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Analis

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  • Analis 1er juillet 2015 20:19

      La meilleure maxime en la matière est peut-être celle-là : 

      L’anti-conspirationnisme est l’intellectualisme des imbéciles.


  • Analis 29 juin 2015 21:31

    Napoléon fut certes un despote relativement éclairé, mais ce qui veut dire au final, un despote. Et il était animé d’une volonté de conquête militaire inextinguible. Il a voulu amener les idées du rationalisme révolutionnaire (libéral pour l’époque) en Europe, contre le passéisme des monarchies absolutistes, mais par la violence et la contrainte, comme les révolutionnaires qui l’avaient précédé. En fait, il a agi comme les néo-conservateurs qui ont amené par la force leurs idées libérales en Irak contre une dictature fermée. Au bout d’un moment, les européens ont fini par en avoir marre qu’on les oblige par la violence à changer dans le sens des idées des Lumières. Alors, on eut une Europe du congrès de Vienne qui fut certes conservatrice, mais pacifique et relativement éclairée et habitée de l’esprit des Lumières, à l’image de Napoléon, quoi...

    De Gaulle, lui, fut un Napoléon frustré. Encore pourvu d’un empire extérieur, il dut se résoudre à le diriger en sous-main à l’époque des décolonisations. Ce qui fut encore assez réussi, le néo-colonialisme se révélant même à bien des égards plus facile pour le colonialiste. Mais en Europe, il ne fut jamais doté d’aucune influence, et ne joua qu’un rôle très secondaire dans la seconde guerre mondiale. Il ne cessa de récriminer pour qu’on laisse à la France une grande influence, alors qu’aucune ne lui était due sur le terrain, et ne cessa de grandir son influence. Sans les alliés, De Gaulle n’était rien. La France était un pays vaincu en 1940, et qui le serait resté sans le rôle essentiel des USA, tant dans le débarquement que dans le soutien logistique à l’URSS. Que cela plaise ou non, c’était ainsi. La France, et De Gaulle qui avait tendance à se confondre avec elle, n’obtint un strapontin que grâce à l’influence de Churchill craignant de se retrouver isolé face aux deux grands (USA et URSS), Churchill qui pourtant n’appréciait pas De Gaulle et que ce dernier haïssait pour ne pas "reconnaître l’importance de la France". Il pouvait se montrer un peu ingrat. Ne réussissant ensuite pas à faire passer ses idées politiques en France après la guerre, n’appréciant pas de devoir composer avec une Assemblée, alors qu’il estimait que sa seule stature historique lui donnait le droit d’occuper la tête de l’Etat, comme son illustre modèle quoi, il se retira de la vie politique et ne revint qu’à l’occasion d’une grave crise politique qui aurait pu déboucher sur un régime militaire. Cela n’arriva pas, mais à la place on a quand même eu une Vème République aux tendances autoritaires indéniables. 

    Dans tous les cas, les dirigeants français ne se seront pas grandis en ne se rendant pas à la commémoration de Waterloo, et en s’opposant à la sortie d’une pièce belge commémorative. Non seulement ils auront montré qu’ils étaient mauvais perdants, ce qui ne provoquerait encore qu’hilarité sur leur immaturité, certes sérieusement préoccupante, mais plus grave, ils auront semé le doute sur la persistance de sentiments impérialistes chez eux. L’Europe est bien partie... 



  • Analis 29 juin 2015 16:27

    Il serait peut-être temps que les français apprennent à grandir et laissent au placard leurs illusions de grandeur et d’impérialisme. Mais bon, sans doute cela révèle-t’il une faille beaucoup plus profonde : que la France reste toujours un empire, fait de provinces désunies, que c’est la volonté impérialiste qui la bâtit à chaque instant, que sans elle elle n’est rien. Le même syndrôme explique son attachement à ce système centralisé, tant territorialement qu’au niveau des institutions centrales, avec son adoration d’un président tout-puissant digne héritier de Napoléon, en même temps que son mépris des droits et libertés et des contre-pouvoirs.

    Mais avec ce refus d’une pièce commémorative autant que d’assister aux cérémonies du bicentenaire, sous des prétextes futiles, les français se discréditent aux yeux de l’Europe, non seulement en se présentant en mauvais perdants (comme si les allemands hésitaient à célébrer le 8 mai ou protestaient contre une pièce le célébrant). Mais surtout en laissant penser qu’ils ont toujours des ambitions impérialistes. Comme ça, les autres pays sont prévenus. 



