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Analis

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Derniers commentaires



  • Analis 9 avril 2015 14:13

    Certaines réflexions de cet article rejoignent celui-ci :

    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/pourquoi-des-gens-sont-ils-164648

    Nous sommes soumis à un tel brouhaha d’informations en tout genre qu’il devient impossible de séparer le vrai du faux. Avec pour corrolaire que dans un tel monde, il est facile à la vérité de se dissimuler en se déguisant en simple rumeur. Au lendemain de la sortie de L’effroyable imposture, Pierre Lagrange avait commenté que la thèse de Meyssan pouvait paraître vraisemblable en dépit de son caractère d’apparence hollywoodienne parce que les événements du 11-9 ressemblaient eux-mêmes à un film hollywoodien. Oui, mais il ne se rendait pas compte combien le mécanisme était à double tranchant, et qu’il était possible pour une vaste manipulation de se cacher en prenant l’apparence d’un film hollywoodien. Et en multipliant les désinformations et contre-informations, certaines apparaissant d’ailleurs spontanément, d’autres étant le résultat d’une nouvelle couche de manipulations. Tout cela passe bien sûr au-dessus de la tête des détracteurs d’internet, pantins conformistes aux mains des pouvoirs établis qui n’ont à l’idée que celle d’un internet refuge de tous les charlatans et rumeurs irrationnelles. Mais les partisans d’un internet source ultime d’information, libéré des contraintes des médias traditionnels sous contrôle, se heurtent à cette réalité d’un internet foutoir, où se côtoient authentiques informations censurées et fariboles en tout genre.

    Pour les pouvoirs en place, à chaque fois qu’une alerte se manifeste, il suffit de générer des contre-feux, sous forme aussi de pléthores de pseudo-informations contradictoires que de théories absurdes. Ou de favoriser la propagation de celles inventées par des charlatans indépendants, mais dont le zèle à voir le mal partout ou à propager leurs croyances les conduit à créer leurs propres hypothèses absurdes. 



  • Analis 1er avril 2015 22:01

    @Fifi Brind_acier

    « Uniformisation », cela s’appelle créer un Empire, rassembler des Pays aux langues, aux cultures, aux histoires, aux économies différentes, c’est créer un Empire.

    Et comme il s’agit d’imposer à tous les mêmes valeurs, la même langue, la même monnaie, les mêmes lois, et si on peut, la même religion, ça finit toujours pas exploser.

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    Mais tout ça (si on excepte la religion et elle seule depuis un siècle), ça définit la France, qui était et est toujours un empire. C’est pour cela qu’on doit y mettre fin...

    Cependant, tous les empires n’étaient pas comme ça ; tous n’ont pas essayé d’imposer une uniformité culturelle, ni même une monnaie et une économie unique. Le Saint Empire, l’Autriche des Habsbourg, la Russie tsariste, l’Empire perse, les USA ont tous pêché sur certains de ces points (exiger qu’on comprenne une langue commune, par exemple, n’est pas la même chose que d’imposer une langue unique).



  • Analis 1er avril 2015 16:12

    Et pour bien comptendre d’où vient la volonté d’uniformisation et ce qu’on appelle le NOUVEL Ordre Mondial, qui au fond n’est qu’une tentative de prolonger l’extrémisme de la Révolution française qui s’incarnait dans les jacobins, nullement d’anglo-saxons :

    http://newsoftomorrow.org/vie/psychopathes/pierre-hillard-transcription-de-la-vod-comprendre-le-nouvel-ordre-mondial

