Nous sommes soumis à
un tel brouhaha d’informations en tout genre qu’il devient impossible
de séparer le vrai du faux. Avec pour corrolaire que dans un tel
monde, il est facile à la vérité de se dissimuler en se déguisant
en simple rumeur. Au lendemain de la sortie de L’effroyable
imposture, Pierre Lagrange avait commenté que la thèse de
Meyssan pouvait paraître vraisemblable en dépit de son caractère
d’apparence hollywoodienne parce que les événements du 11-9
ressemblaient eux-mêmes à un film hollywoodien. Oui, mais il ne se
rendait pas compte combien le mécanisme était à double tranchant,
et qu’il était possible pour une vaste manipulation de se cacher en
prenant l’apparence d’un film hollywoodien. Et en multipliant les
désinformations et contre-informations, certaines apparaissant
d’ailleurs spontanément, d’autres étant le résultat d’une nouvelle
couche de manipulations. Tout cela passe bien sûr au-dessus de la
tête des détracteurs d’internet, pantins conformistes aux mains des
pouvoirs établis qui n’ont à l’idée que celle d’un internet refuge
de tous les charlatans et rumeurs irrationnelles. Mais les partisans
d’un internet source ultime d’information, libéré des contraintes
des médias traditionnels sous contrôle, se heurtent à cette
réalité d’un internet foutoir, où se côtoient authentiques
informations censurées et fariboles en tout genre.
Pour les pouvoirs en
place, à chaque fois qu’une alerte se manifeste, il suffit de
générer des contre-feux, sous forme aussi de pléthores de
pseudo-informations contradictoires que de théories absurdes. Ou de
favoriser la propagation de celles inventées par des charlatans
indépendants, mais dont le zèle à voir le mal partout ou à
propager leurs croyances les conduit à créer leurs propres
hypothèses absurdes.
« Uniformisation »,
cela s’appelle créer un Empire, rassembler des Pays aux langues,
aux cultures, aux histoires, aux économies différentes, c’est
créer un Empire.
Et comme il s’agit
d’imposer à tous les mêmes valeurs, la même langue, la même
monnaie, les mêmes lois, et si on peut, la même religion, ça finit
toujours pas exploser.
Mais tout ça (si on
excepte la religion et elle seule depuis un siècle), ça définit la
France, qui était et est toujours un empire. C’est pour cela qu’on
doit y mettre fin...
Cependant, tous les
empires n’étaient pas comme ça ; tous n’ont pas essayé d’imposer
une uniformité culturelle, ni même une monnaie et une économie
unique. Le Saint Empire, l’Autriche des Habsbourg, la Russie
tsariste, l’Empire perse, les USA ont tous pêché sur certains de
ces points (exiger qu’on comprenne une langue commune, par exemple,
n’est pas la même chose que d’imposer une langue unique).
Et pour bien
comptendre d’où vient la volonté d’uniformisation et ce qu’on
appelle le NOUVEL Ordre Mondial, qui au fond n’est qu’une tentative
de prolonger l’extrémisme de la Révolution française qui
s’incarnait dans les jacobins, nullement d’anglo-saxons :
Et vraiment,
j’insiste là-dessus, parce qu’on va remonter jusqu’à
aujourd’hui, et vous allez voir que cet esprit d’uniformisation
de l’Homme, d’abord par la France, mais en sachant que la
Révolution française a essaimé en Europe grâce aux conquêtes
napoléoniennes, et puis par ricochet, ensuite vous avez les
conquêtes coloniales, tout ça, l’esprit de la Révolution
française a gagné le monde. Et bien cet esprit va perdurer avec des
noms différents, avec des méthodes différentes, mais il y a
toujours cette idée d’uniformisation, de déracinement, de
destruction de ce qui a un rapport avec le passé, la tradition, et
la transmission. Il faut couper les liens avec le passé. Donc cette
France en damiers est très caractéristique d’une France nouvelle,
coupée du lien avec Clovis. Alors parmi tous les révolutionnaires,
d’ailleurs les révolutionnaires que ce soit Robespierre, Danton,
Marat, etc ; étaient issus de quelques loges maçonniques. Vous aviez
à peu près 700 à 800 loges maçonniques en 1789. Mais la plupart,
c’étaient des loges, purement, j’allais dire, mondaines ou
d’intérêts matériels. Les vraies loges, et celles qui ont
vraiment joué un grand rôle, comme la loge des Neuf Sœurs,
c’étaient quatre ou cinq loges, grand maximum. Vous savez, ce sont
toujours les minorités, en bien et en mal qui agissent, le reste
c’était style Rotary Club, voila… Bon.