  • Analis 29 juin 2015 15:59

    Un exemple possible e continuation de ces pratiques d’infiltration/manipulation afin de promouvoir la stratégie de la tension, et concernant un événement particulèrement sensible, les attaques du 7 janvier 2015 :

    http://lesmoutonsenrages.fr/2015/05/10/attentats-de-paris-de-nouveaux-elements-viennent-relancer-le-scenario-de-lattaque-sous-faux-drapeau/ 

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    L’arrestation de Claude Hermant et les réseaux de type Gladio au sein du Front National

    Le 03 mai, le journal La Voix du Nord[http://www.lavoixdunord.fr/region/trafic-d-armes-presume-de-claude-hermant-la-piste-ia0b0n2806501] révélait le démantèlement d’un réseau de trafic d’armes et l’arrestation de son leader présumé, Claude Hermant. Ce réseau aurait fourni les armes utilisées par Amedy Coulibaly pour la prise d’otage de l’hypermarché cacher le 07 janvier.

    Selon La Voix du Nord, le réseau supposément dirigé par Claude Hermant aurait «  remilitarisé

    beaucoup d’armes de guerre neutralisées provenant de pays de l’Est. « Elles ont ensuite été écoulées dans le milieu du grand banditisme, pas uniquement lillois. »

    Le réseau opérait également en Belgique et selon le journal :

    « certaines armes auraient été utilisées par Coulibaly, le terroriste de l’Hyper Cacher. »

    Or, Claude Hermant est un ancien du service d’ordre du Front National, le DPS, et a un passé de mercenaire, impliqué dans plusieurs opérations extérieures, notamment en Afrique.

    Dans un entretien au journal Libération[http://www.liberation.fr/societe/2001/06/06/confessions-d-un-fantome_367082] de 2001, il révélait la face obscure du DPS. Selon lui, le service d’ordre du FN comportait un « service action » composé de « 30 à 60 fantômes » sous la direction de Bernard Courcelle, chef du service de sécurité du parti entre 1994 et 1999. Dans ce cadre, il aurait effectué une opération sous faux drapeau au Congo en 1999 pour le compte du président Sassou N’Guesso. Il s’agissait de monter une fausse tentative d’assassinat du président dans le but d’impliquer l’opposition. Le DPS organisa également, selon Claude Hermant, le rapatriement du président de l’ex-Zaïre Mobutu, et effectuera une mission de surveillance de l’ancien ministre congolais Moungounga N’Guila sur le territoire français dans le cadre d’une tentative d’assassinat commanditée par le ministre de l’intérieur.

    Le DPS effectuait également des missions d’infiltration et de surveillance de l’opposition au Front National comme les organisation Ras l’Front, SOS Racisme ou Act’up.

    Le second type de mission organisé par le « service action » du DPS consistait, selon Claude Hermant, à « organiser la déstabilisation de certains quartiers ou des villes qui ne sont pas acquises aux idées du Front.  » La méthode employée par le DPS constituait à : « Prendre contact avec des bandes. Inciter à la violence ou à la rébellion. Fournir la logistique dans des quartiers sensibles pour donner aux jeunes la possibilité de s’exprimer par la violence. »

    Il faut souligner dans ce cadre de déstabilisation et d’incitation à la violence, y compris en fournissant des moyens matériels et logistiques, que le chef du DPS, Bernard Courcelle, fut mis en cause en 1996 avec le trafiquant belge Marti Cappiau dans une affaire de trafic d’armes au profit de la rébellion djihadiste Tchétchène. Selon Claude Hermant, les tchétchènes avaient « demandé un matériel spécifique, assez récent comme des Kalachnikov AK-74, que Bernard Courcelle était capable de vendre sous 24 heures. Mais, à ma connaissance, on leur a fourni des armes datant de l’après-guerre, des AK-47. Les Tchétchènes ont demandé réparation. M. Courcelle a toujours les Tchétchènes derrière lui, pour payer sa dette. » L’implication de Bernard Courcelle dans cette affaire ne pourra cependant pas être établie par la justice.

    Marti Cappiau, un ancien légionnaire en lien avec les milices croates d’extrême droite et acteur incontournable du trafic d’armes au profit de la Bosnie entre 1993 et 1995[http://www.bugbrother.com/article196.html], fut assassiné le 22 mars 2001.

