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Analis

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  • Analis 30 mai 2016 12:00

    Une troisième objection n’a pas été mentionnée dans l’article, dont l’auteur semble très étrangement faire preuve des mêmes à priori naïfs que Grimes ou que l’ensemble de la classe médiatique. Grimes fait apparemment la confusion entre la révélation d’un complot et le fait que quelqu’un « ait parlé ». Comme si à chaque fois qu’une personne impliquée dans un vaste complot d’État révélait ses agissements, la presse embrayait derrière et en faisait la une ! Des révélations par un informateur de l’intérieur peuvent très bien être ignorées par la grande presse, passivement ou activement, celle-ci pouvant même travailler à les ridiculiser. De sorte que le public dans son ensemble en ignorera l’existence, ou quand il en entendra parler, en concluera qu’il ne s’agit que de rumeurs ou de fantaisies. Là encore, les exemples en sont innombrables. Ce qui n’empêchera pas dans chaque cas les officialistes au cerveau ramolli de clamer que « quelqu’un parlerait forcément ». En fait, ils jouent à un jeu du type face je gagne pile tu perds. Quand ils sont confrontés à une absence supposée de fuites, ils disent qu’il devrait y en avoir, quand on leur fait remarquer qu’il y en a ils disent qu’elles ne comptent pas ou même qu’il ne devait pas y en avoir.



  • Analis 30 mai 2016 11:59

    Trois objections de taille à l’encontre de cette étude qui commet des erreurs de débutant.

    Une qui est largement évoquée ici, mais qui nécessite de nouvelles importantes précisions. L’auteur de l’ « étude » délire totalement sur le nombre de personnes au sein d’une organisation qui nécessiterait de mener certains complots. Même le caricatural exemple d’une falsification des missions lunaires impliquant des milliers d’employés de la NASA, sempiternellement avancé par les anti-conspirationnistes comme l’argument massue devant assumer les complotistes de tout poil, n’est nullement probant. Il est évident que les hypothèses évoquant une mystification des missions Apollo ne supposent pas qu’une majorité, ni même un très grand nombre des employés de la NASA, aient été complices. Laissant de côté le fait que quelques personnes aient bel et bien prétendu avoir été impliquées dans le trucage de photos venant prétendument des missions Apollo, et que le moon hoaxer David Percy ait affirmé de manière répété avoir été informé de l’intérieur par d’anciens employés, deux exemples nous prouvent que des agences spatiales peuvent conduire des manipulations à grande échelle en laissant la plupart de leurs employés hors du coup, même les fournisseurs pouvant être laissés dans l’ignorance du but final de leurs travaux.

    Le projet de satellite destiné à la recherche scientifique Discoverer, conduit par une agence civile spécifique (mais les leçons peuvent s’appliquer à la NASA), initié en 1959, en réalité une couverture pour le projet d’espionnage Corona, les charges à but scientifique étant remplacées par des charges à but militaire sans que le personnel civil en soit informé, ni que les fabricants sachent comment étaient utilisés leurs fournitures en raison de la compartimentalisation. Seul un petit nombre de hauts responsables savaient de quoi il retournait (de façon intéressante, il est à noter que les fusées étaient lancées et tombaient dans l’océan, servant de couverture aux vraies fusées cargos).

    Le programme d’espionnage militaire conduit à l’aide de la NASA dans les années 60 et 70, surnommé Astrospies, consistant à envoyer dans l’espace des astronautes espions. Il impliquait l’entraînement en secret des astronautes espions et le développement d’une station spatiale destinée à l’espionnage de l’URSS, là encore avec l’essentiel du personnel civil tenu dans l’ignorance, ce qui se montait à des milliers de personnes.

