerie).
@robin : mais pourquoi diable voulez-vous absolument faire intervenir un personnage supplémentaire dans l’histoire ? Pourquoi l’univers lui-même devrait-il avoir une cause ? Pourquoi n’existerait-il pas éternellement ? En vertu de quoi vous acharnez-vous à vouloir faire commencer les choses ?
Ne serait-ce pas parce que dans votre vie de tous les jours vous avez affaire à des débuts et à des fins ?
Si vous considériez les choses de façon plus détachée, vous ne pourriez vous empêcher de constater que rien ne commence ni ne finit, ce sont simplement nos représentations qui distinguent les choses, les voient apparaître puis disparaître.
Le concept de commencement découle de notre mode de perception : poser l’hypothèse d’un commencement de l’univers est sans fondement, voire n’a aucun sens (même si tant de gens mettent allègrement les deux pieds dans le plat).