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    Et vraiment, j’insiste là-dessus, parce qu’on va remonter jusqu’à aujourd’hui, et vous allez voir que cet esprit d’uniformisation de l’Homme, d’abord par la France, mais en sachant que la Révolution française a essaimé en Europe grâce aux conquêtes napoléoniennes, et puis par ricochet, ensuite vous avez les conquêtes coloniales, tout ça, l’esprit de la Révolution française a gagné le monde. Et bien cet esprit va perdurer avec des noms différents, avec des méthodes différentes, mais il y a toujours cette idée d’uniformisation, de déracinement, de destruction de ce qui a un rapport avec le passé, la tradition, et la transmission. Il faut couper les liens avec le passé. Donc cette France en damiers est très caractéristique d’une France nouvelle, coupée du lien avec Clovis. Alors parmi tous les révolutionnaires, d’ailleurs les révolutionnaires que ce soit Robespierre, Danton, Marat, etc ; étaient issus de quelques loges maçonniques. Vous aviez à peu près 700 à 800 loges maçonniques en 1789. Mais la plupart, c’étaient des loges, purement, j’allais dire, mondaines ou d’intérêts matériels. Les vraies loges, et celles qui ont vraiment joué un grand rôle, comme la loge des Neuf Sœurs, c’étaient quatre ou cinq loges, grand maximum. Vous savez, ce sont toujours les minorités, en bien et en mal qui agissent, le reste c’était style Rotary Club, voila… Bon.

    Mais l’esprit qui va avec, et je pense entre autres, parmi les grands esprits de la Révolution, c’est un homme qui n’est pas tellement connu, c’est un tchèque, qui est mort en 1692, un homme du 17ème siècle, qui s’appelait Comenius. Et Comenius, lui aussi avait cette idée d’Esprit Universel, d’égaliser, d’uniformiser. C’est lui qui… il était très intelligent mais malheureusement une intelligence mal orientée, c’est lui qui a inventé le principe de la bande dessinée. Parce qu’il avait compris que pour diffuser ses idées, d’uniformisation des esprits, il fallait s’attaquer aux enfants, à l’esprit malléable. Et pour cela, il faut utiliser des méthodes adaptées à la psychologie enfantine, d’où les bandes dessinées. Alors quand je dis bandes dessinées, c’étaient des images illustrées avec des commentaires. Le principe en lui-même est excellent, c’est vrai, utiliser des méthodes de ce style c’est très bien, mais le problème, c’est ce qu’on met dedans, voilà, et l’esprit était là. Donc on voit tout cet esprit, à la fois d’uniformisation de l’âme humaine, c’est aussi l’esprit de paganisme. D’ailleurs les révolutionnaires français faisaient toujours des références aux grands auteurs antiques, ils se mettaient même des noms antiques. Donc c’est vraiment un rejet complet du baptême de Clovis et du catholicisme, pour créer une France nouvelle, s’appuyant sur des principes maçonniques : le nominalisme, c’est-à-dire, il n’y a pas de vérité universelle ; le naturalisme, il n’y a pas de religion révélée, en particulier le catholicisme ; et primauté de l’Homme, et l’Homme indifférencié, très important. Et parmi les révolutionnaires qui ont le nez creux, vous avez entre autres cet allemand qui s’appelait, alors c’est un nom latinisé, c’est Anacharsis Cloots, qui avait écrit en 1792, un livre qui s’intitule La République Universelle, et ouvrage où il dit, et ouvrage qu’on peut consulter et lire entièrement sur le site de Gallica, c’est ce que j’ai fait, où il dit en gros que, la Révolution de 1789, ce n’est pas une finalité, mais une étape vers la gouvernance mondiale. Il ne dit pas « gouvernance mondiale » évidemment, il dit « république universelle », et la France doit être un modèle, permettant d’ensemencer ; ce procédé permettant l’établissement d’une république universelle. Donc on voit que cet esprit du Nouvel Ordre Mondial, du mondialisme est très ancien. Il s’agit de couper les liens avec un ordre surnaturel hérité du baptême de Clovis dans le cas de la France, de tout araser et d’avoir, non plus une vision verticale, mais horizontale bien terrestre, et de créer un homme uniformisé, consumériste et qu’on pourra exploiter. Et après tout, le XIXème siècle, avec les enfants dans les mines, ça a été… Parce que ne jamais oublier que la Révolution française c’est une Révolution au profit d’une minorité. La haute bourgeoisie et le malheureux peuple qui a été laminé dans cette histoire.

