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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


Tableau de bord

  • Premier article le 14/07/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 17 mars 2015 12:52

    Bonjour, 

    n’étant personnellement pas croyant, je me garderai bien de juger votre article. J’ai toutefois un profond respect pour les personnes qui se retirent quelque temps afin de faire le point, ce qui d’ailleurs m’arrive parfois même si pendant ce temps je ne m’en remets pas à une divinité.

    Par contre, je suis amusé de la réaction de la presse en général (y compris la Russe dans le cas d’espèce) qui a embrayé immédiatement sur les hypothèses les plus farfelues. Coup d’état, mort, enfant illégitime, ... ça en dit long sur le fantasme que Poutine suscite, et l’emballement médiatique autour de sa personne. 

    Faut-il qu’ils veuillent sa déchéance au point d’en envisager sa mort dès qu’il n’est pas vu pendant 48H ?

    Je crois que de toute manière, nos médias se trompent totalement sur le sujet : ils n’ont pas vu que la Russie était revenue, qu’elle s’était remise des années 1990, ils s’y attendaient pas du tout et ça leur fait peur. Alors ils cristallisent sur la seule personne de Poutine, mais en réalité, c’est bien de Russophobie dont il s’agit.

    Nous vivons des temps dangereux : Dans tout empire qui s’effondre, les élites pensent souvent s’en sortir au moyen d’une guerre. Sauf que la Russie est un pays qui peut se défendre, et infliger des dégâts bien au delà du supportable. Il faudrait que l’Europe s’en rende compte avant de nous lancer dans un conflit.


  • wesson wesson 10 mars 2015 12:28

    « Boris Nemtsov, opposant à Poutine abattu à Moscou, était une star dans son pays, [...] »


    Le parti de Nemtsov était passé de 8% en 1999 à 3% en 2003, et moins de 1% en 2007, ce qui signifie qu’il s’était effondré sans même pouvoir conserver 1 député au plan fédéral. Sur le plan régional, le parti comptait en tout et pour tout 3 élus, sur les 3600 que compte la Russie. 

    Autrement dit, il était politiquement insignifiant et sans avenir.

    Partant donc d’un postulat dès le départ faux, il n’a pas été necessaire de poursuivre plus avant la lecture.


  • wesson wesson 9 mars 2015 20:24

    @oscar fortin
    En fait, je base ma conviction non pas sur un soudain accès d’humanisme de l’Allemagne, mais juste qu’ils ont enfin pris peur de la situation qu’ils ont créée en Ukraine, qui peut effectivement déboucher sur un conflit. 


    Je crois que l’occident ainsi que l’Allemagne ne s’était pas rendu compte à quel point la Russie s’est rétablie ces dernières années. Jusqu’alors, ils s’étaient racontés que le pays était trop faible pour intervenir en quoique ce soit, pour influer sur la politique de l’Europe avec ses voisins. C’est dans ce cadre là que les Allemands - aidés des Polonais et des Suédois sont allés foutre le feu à Maidan (parce que je persiste à penser que c’est bel et bien les Européens qui ont foutu le bordel, ne supportant pas que l’Ukraine se tourne vers la Russie).

    La surprise Européenne a été en fait de constater que la Russie s’était rétablie, que elle avait une armée qui d’ailleurs a été assez bien retapée, alors que en réalité, l’Europe (et l’Allemagne) n’a en fait plus d’armée du tout.

    L’OTAN est une vaste plaisanterie, c’est juste l’illusion d’une armée, mais dans le cadre d’un conflit contre les Russes, ce qui faudrait c’est des hommes et des moyens terrestres, ce que l’OTAN ne possède pas, étant en fait une simple alliance hétéroclite, avec des « Atlantiste Nord » aussi convaincants que les Turcs ou les Japonais. Aucun doute que lorsqu’il faudra envoyer une infanterie contre les Russes, l’OTAN en sera totalement incapable.

    Alors derrière le changement de position de l’Allemagne, il y a la prise de conscience du caractère catastrophique pour l’Europe d’un conflit avec la Russie à ce jour.


    Mais au demeurant, je pense que l’Allemagne n’as pas du tout renoncé à sa politique Russophobe (car c’est quand même de cela qu’il s’agit), et veut effectivement tenter de se réarmer pour repartir une fois de plus à la baffe, mais en dehors de l’OTAN qu’ils ne contrôlent pas réellement. 

    Bref, je pense que la manœuvre de l’Allemagne s’apparente à un « reculer pour mieux sauter », ou pour le dire encore plus crument, les Allemands nous re-pètent un plomb pour la 3ème fois, et si on n’y prends pas garde, ils vont au final nous ré-emmener dans le ravin comme les 2 fois précédentes.




  • wesson wesson 9 mars 2015 15:18

    Bonjour l’auteur, 


    je pense qu’une paix - a défaut un gel du conflit - est possible maintenant en Ukraine. 

    Non pas parce que le Vatican puisse y jouer un rôle (le pays n’était pas assez catho à l’instar de la Pologne), mais surtout parce que les Allemands sont en train de dire « les conneries ça suffit ».

    Vous avez par exemple cet article (en Anglais) du très européen « Der Spiegel » , qui fait état des divergences maintenant profondes entre le point de vue Américain, et celui des Allemands. Ils s’agacent publiquement des déclarations de l’OTAN, qualifiés d’incompréhensibles, et se demandent ouvertement si les USA ne veulent pas saboter les accords de paix (Are the Americans trying to thwart European efforts at mediation led by Chancellor Angela Merkel ?)

    Bref, si les Allemands se mettent contre les USA sur l’Ukraine, j’ai beaucoup de mal à penser que les USA pourront continuer longtemps le conflit ... le fait que l’OTAN « occupe » l’Allemagne étant à mon sens tout à fait annexe, la réalité des choses est qui paie : Si les Allemands (donc l’Europe) dit « pas nous », les USA ne pourront en réalité pas s’y opposer.

    Quand à la proposition Juncker de réarmer l’Allemagne (de faire une armée Européenne), on peut aussi la comprendre comme une volonté de mettre fin à l’OTAN en Europe.


  • wesson wesson 8 mars 2015 23:11

    @Fifi Brind_acier

    Oui, on a compris l’UPR est d’inspiration de droite, donc adversaire politique naturel de Syriza. C’est de bonne guerre.

    A mon tour de vous rafraîchir la mémoire : La Grèce est le pays ou il y a eu la dictature des colonels, qui n’était pas franchement des amis de la gauche. Faut-il également rappeler que l’armée et la police Grecque est totalement imbibée de militants d’extrême droite, avec pour une bonne part des tendances néo-nazis avérées. 

    Et d’ailleurs pour la première manifestation anti-Syriza, la police l’as poussé à dégénérer, pour ensuite laisser le champ libre aux casseurs. 

    C’est dans ce contexte là que Syriza doit gouverner et rendre ses premiers arbitrages, pris en sandwich entre une UE qui n’acceptera rien de moins qu’une reddition totale et une police et une armée Grecque infesté de néo-nazis prêt à prendre le pouvoir à l’issue d’un coup d’état.


    Et aux dernières nouvelles, Syriza parler d’organiser un référendum pour présenter au peuple grec les alternatives que on lui autorise : * rester dans l’Euro et accepter l’austérité, ou sortir de l’Euro et affronter une tempête qui pourrait durer pendant plusieurs années.

    Inutile de dire que dès lors que l’on parle de Référendum, l’Europe dégaine le bazooka avant même que t’ai le temps de terminer ta phrase.
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