    Outre les liens présumés du DPS avec le trafic d’armes, Claude Hermant décrit également le fonctionnement du « service action » qui s’apparente à un groupe paramilitaire très bien entraîné utilisant des méthodes similaires à celles des services de renseignement étatiques :

    « Les membres de ce groupe spécial sont appelés les « fantômes ». Ils ont tous une formation militaire ou paramilitaire […] Les « fantômes » sont autonomes financièrement. Ils reçoivent un salaire en liquide, des faux papiers et tous les moyens nécessaires à leurs opérations. Quand vous avez des besoins spécifiques, on vous les donne. Pour payer un jeune pour mettre le bordel dans les quartiers, pour avoir les moyens de se déplacer, de louer une chambre d’hôtel. Les «  fantômes » sont en autarcie complète. Ils font leurs demandes à travers ce qu’on appelle des « boîtes aux lettres ».

    Le « service action  » du DPS tel que décrit par Claude Hermant présente ainsi toutes les caractéristiques d’une structure de type Gladio telles qu’elles ont été opérées par l’OTAN, par exemple en Italie : formation paramilitaire, méthodes héritées des services de renseignement, financement occulte, ancrage dans les milieux d’extrême droite et l’armée, implication dans des opérations extérieures sous faux drapeau et des opérations de déstabilisation sur le territoire national…

    Mais il y a plus surprenant encore dans les éléments récents livrés par Claude Hermant suite à son arrestation par la police judiciaire de Lille.

    Les liens entre Claude Hermant et les services de Gendarmerie

    Selon La Voix du Nord, le juge d’instruction chargé de l’affaire serait en possession de nombreux emails échangés entre la gendarmerie et Claude Hermant. Ces courriers dénoteraient une proximité entre le prévenu et les services de police, comme en témoigne cet extrait : « Salut Claude, nous avons vu avec notre hiérarchie… Nous sommes partant(s) pour les deux dossiers que tu nous as présentés (armes-Charleroi…)… »

    La question que pose cette correspondance est donc de savoir si Claude Hermant agissait en coordination avec la gendarmerie en tant qu’informateur où s’il s’agissait d’une pleine coopération qui impliquerait que Claude Hermant était missionné.

    Dans ce dernier cas, la fourniture d’armes à la cellule terroriste ayant perpétré les attentats du mois de janvier à Paris se situerait alors dans le cadre d’une opération sous faux drapeau de type Gladio.

    Toujours selon La Voix du Nord, Claude Hermant aurait déclaré dans les couloirs du palais de justice, qu’il ne serait pas « le prochain Marc Fievet ». Il s’agit d’une allusion à un inspecteur des douanes français, infiltré sur ordre de sa hiérarchie dans les plus importants réseaux de narco trafiquants à la fin des années 80 puis [url=http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/marc-fievet-j-ai-ete-lache-par-un-incompetent-assure-l-ancien-agent-infiltre-des-douanes-7764328366]lâché par cette dernière suite à son arrestation par la police canadienne[/URL].

    La référence de Claude Hermant au cas de Marc Fievet semble indiquer clairement que ce dernier se considérait comme mandaté par les services de la gendarmerie et agissait en leur nom.

    Si la connexion entre le réseau de Claude Hermant et Amedy Coulibaly est confirmée par la justice française, les répercussions de cette affaire scelleront définitivement le sort de la narrative déployée jusqu’à maintenant par le pouvoir exécutif français et imposeront l’hypothèse de l’attentat sous faux drapeau comme le scénario le plus crédible. Au vu des implications explosives de l’affaire, on peut cependant légitimement douter que les investigations puissent se poursuivre en toute transparence et sans pressions politiques. La couverture médiatique de l’affaire, pour l’instant quasiment inexistante, indique également que les médias inféodés au pouvoir politique et embrigadés dans le régime d’opinion de la « guerre au terrorisme », organiseront également le blackout sur ses éventuels développements…

    Guillaume Borel – 09 mai 2015 –

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    Il ne faut certes guère se faire d’illusions. Comme le conclut l’article, s’il y a quoi que ce soit de vrai dans ces affirmations (et au vu des sources, il n’y a pas de raisons d’en douter), il ne faut pas compter sur les habituels jugalopes pour le mettre en évidence, et pas davantgae sur les pressetitués. Ils organiseront le balckout comme à l’habitude. 



