Pardon, c’est dans son second livre autobiographique, « les Russkofs » que Cavanna, déporté du STO, rapporte que le patron de son usine voulait absolument des Français comme travailleurs forcés.
Pouvez-vous nous
expliquer ce que vous entendez par « compétitivité » ?
Je pose la même question, Jason !
La compétitivité devrait être la comparaison entre le rendement pour
un même travail entre deux travailleurs.
En 1940, voulant prouver la supériorité sur ces porcs (schwein) de
Français, prisonniers de guerre, des Allemands, race des seigneurs,
organisèrent un concours de compétitivité entre un travailleur
français et un allemand consistant à réaliser le même travail
avec le même outillage. Il s’agissait de produire une pièce de
métallurgie avec des cotes précises.
Teuffel ! Le Français gagnait toujours !
Alors on « aménagea » le concours. L’Allemand bénéficia
d’une machine allemande ultra-moderne et le Français d’une machine
française complètement obsolète avec laquelle on ne travaillait
pas en France depuis longtemps. L’ancien KG (krieg gefaner), témoin
visuel de la compétition, qui me racontait l’anecdote en riait
encore 40 ans après : le Français arrivait encore presque à faire
jeu égal avec le gros Teuton !
Les nazis ont alors arrêté les concours ! Mais quand vint l’heure
du STO les patrons d’usine recherchèrent en priorité des Français
(cf. Cavanna, « les Ritals »)
Un pays qui pratique le recel de vol fiscal comme la Suisse (activité
pour laquelle un particulier serait emprisonné) aura toujours un
avantage (malhonnête) si l’on rapporte le PNB au nombre d’habitants.
Cela aurait été aussi vrai pour le Luxembourg, Jersey, Monaco et
tous les paradis fiscaux qui bien entendu ne figurent pas dans le
classement de cette école capitaliste.
c’est
l’enseignant et les autres enfants qui doivent supporter.
L’enseignement étant
obligatoire de 6 à 16 ans, c’est inévitable.
J’ai connu une
institutrice disant par dérision : « Moi, j’ai trente élèves dans
ma classe, vingt plus un ! »
Avec les parents
élus des conseils d’école, co-éducateurs officiels auprès des
enseignants quelle que soit leur compétence, et alors qu’ils n’ont
pas les élèves sur les bras, la tendance serait même de placer
« avec les autres » les enfants autistes jusqu’à la fin du
CM2 et même ceux qui suivent un traitement psychiatrique (à temps
partiel !).
Ça coûte
apparemment moins cher à la collectivité et permet de faire
apparemment des « économies » chères à l’UE quand il
s’agit de dépenses publiques. Tant pis pour les autres élèves,
« n’ont qu’à aller dans le privé », et tant pis pour les
absences non remplacées d’enseignant(e)s épuisées.
D’expérience, pour
avoir entendu lire des enfants n’ayant suivi que la méthode
syllabique, je peux témoigner que le résultat est généralement
qu’ils ne prononcent pas correctement le mot écrit.
Par exemple, s’ils
voient : « Elle et lui chantent ». Ils vont lire :« El-le et
lu-i chan-tant. »
Et ils ne font pas
les liaisons : « pas à pas » sera lu :« pa à pa ».
De plus le
déchiffrement syllabique freine la vitesse de lecture jusqu’à des
classes comme le CE2.
La méthode
d’apprentissage de la lecture est trop importante pour les enfants et
donc pour le pays entier à l’heure où on demande aux travailleurs
d’ingérer par nécessité toujours plus de connaissances, pour que
je polémique la-dessus.
Mais il me semble
que la méthode consistant à faire deviner un mot à partir d’une
image (par exemple « chat » et « rat » puis d’écrire
ces deux mots et de demander aux élèves de repérer ce qu’ils ont
de commun, les incite à une attitude dynamique davantage que de
faire lire fastidieusement "b-a, ba, l-a, la, f-a fa, s-a sa
etc.
On peut même avec
le « t » qui n’est pas prononcé faire remarquer que les
femelles se nomment « chatte » et « rate » ou le « t »
devient sonore et se justifie au masculin.
Cette méthode est
si efficace qu’on peut l’utiliser en grande section de maternelle et
que les enfants la réclame comme un jeu passionnant !
Par ailleurs il se
trouve que j’ai la chance de posséder un certain nombre d’écrits
d’enfants et d’adultes du peuple, allant des années 1890 à 1944 et
je peux dire que ceux-ci étaient bourrés de fautes d’orthographe,
vocabulaire et grammaire, ainsi que des erreurs de syntaxes, même
sur le cahier d’un élève de 11 ans qui deviendra pourtant "Premier
du canton" au Certificat d’études de 1890.
Il faut dire, à la
décharge des maîtres et maîtresses de ces époques qu’ils devaient
enseigner bien souvent à de classes inhomogènes de trente,
quarante, cinquante élèves, que l’école primaire s’arrêtait à 12
ans.
Il est vrai que les
textes des étudiants et des lycéens sont très incorrects. Encore
faut-il faire une différence entre les élèves de sciences (y
compris médecine) et ceux de lettres ou de droit qui sont meilleurs
à tous égards.
Mais je pense que
l’arrêt de l’apprentissage de la grammaire et de la difficile
orthographe est une erreur et qu’il ne serait déshonorant pour
personne qu’il soit poursuivi au lycée.
Cela éviterait
peut-être à des professionnels de l’écriture que sont les
journalistes d’écrire quasi-systématiquement : « Il faut qu’il
voit, il faut quej’ai. » (au lieu du
subjonctif :« Il faut qu’il voie, il
faut que j’aie. », comme on dit : « Il faut qu’il
entende. » au lieu de : « Il faut qu’il entend. »)
Cher Ar zen, si vous
savez jouer aux échecs, vous savez que l’ordre des coups pour
réussir une combinaison gagnante est essentiel.
C’est la même chose
pour changer en mieux la vie des 99% de Français :
1°) Il faut que JLM
soit élu. Pour cela il faut que les partisans du grand
bouleversement des valeurs cessent de prêcher l’abstention autour
d’eux ou pour les moins lucides de préconiser le vote Le Pen.
2°) Il faut en
effet que le référendum pour une nouvelle constitution soit
positif. Mais si Mélenchon est élu président, cela sera hautement
probable puisqu’il aura accès aux médias sans être constamment
coupé par des « journalistes » de droite inavoués.
3°) Alors
seulement, armé de ces deux légitimités, le Président de la
République française, deuxième puissance européenne, pourra faire
ses propositions pour un changement radical de l’essence et des
objectifs de l’Union Européenne.
Si la droite
allemande s’y oppose, d’autres pays pourraient les soutenir. Et
l’explosion de l’UE ne ferait pas de la France un pays isolé.
La tactique
affirmant d’emblée : « On va quitter l’Europe ! » ne m’apparaît pas
la plus diplomatiquement habile.