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    Il a eu plusieurs héritiers, notamment le communisme (même si celui-ci s’est montré plus respectueux des minorités). Dans les colonies françaises, il s’est certes heurté au racisme, qui, s’il aura promulgué leur oppression, paradoxalement aura contribué à protéger les populations colonisées du jacobinisme. Mais maintenant, que le racisme n’est plus en odeur de sainteté, plus rien n’arrêterait les élites françaises à l’intérieur dans leur projet d’éradiquer les cultures anciennes ; plus rien, si ce n’est à l’extérieur le fait que le mondialisme a été entretemps récupéré par les anglo-saxons, qui mettent en place leur conception capitalistique de la mondialisation. 



  • Analis 1er avril 2015 15:56

    @Fifi Brind_acier

    Vrraiment, Hitler approuvait cette carte retenue par EELV et l’eurominority group (sic)  ? C’est une grossière imposture de le faire croire. Tout comme l’est le discours de ce lien, qui essaie d’opposer une « légitimité » française à une Europe qui serait on le devine centraliste, tentant d’imposer ses vues aux peuples – un vrai poisson d’avril !

    Seulement, si l’auteur voit la paille dans l’oeil de ses adversaires et est incapable de voir la poutre dans le sien, cette carte pêche par bien des côtés. Inexactitudes et contradictions la parsèment, lui donnant un caractère relevant de l’amateurisme.

    Savoie, Val d’Aoste, Lyonnais et Suisse romande (à part un petit bout de canton du Jura, bourguignophone) ne sont en rien des régions naturellement francophones, et encore moins ethniquement « françaises », mais arpitanes (terme plus joli que franco-provençal). Langue qui se trouve d’ailleurs être aussi pérsente dans le nord-ouest du Piémont, que la même carte place dans le domaine « italien » (guillemets de rigueur, pour des raisons à voir plus loin). Au sein des vraies parlers d’oïl, le wallon est tellement distinct, dépourvue d’intelligibilité mutuelle avec le français, qu’il mérite le statut de langue à part. Comme le poitevin, d’ailleurs, plus d’oc que d’oïl. De toute façon,dans le cas de la Wallonie, inclure cette région dans le groupe « français » ne montre que le caractère vain des auteurs, à moins que ce ne soit leur ignorance complète, car ce peuple ne se reconnaît absolument pas en la France et est anthropologiquement bien distinct (comme le sont aussi Franche-Comté, Bourgogne, Lorraine, sans parler des romands qui comme les Wallons sont opposés à la France). En revanche, la Haute-Bretagne oïlophone est incluse en dehors de l’ethnie française, alors que selon les critères bidons utilisés ailleurs par cette carte, elle devrait l’être en dedans.

    Pour le Piémont, l’extension du domaine italien à cette région et aux voisines ne peut pas non plus se justifier linguistiquement, le gallo-italien étant une langue distincte, plus proche de l’arpitan et de l’occitan ou du rhéto-romanche que de l’italien, en fait il en est plus différent que le vénitien qui à leurs yeux suffit pourtant pour faire une « nation » ou « ethnie » ou "groupe linguistique" distincte. Pas plus n’est-elle justifiée du point de vue identitaire, la Padanie ayant marqué sa diférence d’avec le centre et le sud de la péninsule Et en s’en tenant à l’aspect purement linguistique, ils font bon cas du gascon, de et de l’asturo-léonais, semblent croire que la Cornouailles parle cornique et la Basse-Ecosse gaélique, que le galicien n’est pas du portuguais (par contre l’Aragon est divorcé de la Castille, alors que sa langue, certes distincte, l’est plutôt moins que l’arpitan l’est du français ou le gallo-italien de l’italien) etc... Ils ignorent les grandes différences ethnographiques qui peuvent traverser ces ensembles et en unir d’autres (ainsi les suisses sont homogènes, alors que les « français » d’oïl, les « espagnols » ou les « italiens » sont très hétérogènes) En réalité, on ne sait pas quels sont les critères choisis, sentiment d’appartenance/national/identitaire, ethno-anthropologique, linguistique, puisqu’elle est incohérente quelle que soit celui qui est retenu.

