pardon, les chiffres 2009 c’est une facture énergétique de 3% du PIB en France, dont plus de 2% pour le pétrole, mais je n’ai pas les chiffres de 2010.
je pense que nous sommes fais pour penser et agir en conséquence, et non pas pour foncer dans le tas.
Au jeu de la violence nous serons écrasés. Je conviens que les débiles qui nous dirigent ne comprennent que la violence. Mon instinct me donne envie de donner des grand coups de barre à mine dans leur sale gueule de demeurés. Cependant, il est bien plus lucide, courageux, et difficile de leur infliger une autre violence, bien plus puissante : convaincre par l’exemple nos frères que telle et telle orientation fonctionne, est dans leur intérêt, qu’il faut fermer les centrales nucléaires, qu’il faut consommer local, qu’il faut produire soit même localement, pour être libres et souverains et dire un grand MERDE au système absurde qu’on nous impose.
Le grand problème si vous voulez, c’est qu’on peut toujours gueuler et donner des coups de latte, les impasses dans lesquelles nous sommes engagées tiennent à notre mode de vie, et nous n’y échapperons pas simplement en éjectant les soit disant responsables. Car les vrais responsables, c’est NOUS. Ils ont foutu la merde, mais on s’y est largement conformé. Alors c’est dur oui, mais rien ne sert de latter si on ne se remet pas profondément en question.
Par notre mode de vie nous détruisons beaucoup nous aussi, et la terre finira bien par nous les mettre, les grands coups de latte.
en effet Philippe, la résignation est une réalité. La perte d’espoir et de confiance est tout aussi réelle.
Une vraie interrogation, que celle de l’âge de notre pays. Sommes-nous décidément trop vieux pour trouver la voie ? C’est possible. Peut-être la voie sera montrée par d’autres, ailleurs. Mais quoi qu’il en soit, nous ne le saurons pas avant de le constater. En attendant, il n’y a qu’une seule chose à faire : se battre pour faire avancer ce que l’on pense être juste et pertinent, agir en conséquence.
Au fond, le pronostique en politique a-t-il un sens au delà d’un certain point ? Le pronostique est sympathique lors des paris sportifs : le connaisseur pourra éventuellement faire valoir la finesse de ses analyses : le résultat de ce sur quoi il spécule ne dépend pas de sa propre attitude. S’il a raison, c’est qu’il s’y connaît ou qu’il a de la chance. Cela est bien différent des spéculations d’ordre politique, à moins d’oublier que nous sommes réels, que nous existons et avons potentiellement une influence sur le monde. Ainsi, la passivité du désespéré est auto-réalisatrice, mais l’action emplie d’espérance peut l’être aussi. Au fond en politique, celui qui a raison n’est pas celui qui a spéculé correctement, mais celui qui a agit en conformité avec ses convictions : celui qui a TENTÉ.
Ce qui est bien avec ce principe, c’est qu’il est simple donc compréhensible par tout le monde : « aide toi et le ciel t’aidera », « qui ne tente rien n’a rien », c’est tout bête.
Cessons donc de nous lamenter, l’avenir est fécond et surprenant, ne fermons pas nos horizons déjà obscurcis, avançons.
Cela rejoint en quelque sorte le concept bouddhiste du lâcher prise, mais plus encore le concept soufi (un courant musulman) appelé « remise confiante ». Il s’agit d’oublier un peu son ego, ou plutôt de le fondre dans la réalité, réalité qui n’est autre qu’une expression plus vaste de ce que nous percevons comme étant nous-mêmes. Nous SOMMES le monde, aussi rien ne sert de s’en lamenter, d’avoir peur ou d’en pleurer. Tout ce que nous pouvons faire, c’est le changer, agir, d’autant plus libérés et pleins d’élan, que nous acceptons la réalité : elle EST, ici, maintenant, ainsi gît l’état des choses auquel nous n’échappons pas, auquel nous appartenons même, mais qui évoluera, non pas selon le hasard ou une fatalité qui nous est extérieure, mais selon ce que nous en ferons : NOS ACTES.
Nous SOMMES le monde, son avenir est déterminé par nos ACTES.