Mais l’esprit qui
va avec, et je pense entre autres, parmi les grands esprits de la
Révolution, c’est un homme qui n’est pas tellement connu, c’est
un tchèque, qui est mort en 1692, un homme du 17ème siècle, qui
s’appelait Comenius. Et Comenius, lui aussi avait cette idée
d’Esprit Universel, d’égaliser, d’uniformiser. C’est lui
qui… il était très intelligent mais malheureusement une
intelligence mal orientée, c’est lui qui a inventé le principe de
la bande dessinée. Parce qu’il avait compris que pour diffuser ses
idées, d’uniformisation des esprits, il fallait s’attaquer aux
enfants, à l’esprit malléable. Et pour cela, il faut utiliser des
méthodes adaptées à la psychologie enfantine, d’où les bandes
dessinées. Alors quand je dis bandes dessinées, c’étaient des
images illustrées avec des commentaires. Le principe en lui-même
est excellent, c’est vrai, utiliser des méthodes de ce style c’est
très bien, mais le problème, c’est ce qu’on met dedans, voilà,
et l’esprit était là. Donc on voit tout cet esprit, à la fois
d’uniformisation de l’âme humaine, c’est aussi l’esprit de
paganisme. D’ailleurs les révolutionnaires français faisaient
toujours des références aux grands auteurs antiques, ils se
mettaient même des noms antiques. Donc c’est vraiment un rejet
complet du baptême de Clovis et du catholicisme, pour créer une
France nouvelle, s’appuyant sur des principes maçonniques : le
nominalisme, c’est-à-dire, il n’y a pas de vérité universelle ;
le naturalisme, il n’y a pas de religion révélée, en particulier
le catholicisme ; et primauté de l’Homme, et l’Homme
indifférencié, très important. Et parmi les révolutionnaires qui
ont le nez creux, vous avez entre autres cet allemand qui s’appelait,
alors c’est un nom latinisé, c’est Anacharsis Cloots, qui avait
écrit en 1792, un livre qui s’intitule La République Universelle,
et ouvrage où il dit, et ouvrage qu’on peut consulter et lire
entièrement sur le site de Gallica, c’est ce que j’ai fait, où
il dit en gros que, la Révolution de 1789, ce n’est pas une
finalité, mais une étape vers la gouvernance mondiale. Il ne dit
pas « gouvernance mondiale » évidemment, il dit « république
universelle », et la France doit être un modèle, permettant
d’ensemencer ; ce procédé permettant l’établissement d’une
république universelle. Donc on voit que cet esprit du Nouvel Ordre
Mondial, du mondialisme est très ancien. Il s’agit de couper les
liens avec un ordre surnaturel hérité du baptême de Clovis dans le
cas de la France, de tout araser et d’avoir, non plus une vision
verticale, mais horizontale bien terrestre, et de créer un homme
uniformisé, consumériste et qu’on pourra exploiter. Et après
tout, le XIXème siècle, avec les enfants dans les mines, ça a été…
Parce que ne jamais oublier que la Révolution française c’est une
Révolution au profit d’une minorité. La haute bourgeoisie et le
malheureux peuple qui a été laminé dans cette histoire.