  • Analis 1er juin 2015 11:28

    @philouie

    Vous avez raison, si cette piste est valide (et l’article de La voix du Nord semble bien le dire), il ne faut compter ni sur la « jsutice » ni sur les médias pour l’explorer, au contraire, ils travailleront à l’étouffer.

    Je viens de découvrir d’autres éléments étranges au sujet des attaques du 7 janvier, et par un biais innatendu, la propre veuve de Wolinski (qui a l’air de ne pas vouloir renoncer à ce que ses doutes soient pris en compte) :

    http://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2015/05/23/je-vais-mal

    Quatre mois et demi après les attentats et la mort de votre mari, comment allez-vous ?

    Je vais mal. Après 47 ans de vie commune avec un homme comme Georges, on peut difficilement se remettre d’une fin si brutale. Il était généreux, amoureux : je ne sais pas comment continuer à vivre sans son regard. Nous avions une vie facile, agréable, légère et aujourd’hui, tout me semble sombre et compliqué. Au quotidien, je fais comme s’il était parti en vacances… même si je sais qu’il ne reviendra plus. Je n’ai rien touché à l’appartement mais je ne vais pas pouvoir y rester. De toute façon, je n’en ai pas les moyens, je gagne beaucoup moins d’argent que Georges.

    Votre vie privée est désormais cadencée par des obligations publiques. Pourquoi répondre à toutes ces sollicitations ?

    C’est vrai, je réponds à beaucoup de sollicitations en France comme à l’étranger et ça me prend beaucoup de temps. Je le fais pour Georges. Je suis contente pour lui. Je préfère lui rendre des hommages plutôt que d’aller chez un psy. Ça me fait du bien de découvrir la France sous cet angle-là. Je suis même allé à Tunis, là où il est né, pour une cérémonie d’hommage : c’était très émouvant.

    Vous semblez tout de même tracassée…

    Je le suis. Je dois régler les problèmes de succession pour valoriser l’œuvre de Georges : c’est compliqué administrativement.

    Le sentiez-vous en danger avant les attentats ?

    Pas tellement. Il n’avait jamais dessiné Mahomet. Mais nous avions été mis sous protection au moment de “l’affaire des caricatures” en 2006 et puis ensuite, rien. Il ne m’avait même pas dit que Charb était visé par une fatwa. Il me protégeait. Si je l’avais su, je lui aurais demandé de quitter Charlie Hebdo.

    Mais vous saviez tout de même que Charlie Hebdo était dans le collimateur des intrégristes ?

    Oui. Mais ce sont des failles dans le système de sécurité à Charlie Hebdo qui ont conduit à ce drame du 7 janvier. D’ailleurs, je mène ma petite enquête de mon côté car j’estime qu’il y a des zones d’ombre dans le déroulé des faits. L’attentat a été commis un jour où tout le monde ou presque était réuni à la rédaction : ça n’arrive jamais mais là, ils avaient prévu de partager une galette des rois et comme par hasard l’attentat a eu lieu ce mercredi et ça n’est pas anodin. Aussi, j’ai noté beaucoup d’incohérences, de différences entre les mesures de protection réelles à Charlie Hebdo et les préconisations de la préfecture de police. Je voudrais aussi savoir pourquoi l’acte de décès de mon mari a été signé à 11 h 30 alors que les frères Kouachi sont arrivés à Charlie Hebdo à 11 h 33. J’ai plein de questions à poser au juge d’instruction dans le cadre de ma contre-enquête.

    Quel regard portez-vous sur les tensions actuelles au sein de Charlie Hebdo ?

    À Charlie Hebdo, il y a trois problèmes : l’insécurité, les tensions au sein de la rédaction et l’utilisation de l’argent. Car on ne sait pas comment vont être utilisés les 30 millions d’euros récoltés depuis les attentats ni comment vont être répartis les 4,3 millions d’euros destinés aux familles des victimes. Tout cela m’exaspère et me met en colère. Sans cet attentat, sans ces morts, ce journal n’existerait plus et certains l’oublient.

    Si elle pose ces questions au juge d’instruction, il faudrait aussi qu’elle en pose au sujet de cette affaire révélée par La voix du Nord... 

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