PS : pour vous répondre, je suis néo-étudiant. Je viens de reprendre mes études de mathématiques. Je vis au Sénégal où le désespoir vous prendrais à la puissance mille si vous constatiez, par exemple, que la facture énergétique (quasi full pétrole) correspond à près de 20% du PIB (en France c’est toute l’industrie de l’énergie qui pèse 2,5% dont moins de 1% pour le pétrole... au Sénégal, on ne fait que cracher pour des barils, 20% de la richesse produite) ! et que lorsque le pétrole doublera son prix...nous allons dans un mur, et la corruption, l’étroitesse d’esprit, le conformisme et la médiocrité des dirigeants appuient sur le champignon. Dakar, la capitale, compte 30% de la population du pays tout entier sur 1,5% du territoire : cela signifie en clair qu’il n’y a pas de pays. La ville est envahie de taxis ! la pauvreté est omniprésente, et les gens survivent en vendant des pacotilles inutiles tout en marchant sous le soleil écrasant, dépensant ainsi toutes les calories qu’ils ingèrent grâce à ce travail. Toute cette absurdité, ce monde à l’envers, tiennent et tiendront grâce à toutes les rustines qu’on pose au fur et à mesure, jusqu’à l’explosion finale. Aucune issue politicienne ici. Rien à attendre de la classe dirigeante, et la seule issue passe par l’éducation populaire, puis la révolte citoyenne. Mais le chemin est si long qu’aucun désespoir n’est permis !
vous portez peut-être bien votre pseudo finalement, pas parce que vous approuvez en partie mon commentaire, mais parce qu’il vous a fait réfléchir.
Il est si rare de susciter cela chez les concitoyens.
Désolé pour le passage que vous rejetez, j’ai cru comprendre que vous insinuiez cela à travers votre article. En tous cas il me semble clair que ceux que j’ai cité jouent à plein sur la lassitude dont vous témoignez.
Enfin, puisque mon com précédent était essentiellement en contre-point, pensez bien que je ne suis pas un fanatique de JL Mélenchon, mais je déteste la calomnie et les attaques injustifiées, surtout lorsqu’elle vise des gens plutôt courageux.
Mélenchon, son parti, sa stratégie politique, ses convictions, ont de nombreux défauts, travers, biais non anodins. C’est de cela que j’aimerai entendre parler par les citoyens sur Avox, plutôt que les débats du style « oulala, c’est un satanique franc maçon » ou « il a passé 31 ans au PS, ça laisse des traces », « c’est un rabatteur parce que c’est Soral qui l’a dit ».
Ok, ça fait des phrases, ça fait des discutions, mais ça fait surtout café du commerce. Les citoyens valent mieux que cela, et ce serait bien qu’on élève les débats en parlant de contenu. Moins qu’à la télé ou dans les journaux certes, on en vient souvent à désespérer de lire sur Avox des commentaires sur les personnes et des postures, plutôt que sur du contenu, des idées et des perspectives. Veut-on une société décentralisée où le citoyen est libre et pro-actif ? veut-on une société policière où on soupçonne ses voisins, où on sacrifie sa liberté pour une sécurité fondée sur la peur des autres ? veut-on une investir à plein l’ouverture culturelle sur le monde ou veut-on se replier sur le bal musette et l’accordéon ? veut-on une société laïque et défendre nos valeurs républicaines ou veut-on retourner à une France blanche et chrétienne ?
Pour faire simple, le principal attrait du front de gauche, c’est qu’il est sur la scène politique, à l’avant-garde du réinvestissement citoyen concret de la politique (constituante, coopératives, assemblées populaires). C’est, en plus de son opposition radicale au système libéral, la principale raison pour laquelle je le soutien, mais j’ai parfois l’impression que les gens pensent encore que la politique, c’est de critiquer les puissants et de se moquer des politiciens si imparfaits et pleins de casseroles. Je pense que la politique, c’est juste COMPRENDRE ET AGIR DANS LA CITÉ, et à ce titre, la première personne dont il faudrait considérer les limites, c’est soi-même, avant de se retrousser les manches, non pas pour sa petite gueule, mais pour construire avec les autres, parce qu’il n’y a rien ni personne sans les autres.
Philippe Sage, la sagesse commence par les analyses non ?
vous proposez là des sentiments et des ressentis bien peu étayés.