    Donc les agences spatiales peuvent conduire de vastes programmes en laissant l’essentiel de leur personnel dans l’ignorance. Leçons qui peuvent s’appliquer à quantité d’administrations, surtout celles qui fonctionnent sur le secret défense et la compartimentalisation. Ce qui nous mène directement à une deuxième objection, Grimes suppose erronément que tout le monde a la même tendance à parler, celle du vulgaire homme de la rue, alors que les personnes impliquées dans des projets d’État obéissent à une logique de secret et de classification des informations, et s’y tiennent dans la quasi-totalité des cas. De nombreux exemples de secrets qui n’ont pas ou peu filtré peuvent être avancés en démonstration de cette vérité.



  • Analis 15 mai 2016 19:56

    Un article qui est là pour nous rappeler que le nationalisme le plus débridé n’est pas mort. Je ne cherche nullement à défendre un rapeur que je ne connais même pas, et que j’aurais bien peu de chances d’apprécier, vu que je n’aime pas beaucoup le rap et encore moins les rappeurs. Mais bon sang ce que l’auteur donne dans l’hypocrisie, la xénophobie crasse et l’adoration de la guerre.

    Le sommet de la tartufferie est atteint quand il prétend plaindre le sort des soldats africains et asiatiques. Il est incongru pour son point de vue de rappeler la présence de tous ces colonisés, qui non seulement subissaient de plein fouet l’oppression massive par les français, mais en plus se sont vus imposer l’infamie d’aller se battre aux côtés de leurs oppresseurs. Massacrer pour défendre ceux qui les massacraient. Il n’y a aucune gloire à en tirer, mais vraiment pas la moindre. Essayer de faire passer pour glorieuse leur tragédie est un immense morceau d’infamie colonialiste. S’il y a vraiment la moindre critique « progressiste » à faire de la décision du maire, ce serait qu’en cédant aux critiques il se retrouve dans la lignée des dirigeants racistes et colonialistes qui considéraient les populations comme de la main-d’œuvre gratuite corvéable à merci et de la chair à canon. Mais ce sont d’abord ces critiques qui sont dans leur lignée. La seule commémoration à faire qui vaille est donc celle de l’exploitation des colonisés africains par des dirigeants français immondes et criminels de guerre, comme le sont leurs successeurs. Les xénophobes ne veulent des nègres et des bougnoules que soumis et obligés de se faire tuer pour leur bon plaisir. Pour un peu, on pourrait tout aussi célébrer les malgré-nous ou les membres de Das Reich. Ah, mais c’est vrai que eux, bien qu’étant exactement dans le même genre de situation que les « héros » déportés des colonies, ne sont juste pas du bon côté du politiquement correct ambiant.

    Et plus largement, tout cela peut aussi se dire au sujet des soldats blancs, tout autant victimes de l’État français. Au lieu de ne mentionner leurs souffrances que pour s’étendre sur l’ « hommage » guerrier à leur rendre, l’article ferait mieux de condamner l’asservissement dont ils ont été l’objet de la part des dirigeants de leur soit-disant pays. Dirigeants qui ne les concevaient comme des compatriotes que pour les envoyer se faire tuer à leur place pour mener la politique qu’ils avaient décidé, après leur avoir fait subir des décennies de décervelage nationaliste. Toutes les provinces de France étaient là ? Ah oui, c’est facile de dire ça, surtout quand l’État jacobin oppressif persécutait ces provinces, détruisait leur identité, quand il ne violait pas la neutralité savoisienne. Facile de dire aussi que toutes les conditions y étaient, quand on a tout fait pour que ça arrive.

    Ce n’est pas de faire chanter un rapeur sur les lieux de la bataille ou de brûler un drapeau français qui est insultant ou outrageant pour les victimes du premier conflit mondial. C’est de leur avoir infligé ce sort, de les avoir envoyés au front comme de vulgaires esclaves/chair à canon (la conscription n’étant de toute façon que de l’enrôlement forcé), fusillant tout réfractaire ou récalcitrant. Ces commémorations nationalistes, qui insistent sur le « sacrifice » de ces gens, ajoutent l’insulte odieuse à l’humiliation en prétendant rendre un « hommage » perverti. Elle se double chez les cerveaux dérangés des nationalistes d’un goût délétère, pervers et macabre pour l’adoration para-religieuse des monuments aux morts, auto-apitoiement nocif dont aucun enseignement positif ne peut sortir. En fait, avec ces gens-là, tout pourrait recommencer exactement comme il y a cent ans, ils n’apprennent parce qu’il n’en sont de toute façon pas capables. On retrouve chez eux le même repli sur soi néfaste que chez les sionistes.