Il a eu plusieurs
héritiers, notamment le communisme (même si celui-ci s’est montré
plus respectueux des minorités). Dans les colonies françaises, il
s’est certes heurté au racisme, qui, s’il aura promulgué leur
oppression, paradoxalement aura contribué à protéger les
populations colonisées du jacobinisme. Mais maintenant, que le
racisme n’est plus en odeur de sainteté, plus rien n’arrêterait les
élites françaises à l’intérieur dans leur projet d’éradiquer les cultures anciennes ; plus rien, si ce n’est à l’extérieur le fait
que le mondialisme a été entretemps récupéré par les
anglo-saxons, qui mettent en place leur conception capitalistique de
la mondialisation.
Vrraiment, Hitler
approuvait cette carte retenue par EELV et l’eurominority group (sic)
? C’est une grossière imposture de le faire croire. Tout comme l’est
le discours de ce lien, qui essaie d’opposer une « légitimité »
française à une Europe qui serait on le devine centraliste, tentant
d’imposer ses vues aux peuples – un vrai poisson d’avril !
Seulement, si
l’auteur voit la paille dans l’oeil de ses adversaires et est
incapable de voir la poutre dans le sien, cette carte pêche par bien
des côtés. Inexactitudes et contradictions la parsèment, lui
donnant un caractère relevant de l’amateurisme.
Savoie, Val d’Aoste,
Lyonnais et Suisse romande (à part un petit bout de canton du Jura,
bourguignophone) ne sont en rien des régions naturellement
francophones, et encore moins ethniquement « françaises »,
mais arpitanes (terme plus joli que franco-provençal). Langue qui se
trouve d’ailleurs être aussi pérsente dans le nord-ouest du
Piémont, que la même carte place dans le domaine « italien »
(guillemets de rigueur, pour des raisons à voir plus loin). Au sein
des vraies parlers d’oïl, le wallon est tellement distinct,
dépourvue d’intelligibilité mutuelle avec le français, qu’il
mérite le statut de langue à part. Comme le poitevin, d’ailleurs,
plus d’oc que d’oïl. De toute façon,dans le cas de la Wallonie,
inclure cette région dans le groupe « français » ne montre
que le caractère vain des auteurs, à moins que ce ne soit leur
ignorance complète, car ce peuple ne se reconnaît absolument pas en
la France et est anthropologiquement bien distinct (comme le sont
aussi Franche-Comté, Bourgogne, Lorraine, sans parler des romands
qui comme les Wallons sont opposés à la France). En revanche, la
Haute-Bretagne oïlophone est incluse en dehors de l’ethnie
française, alors que selon les critères bidons utilisés ailleurs
par cette carte, elle devrait l’être en dedans.
Pour le Piémont,
l’extension du domaine italien à cette région et aux voisines ne
peut pas non plus se justifier linguistiquement, le gallo-italien
étant une langue distincte, plus proche de l’arpitan et de l’occitan
ou du rhéto-romanche que de l’italien, en fait il en est plus
différent que le vénitien qui à leurs yeux suffit pourtant pour
faire une « nation » ou « ethnie » ou "groupe
linguistique" distincte. Pas plus n’est-elle justifiée du point
de vue identitaire, la Padanie ayant marqué sa diférence d’avec le
centre et le sud de la péninsule Et en s’en tenant à l’aspect
purement linguistique, ils font bon cas du gascon, de et de
l’asturo-léonais, semblent croire que la Cornouailles parle cornique
et la Basse-Ecosse gaélique, que le galicien n’est pas du portuguais
(par contre l’Aragon est divorcé de la Castille, alors que sa
langue, certes distincte, l’est plutôt moins que l’arpitan l’est du
français ou le gallo-italien de l’italien) etc... Ils ignorent les
grandes différences ethnographiques qui peuvent traverser ces
ensembles et en unir d’autres (ainsi les suisses sont homogènes,
alors que les « français » d’oïl, les « espagnols »
ou les « italiens » sont très hétérogènes) En réalité,
on ne sait pas quels sont les critères choisis, sentiment
d’appartenance/national/identitaire, ethno-anthropologique,
linguistique, puisqu’elle est incohérente quelle que soit celui qui
est retenu.
Un gloubi-boulga de
peu de significations, donc ; mais cette tentative charlatanesque ne
doit pas faire oublier que le premier problème est celui de
l’uniformisation, que cette uniformisation commence par la France,
(l’Union Européenne n’étant pas le vrai problème), et que cette
carte est une tentative bienveillante mais terriblement maladroite de
la combattre.
