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Analis

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  • Analis 12 avril 2016 21:32

    @mac gyver

    Cette hypothèse est notamment celle avancée par le réseau voltaire, qui accuse notamment la France de s’être faite la complice d’Erdoğan pour la réalisation de ce Kurdistan « à cheval », où le « sultan » aurait pu expulser tous les membres du PKK. Ainsi, il se serait permis le luxe de déstabiliser les pays voisins au nom du respect des peuples et des minorités, tout en continuant à les nier chez lui !!! Ce paroxysmique morceau d’hypocrisie a été déjoué, mais il est certainement possible qu’une tentative de réalisation ressurgisse à l’avenir, d’autant que Hollande le psychopathe n’a pas forcément renoncé à ses rêves criminels et revienne à la charge en matière de soutien à Erdoğan.



  • Analis 6 avril 2016 18:01

    @Pascal L

    Personellement, je ne vois pas bien le problème avec le Buk M-1, souvent connu en nos pays sous le nom de SA-11 : les sources disponibles parlent du’ne portée absolue de 45 km et en altitude de 20 km. Plus qu’il n’en fallait donc pour abattre le MH-17 depuis les positions ukrainiennes... Il n’est nullement besoin de faire appel à un Buk M1-2, dont seule la Russie est en effet en possession. Rappelons que si le déploiement de batteries de Buks par l’armée ukrainienne dans la zone de combat était nié, on sait qu’il y était bel et bien présent, et au près de la ligne de combat, donc du MH-17.En revanche, on n’a toujours pas réussi à prouver la possession de Buks par les rebelles.

    De toute façon, je n’ai aucune raison de croire sans raisons un rapport établi dans des conditions d’obscurité complètes.



  • Analis 31 mars 2016 22:02

    @eric

    Quand à confondre la civilisation arabe avec les populations sémites ( ou non ) qui présidèrent à la fondation de Palmyre.... ! Ou alors une civilisation n’est en rien liée à une culture, une langue, un peule, des produits culturels. Le genre d’argument de la dame guide  ; On voit le temple de Baal depuis la tour du château médiéval arabe, donc Baal fait partie de la culture arabe contemporaine ?

    Les langues réarabes, attestée par écrit vers la fin du troisième siècle n’ont rien à voir avec cette ville, ou alors, il faut que vous reconnaissiez qu’Israël à un droit sur la « grande Palestine » parce que vous dites est à la base de tous les arguments sionistes !

    Les auteurs gréco-romains parlaient quand même des palmyréniens aussi bien que des nabatéens comme étant des arabes. On ne sait certes pas exactement ce que cela voulait dire pour eux, mais cela suggère fortement qu’ils les pensaient apparentés culturellement aux habitants de la péninsule arabique, davantage en tous cas qu’aux levantins. Cet emploi du mot pour les habitants de ces cités et non pour ces derniers ou pour les assyriens indique qu’il ne signifiait pas pour eux simplement sémitique. Cela alors qu’on sait que nabatéens et palmyréniens employaient comme langue de relations publiques l’araméen ; mais il est possible qu’il n’était pas la langue de la conversation courante. À moins que ces auteurs pensaient que ces peuples étaient à l’origine de langue arabe (ou du moins, d’une langue parlée dans la péninsule arabique), avant d’opter pour l’araméen.

    Je me souviens aussi que certains auteurs pré-islamiques parlaient du sud de la Mésopotamie comme faisant partie de l’Arabie, ce qui suggère que pour eux, cette région était peuplée d’arabes au sens ethnique/culturel/peuple. L’ « arabité », au sens large et ne se confondant pas avec la religion, n’est donc pas arrivée dans ces régions avec l’islam.

    Parler d’une civilisation « arabe » dans ce cas, même si ce n’est pas forcément dans le sens que l’on emploie actuellement, cela n’est donc pas obligatoirement ridicule. De toute manière, la civilisation arabe actuelle est en fait le produit de l’ancienne civilisation sémitique, mêlant des peuples apparentés non seulement du point de vue linguistique mais aussi de celui de la structure sociale (notamment par le patriarcat). L’islam s’est bien implanté dans ces pays, comme avant le christianisme, parce que le fond anthropologique l’acceptait bien. Et contrairement à ce que vous dîtes, la Syrie est restée assez variée par-delà ce fond commun. Diverses formes d’araméen sont restées parlées jusqu’à une époque récente par les pratiquants de diverses religions, et le sont encore par certains chrétiens, notamment.



  • Analis 24 mars 2016 14:34

    Article très complet, qui essaie de faire le point sur une question très complexe. Les motivations des différent acteurs impliqués dans l’agression contre la Syrie étaient elles-mêmes très variés, et si ils se retrouvaient sur certains points, ils pouvaient parfois s’opposer sur d’autres.

    Dans le cas d’Israël, ses pulsions antagonistes, longuement décrites ici, qui le menaient aussi bien à soutenir le maintien au pouvoir d’Assad par peur de perdre le contrôle que son renversement afin de nuire à l’Iran et au Hezbollah, ont résulté sur l’application d’une troisième option : le saignement continuel de la Syrie, en veillant à entretenir une guerre civile où personne ne gagnait. La Syrie, et donc l’Iran et le Hezbollah, se voyaient affaiblis et impuissants à mener toute action visant à gêner Israël. Dans le même temps, l’attention était attirée loin de la Palestine. Après 2012, on a eu des échos venant du Qatar ou d’Arabie Séoudite (et de France !), où on se plaignait de ce que c’était la ligne israélienne qui l’avait emportée auprès du gouvernement des USA, et non une politique active de renversement d’Assad.



  • Analis 16 mars 2016 21:45

    Très bon article !

    Toutefois, ce « commentaire » de l’excécrable Najat Belkacem n’a pas attiré les réponses nécessaires :

    "De la même façon, si nous voyons quelqu’un sortir précipitamment d’une banque, et que, deux minutes après, cette banque explose, que nous disons-nous ? Soit que cette personne a posé la bombe. Soit qu’elle était au courant.

    Pourtant, elle pouvait simplement avoir oublié d’aller chercher ses enfants à l’école. Ce qui justifie amplement une sortie aussi précipitée."

    Nigaude Belkacem ne semble pas réaliser que sa dernière supposition tient simplement de la lapalissade auto-satisfaite ; et que la vraie leçon à retenir d’un tel exemple, c’est qu’en pareil cas, la réaction la plus rationnelle est bel et bien d’avoir des soupçons au sujet de ce quelqu’un ayant quitté précipitamment la banque. Et que la bonne réaction d’un policier en charge de l’enquête devra effectivement être de chercher à identifier et retrouver la personne en question, afin de l’interroger. Qu’elle puisse éventuellement être disculpée plus tard, après vérification de ses explications, ne change rien à cette vérité première. Donc, la « mise en garde » pompeuse de la nigaude se retourne contre elle, nous menant simplement à douter de son intelligence (mais il est vrai qu’il y a déjà amplement de quoi). Et à valider en fait la pensée « complotiste ».

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