    Un gloubi-boulga de peu de significations, donc ; mais cette tentative charlatanesque ne doit pas faire oublier que le premier problème est celui de l’uniformisation, que cette uniformisation commence par la France, (l’Union Européenne n’étant pas le vrai problème), et que cette carte est une tentative bienveillante mais terriblement maladroite de la combattre. 



  • Analis 31 mars 2015 15:31

    Troisième article :

    http://www.psychomedia.qc.ca/societe/2011-11-23/information-et-confiance-envers-les-gouvernements

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    De l’ignorance à la confiance envers les gouvernements

    Soumis par Gestion le 23 novembre 2011 Actualités (psychologie, santé) Attitudes et traits de personnalité Croyances Environnement et santé Modes de pensée Psychologie politique Santé Société

    Se sentir non informés ou incapables de comprendre des questions sociales importantes favorisent un sentiment de dépendance envers les gouvernements plutôt que de motiver à rechercher de l’information, selon une étude canado-américaine publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology, une revue de l’American Psychological Association (APA).

    Ce qui a pour conséquences, montrent Steven Shepherd de l’Université de Waterloo et Aaron C. Kay de l’Université Duke, d’augmenter la confiance dans les gouvernements, d’augmenter la tendance à les justifier et d’augmenter le désir d’éviter d’apprendre sur le sujet, surtout si l’information est négative.

    Plus la situation est urgente et que les gens se sentent potentiellement menacés, moins ils veulent en savoir et préfèrent faire confiance aux gouvernements.

    Les chercheurs ont mené une série de 5 études au Canada et aux États-Unis. Ils décrivent une "réaction en chaîne allant de l’ignorance concernant un sujet à la confiance envers le gouvernement et à la dépendance envers celui-ci".

    Dans une étude menée avec 197 Américains, âgés en moyenne de 35 ans, les participants qui se sentaient les plus touchés par la récession économique évitaient les informations qui pouvaient remettre en question la capacité du gouvernement de gérer l’économie.

    Dans une autre étude, les chercheurs fournissaient une description simple ou complexe de l’économie à un groupe de 58 Canadiens (moyenne de 42 ans). Les participants qui ont reçu la description complexe rapportaient des niveaux plus élevés de sentiment d’impuissance pour passer à travers la crise économique ainsi que de dépendance et de confiance envers le gouvernement pour gérer l’économie, et moins de désir d’en apprendre davantage sur la question.

    "Ceci en dépit du fait que, toutes choses égales par ailleurs, on devrait avoir moins confiance en quelqu’un pour gérer efficacement quelque chose qui est plus complexe« , commente Aaron Kay. »Au contraire, les gens ont tendance à répondre psychologiquement en s’en remettant au gouvernement, ce qui amène à faire confiance et à se sentir plus dépendants de celui-ci."

    "Finalement, ils évitent d’en apprendre sur la question parce que cela pourrait ébranler leur foi dans le gouvernement."

    Dans une autre étude menée avec 163 Américains (moyenne de 32 ans), non seulement les participants qui se sentaient peu connaissants sur la question des approvisionnements en pétrole évitaient les informations négatives à ce sujet, mais devenaient encore plus réticents si la question semblait urgente.

    Deux autres études montraient que les participants qui recevaient des informations complexes sur les sources d’énergie faisaient plus confiance au gouvernement que les participants qui recevaient des informations simples.

    Les chercheurs recommandent de poursuivre les recherches pour déterminer comment les gens réagissent face à d’autres questions importantes comme la sécurité alimentaire, la sécurité nationale, la santé, les inégalités sociales, la pauvreté et les conflits moraux et éthiques, ainsi que dans quelles conditions ils ont tendance à répondre par une augmentation de l’engagement plutôt qu’une diminution.

    Ces travaux s’insèrent dans le cadre d’un courant de recherche basé sur la théorie de la justification du système introduite en 1994 par le psychologue John. T. Jost.

    Voyez également :

    Pourquoi les gens défendent-ils des systèmes injustes, incompétents et corrompus ?

    Lorsque des croyances sont menacées, le recours à des arguments non vérifiables augmente

    La désinformation : pourquoi elle fonctionne et comment la contrer

    Psychomédia avec sources : Journal of Personality and Social Psychology, APA.

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