De l’ignorance à la
confiance envers les gouvernements
Soumis par Gestion
le 23 novembre 2011 Actualités (psychologie, santé) Attitudes et
traits de personnalité Croyances Environnement et santé Modes de
pensée Psychologie politique Santé Société
Se sentir non
informés ou incapables de comprendre des questions sociales
importantes favorisent un sentiment de dépendance envers les
gouvernements plutôt que de motiver à rechercher de l’information,
selon une étude canado-américaine publiée dans le Journal of
Personality and Social Psychology, une revue de l’American
Psychological Association (APA).
Ce qui a pour
conséquences, montrent Steven Shepherd de l’Université de Waterloo
et Aaron C. Kay de l’Université Duke, d’augmenter la confiance dans
les gouvernements, d’augmenter la tendance à les justifier et
d’augmenter le désir d’éviter d’apprendre sur le sujet, surtout si
l’information est négative.
Plus la situation
est urgente et que les gens se sentent potentiellement menacés,
moins ils veulent en savoir et préfèrent faire confiance aux
gouvernements.
Les chercheurs ont
mené une série de 5 études au Canada et aux États-Unis. Ils
décrivent une "réaction en chaîne allant de l’ignorance
concernant un sujet à la confiance envers le gouvernement et à la
dépendance envers celui-ci".
Dans une étude
menée avec 197 Américains, âgés en moyenne de 35 ans, les
participants qui se sentaient les plus touchés par la récession
économique évitaient les informations qui pouvaient remettre en
question la capacité du gouvernement de gérer l’économie.
Dans une autre
étude, les chercheurs fournissaient une description simple ou
complexe de l’économie à un groupe de 58 Canadiens (moyenne de 42
ans). Les participants qui ont reçu la description complexe
rapportaient des niveaux plus élevés de sentiment d’impuissance
pour passer à travers la crise économique ainsi que de dépendance
et de confiance envers le gouvernement pour gérer l’économie, et
moins de désir d’en apprendre davantage sur la question.
"Ceci en dépit
du fait que, toutes choses égales par ailleurs, on devrait avoir
moins confiance en quelqu’un pour gérer efficacement quelque chose
qui est plus complexe« , commente Aaron Kay. »Au contraire,
les gens ont tendance à répondre psychologiquement en s’en
remettant au gouvernement, ce qui amène à faire confiance et à se
sentir plus dépendants de celui-ci."
"Finalement,
ils évitent d’en apprendre sur la question parce que cela pourrait
ébranler leur foi dans le gouvernement."
Dans une autre étude
menée avec 163 Américains (moyenne de 32 ans), non seulement les
participants qui se sentaient peu connaissants sur la question des
approvisionnements en pétrole évitaient les informations négatives
à ce sujet, mais devenaient encore plus réticents si la question
semblait urgente.
Deux autres études
montraient que les participants qui recevaient des informations
complexes sur les sources d’énergie faisaient plus confiance au
gouvernement que les participants qui recevaient des informations
simples.
Les chercheurs
recommandent de poursuivre les recherches pour déterminer comment
les gens réagissent face à d’autres questions importantes comme la
sécurité alimentaire, la sécurité nationale, la santé, les
inégalités sociales, la pauvreté et les conflits moraux et
éthiques, ainsi que dans quelles conditions ils ont tendance à
répondre par une augmentation de l’engagement plutôt qu’une
diminution.
Ces travaux
s’insèrent dans le cadre d’un courant de recherche basé sur la
théorie de la justification du système introduite en 1994 par le
psychologue John. T. Jost.
Voyez également :
Pourquoi les gens
défendent-ils des systèmes injustes, incompétents et corrompus ?
Lorsque des
croyances sont menacées, le recours à des arguments non vérifiables
augmente
La désinformation :
pourquoi elle fonctionne et comment la contrer
Psychomédia avec
sources : Journal of Personality and Social Psychology, APA.