A l’époque où le PS jouait FN, Mélenchon était pour son interdiction pure et simple (que personnellement je ne cautionne guère mais bon), ce qui donne comme une idée de sa participation à ce jeu dangereux.
Pour avoir un avis plus éclairé, plus « sage » sur les 31 années passées au PS par Mélenchon, il faudrait que vous vous intéressiez à ce qu’il a écrit pendant ces 31 années, et à la façon dont il a tenté de faire pencher le PS sur la gauche, CONTRE les Cambadélis et autres. Ce n’est pas parce qu’il a passé 3 ans à l’OCI que votre amalgame est pertinent.
Quand on fait de la politique, on ne fait pas ce qu’on veut. Quand on appartient à un parti, on avale ses chaussettes presque tous les jours, surtout quand on est pas d’accord avec la ligne du parti, et ce tant qu’on a l’espoir de faire virer la ligne du parti. A un moment on arrive à la conclusion que ce ne sera pas possible. Qu’on ne fera rien changer de l’intérieur. Alors on a les couilles de se représenter à un suffrage sans son appareil politique, en refondant un tout petit parti, et en construisant, avec peu de moyen, et peu d’amis.
Ce n’est pas en 2005 que Mélenchon a eu un sursaut de jeunesse comme vous dites, c’est bien avant, et ce n’était pas par opportunisme comme Fabius. Son engagement pour le NON est en parfaite cohérence avec ce qu’il a écrit les années précédentes, et avec la conscience prise de l’erreur faite à Maastricht.
Ne simplifiez pas trop la réalité pour la faire coller à vos « sentiments » selon lesquels Mélenchon serait rabatteur qui nous prendrait pour des « bênets ». Sur quoi est basée cette théorie ? par quoi est-elle étayée ? d’où sort-elle ? quelle est la logique ? Mélenchon possède une baguette magique qui transforme les anti-libéraux en électeurs du PS ? En qui diviser les voix du PS permet de les renforcer ? en quoi Die Linke en Allemagne, dont le fondateur est un ancien secrétaire général du SPD, a rabbatu pour le SPD ? le SPD a toujours refusé de gouverner avec Die Linke , et a préféré gouverner avec la droite, parce que le SPD refusait les 4 conditions sine qua non posées par Die Linke. En quoi les gauches alternatives en amérique du sud font le jeu des sociaux-démocrates des mêmes pays ? ces sociaux démocrates se sont systématiquement alliés à la droite, et même à la droite de la droite plutôt qu’avec ces nouveaux parti de gauche en Amérique latine.
Votre théorie est fumeuse, étayée par rien, si ce n’est des ragôts fabriqués dans les soutes du FN et du pathétique Soral, qui affirment des choses comme ça, en l’air, pour convaincre les gogos, faut dire que c’est pas dur.
Tenez-vous en aux faits. Mélenchon a affirmé clairement et sans équivoque qu’il ne serait pas ministre d’un gouvernement socialiste. Il a affirmé clairement que les voix du front de gauche ne sont pas redirigeables parce que les gens voteront en leur âme et conscience, et que ceux qui sont convaincus par le front de gauche n’ont que très peu de chances d’être convaincus par un PS centriste.
Ce n’est pas parce que les choses sont un peu plus compliquées que l’histoire d’un messi de gauche vierge et intouchable qui arrive sur terre pour sauver les innocents, qu’il faut tout balancer par la fenêtre sans prendre la peine d’analyser un peu plus avant.
Dernière chose : les gens qui au PC veulent détruire le front de gauche au profit du PS, existent, et ce sont les pires ennemis de Mélenchon de tous les communistes qui soutiennent le front de gauche. On en a eu l’illustration avec une sortie médiatisée dans le figaro, d’une cadre communiste qui affirmait que « en cas de risque trop grand de 21 avril-bis, le front de gauche se retirerait pour empêcher cela en se ralliant au PS ». Elle s’est faite rouler dessus et malgré tous les sondages qui sont sensés nous faire peur avec la Marine, la marche du front de gauche continue et s’élargit, et la majorité affirme clairement son opposition à cette position minoritaire de repli.
Arrêtez de fantasmer et faites des analyses un peu plus sérieuses s’il vous plaît.