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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


Tableau de bord

  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 25 mars 2015 10:39

    Bonjour l’auteur,


    votre article est totalement dans le mille. Et une fois n’est pas coutume, ce que j’avais pronostiqué sous votre précédent article est en train de se réaliser très exactement.

    Sur la rupture entre Kolomoisky et le pouvoir actuel, elle est actée aujourd’hui : Porochenko vient de le démettre de ses fonctions de gouverneur de Dnepopetrovsk, et la seconde étape qui ne saurait tarder sera de lui couler sa banque, par exemple en découvrant qu’elle sert à la corruption internationale. 

    Bref Kolomoisky va donc très naturellement se chercher des alliances qui lui permettront de protéger son business avant de se faire sortir tous ses picaillons et sa capacité à se financer une armée privée.

    Et là on en vient à l’acceptation d’une telle alliance à la fois par les DNR/LNR, et par les Russes. 

    Pour la DNR/LNR, s’allier à Kolomoisky leur sortirait les canons aux portes des villes, et effectivement provoquerait l’implosion de l’Ukraine en tant que pays. ça consommerait effectivement l’échec cuisant des Européens et des Américains. Mais d’un autre coté, cela a tout les atours d’un pacte avec le diable. Outre le fait qu’il a du sang sur les mains, s’allier avec ne règle pas le véritable problème principal de l’Ukraine, qui est le pouvoir et l’influence des oligarques. 

    Il faut à mon sens laisser ses anciens amis s’occuper de son cas, ce qui peut prendre la forme d’une arrestation qui tourne mal pour lui.


  • wesson wesson 23 mars 2015 22:58

    Bonsoir l’auteur, 


    « Pour finir, ils ont échangé les oligarques au pouvoir contre d’autres oligarques »

    Même pas : c’est les mêmes ! De tous les oligarques, pas un seul n’as été dégagé. Comme tout le personnel politique d’ailleurs, seuls 2 ou 3 lampistes ont été virés, mais le gros de la court est resté en place. On a juste un peu changé les postes et les parti d’appartenance histoire de brouiller les pistes, mais le fond de sauce est le même.

    Pour résumer, ils ont viré UN MEC, le mec qui voulait signer avec la Russie, et ont gardé tout les autres, et se sont mis à tirer sur ceux qui n’étaient pas d’accord. 

    Car tout de même c’est bel et bien cela qui est central dans la guerre civile Ukrainienne, la raison pour laquelle l’Europe est allé y foutre le feu : c’est qu’il fallait éviter à tout prix que l’Ukraine ne revienne de son plein gré dans la sphère d’influence Russe, laissant ceux qui en sont parti le cul endolori.

    Il ne s’agissait pas de corruption, dont l’Europe s’accommode parfaitement et crée des loi pour la légaliser.


    Bon sinon effectivement, les Américains et les Européens se sont lassés de Kolomoisky, disons surtout qu’il est incontrôlable, et qu’il devenait un peu trop puissant au goût de tout ce monde. Bref, il a les roustons qui vont commencer à lui coller au caleçon kaki, déjà Kiev commence à lui envoyer la garde nationale chez lui à Dnepopetrovsk histoire de le surveiller. 

    Si ça se confirme que les USA et l’EU ne sont plus copains, il mettra pas bien longtemps à retourner ses alliances et essayer de négocier un partage de la région Sud de l’Ukraine avec les leaders du DPR/LPR. Il faut juste que la Russie l’accepte, ce qui est pas tout à fait impossible, mais pas gagné non plus.


    En tout cas, le processus de dislocation de l’état Ukrainien me parait dès lors inévitable, quoique les Nord-Américains et les Allemands puissent faire ça arrivera.

    ça va leur coûter très cher d’avoir soutenu une bande de néo-nazis pour un coup d’état dans un pays de 40 millions de personnes.


  • wesson wesson 18 mars 2015 22:12

    @wesson
    je n’ai pas très bien retranscrit la dimension actuelle de ce qui se passe : L’union Européenne veut tout simplement faire plier politiquement Syriza, et les forcer à renier publiquement leurs engagements électoraux pour y substituer la politique Européenne. 


    Pour ce faire, l’Europe est en train d’assécher le système bancaire Grec, ce qui en fait étrangle les entreprises et mets l’économie à l’arrêt. C’est clairement d’un chantage qu’il s’agit.

    Et en fait, il existe une solution politique pour les Grecs, qui serait un véritable boulet pour l’Europe : Instaurer un contrôle de changes (comme l’Eurogroupe l’as proposé pour pallier à la fuite des capitaux par les gens qui retirent tout ce qu’ils peuvent), mais l’assortir d’une réquisition temporaire de la Banque centrale de Grèce, qui pourrait alors émettre des Euros pour le compte du gouvernement Grec, ce qui lui permettrait de faire face à ses échéances. En clair, la Grèce se refinancera elle-même par sa banque centrale, ce qui est admissible dans le cadre d’une situation d’urgence et temporaire.

    Dans une telle éventualité, la BCE n’aura d’autre alternative que d’interdire la circulation des « Euros Grecs » dans toute l’Europe, ce qui signifiera de facto que la Grèce est expulsé de la zone Euro. A la différence majeure que, n’ayant pas été à l’initiative, le gouvernement Grec sera alors tout à fait fondé à faire un défaut sec sur sa dette, et ne rembourser personne. 

    Mais il s’agit bien là d’une décision politique, et qui fera l’effet d’une bombe en Europe si elle est prise.


  • wesson wesson 18 mars 2015 20:19

    @lsga
    Vous avez remarqué ?



  • wesson wesson 18 mars 2015 20:18

    Bonjour l’auteur, 


    Vous avez raison de dire que Syriza ne s’est pas fait élire pour sortir de l’Euro (et d’ailleurs à priori les Grecs ne voulaient pas de cette solution), mais je crois que maintenant nous n’en sommes plus là : Ce n’est pas la Grèce qui sortira de l’Euro, mais la BCE qui va la foutre dehors ! 

    Par exemple, ce jour le parlement Grec vient d’adopter une loi contre la grande pauvreté, que la commission Européenne a qualifié « d’action unilatérale qui va à l’encontre des engagements pris par le gouvernement Grec ». A noter que la loi en question a été votée par Syriza, mais aussi le Pasok et une bonne partie de ND, c’est à dire la droite. Elle bénéficiait d’un très large consensus.

    Bref, la BCE est en train de plancher sur une sortie de la Grèce de la zone Euro, reste juste à savoir quel sera le montant de la décote sur la dette actuelle de 320 milliards. 

    Si la sortie se fait conflictuellement, la décote pourrait atteindre 95%. Dans le cadre d’une sortie négociée, celle ci serait « seulement » autour de 86%.

    En tout état de cause, une fois la sortie de l’Euro actée par la Grèce, la commission Européenne fera absolument tout ce qui est en son pouvoir pour enfoncer économiquement le pays : Il est primordial de montrer que la voie de la sortie de l’Euro ne peut être que catastrophique.

    On verra bien ce qu’il en sera. En tout état de cause, l’élection d’un parti en Grèce qui souhaitait faire une autre politique allait bien évidemment en contradiction avec la construction Européenne, qui n’admettra jamais la possibilité d’une alternative, jusqu’à son implosion.

    En tout cas, c’est enfin le retour du politique sur l’économique.
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