    Et que vient faire là la chancelière qui n’a même pas jugé bon de se rendre à Waterloo ? Oui, c’est vrai qu’à ce titre, je peux tout aussi bien vilipender le président militariste, qui sème la destruction dans plusieurs pays, notamment en Syrie, qui avait également séché la commémoration de la fin de l’Empire français en Europe.

    Sinon, pour ceux qui dressent une comparaison avec le patriotisme actuel des russes, je leur rappelerai que les russes n’ont nullement agressé les occidentaux, ni même cherché de noises. Les otaniens qui ont multiplié les provocations contre les russes en Ukraine et semé le chaos en Syrie et Libye apparaissent comme les héritiers des nationalistes français (et allemands, serbes, italiens etc...) qui ont imposé la guerre aux guerres il y a un siècle.



  • Analis 23 avril 2016 16:48

    @izarn

    Comment ne pas être d’accord.

    En fait, sans même parler des innombrables éléments qui accusent une complicité interne, comme le souligne l’article, Bandar Ben Sultan était surnommé Bandar Bush en raison de ses très forts liens avec la famille Bush, et plus généralement avec le complexe militaro-industriel états-unien et les néo-conservateurs. Amitié qui s’est poursuivie après le 11-9, tout au long des guerres d’Afghanistan, d’Irak, de Libye, et de Syrie. Ce n’est que tout récemment qu’il s’est brouillé avec le gouvernement d’Obama, et ce n’est que parce que c’est celui d’Obama, opposé dans l’ensemble à la politique des néo-conservateurs.

    Questions  : quelle est la probabilité que Ben Sultan ait décidé avec quelques princes séoudiens eux aussi liés aux intérêts stratégiques des USA de monter une attaque contre ces derniers ? Quelle est celle que Bush et les néo-conservateurs aient poursuivi leur amitié avec lui après le 11-9 s’il en était le vrai coupable, à l’insu de leur plein gré ? Réponse : dans les deux cas, zéro. Que certains puissent envisager de tels « scénarios » hilarants ne montrent que leur absence complète de la moindre logique.

    S’il est évident qu’il y avait des complicités parmi les séoudiens (comme il a pu y en avoir au Pakistan ou en Israël), la piste séoudienne est une perte de temps.



  • Analis 13 avril 2016 09:40

    @nemo3637

    - Tolkien est lui-même responsable d’une certaine confusion. Il a bâti toute une mythologie aux forts relents « païens », même si on retrouve un monothéisme sous-jacent (mais on pourrait en dire tout autant de nombre de mythologies soit-disant polythéistes). Ses livres sont également une ode à une conception écologiste de respect de la nature, et de rejet de la civilisation industrielle et capitaliste, représentée de façon transparente par le Mordor et Saroumane. Et là, c’est bien le contenu de son œuvre (comme lui-même s’est exprimé en ce sens), et non une interprétation que certains ont voulu voir après coup.

    - «  Avoir combattu le nazisme » ne veut rien dire dans ce domaine. Nombre de ceux qui ont combattu le nazisme, en fait une majorité, étaient des racistes patentés et sans honte. Churchill le premier. Au sujet de Tolkien, je pense en effet que ses œuvres sont en imprégnées de racisme latent, que ce soit de façon métaphorique (les orcs) ou plus directe (les Suderons sont les Sémites, les Easterlings sont les russes, les turcs, les perses et les jaunes, tous des suppôts de Sauron comme par hasard).

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